‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 66 sur 104 · GAILLARDET · texte numérisé non relu

GAILLARDET

Mais il y en a d'autres, très urgentes: celles des tramways, par exemple !

VàLIN.

Si vous croyez que M. le Préfet a eu le temps de les examiner aujourd'hui!... Faites comme nous, attendez !

GAILLARDET, sortant par la deuxième porte de droite.

Ç'i m'est égal, moi, je ne suis pas pressé !

SANTENAYj à Valin qui reprend sa place à la table.

Je tiens bien la dernière note du ministère ?

VALIN

Parfaitement,

SANTENAY.

Qu'en dit M. Perrau 1 ?

VALIN

11 est allé se concerter immédiatement avec le général sur les mesures à prendre.

SANTENAY, sourit.

11 a reçu les délégués ouvriers?

VALIN

Oui, oui, mais l'entrevue n'a pas été longue : il a déclaré qu'il n'entrerait plus en pourparlers avec eux tant que le calme ne serait pas rétabli dans la rue.

SANTENAY.

Je le reconnais bien là. Et naturellement, ils sont partis furieux"?

VALIN

Bien entendu.

SANTENAY, se levant.

Je gage que le sieur Rouveyre ne doit pas l'être moins, lui qui se flattait d'arranger les choses en vingt-quatre heures ! (Après un temps.) Dites donc. Valin! Rouveyre doit cire certainement par là. Voyez-le donc, et conseillez-lui de venir me trouver.

VALIN

Tout de suite ?

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