‹ La police parisienne: le service de la suretéChapitre 1 sur 53 · AU PERSONNEL · texte numérisé non relu

AU PERSONNEL

DU

Champigny (Seine), septembre 1884.

A VOUS tous qui, durant les cinq dernières années de ma carrière adnainistrative, avez été mes collaborateurs zélés et dévoués, je dédie ce livre; il vous rappellera nos labeurs communs, nos luttes pour le bien et la justice, le souvenir de celui qui compte comme les plus heureuses de sa vie les années qu'il a passées près de vous et avec vous.

Dans cette préface d'un genre nouveau, je tiens à me justifier et vous justifier comme moi etavecmoi, car beaucoup d'entre vous ont été attaqués; je tiens à nous justifier, dis-je, des calomnies dont nous avons été l'objet. Je le puis maintenant que je possède toute ma liberté d'action, privilège dont ne jouissent point les modestes fonctionnaires, qui ne peuvent se défendre et ne sont point défendus, dans bien des cas, par leurs supérieurs hiérarchiques.

Vous m'approuvej*ez, j'en suis convaincu.

Même tacite^ votre approbation, comme (ieWe ôl^'s» v\.^\vs»

de la vérité, seront pour moi la contre-partie des colères que suscitera ce livre parmi ceux qui considéraient comme une immunité acquise de frapper d'autant plus fort sur le personnel de la Préfecture de Police qu'on le savait dans l'impossibilité de rendre les coups.

Tout varie dans ce monde : un fonctionnaire redevient quelquefois un homme.

Le 31 mars dernier, à dix heures du soir, je vous quittais sans avoir eu l'honneur d'être reçu par M. Camescasse, Préfet de Police ; mais le lendemain me ménageait une surprise. Un exprès venant de son cabinet m'apportait, entièrement écrite de sa main, une lettre dont la teneur suit :

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