LE GÉNÉRAL
Tant pis pour vous, arrive ce qui voudra, je m'en lave les mains !
Il sort.
VALIN
Nous allons être pris d'assaut !
PERRAUD, très calme.
Non ! Téléphonez je vous prie au ministère., monsieur Valin : que, serviteur loyal, je ne veux pas désobéir aux ordres de mes chefs, mais que, pour éviter l'effusion du sang, puisque c'est ma démission que l'on veut, je -la donne, et je renvoie la troupe. Vous, monsieur le maire, veuillez ouvrir cette fenêtre, annoncer la nouvelle à vos administrés, et leur dire que M. Santenay est chargé de l'expédition des affaires. (a François.) Allez me chercher Barrai, retrouvez-le moi?
SANTENAY, allumant une cigarette.
Allons donc!
Gaillardet ouvre la fenêtre. Le maire s'avance. VOIX, dans la foule.
Chut! Silence! Taisez- vous !.. Fermez ça, là-bas! Il va parler !
LUCIE, qui est entrée depuis un instant, se jette au cou de son père.
Ah! mon père! mon cher père!..
LE MAIRE, dominant le bruit.
Citoyens! Citoyens! M. Perraud donne sa démission ! (Bravos, cris enthousiastes.) Les troupes VOnt se
retirer! (Bravos.) M. Santenay est chargé de l'expédition des affaires et Rouveyre vous sera' rendu. (Explosion d'acclamations.) Vive Santenay 1 Vive Rouveyre !
SANTENAY, à part.
Pour Rouveyre, ce n'est pas encore dit.
La retraite sonne do pied forme.
Rideau.