TOTALE
. DÉPENSE à la charge de la Ville.
Avant 1854
Décret du 17 septembre 1854..
Décret du 27 novembre 1859.
et loi du 6 juillet 1860...
Loi du 13 mai 1866
Loi du 13 juillet 1867.^
Arrêté du 20 juin 1871 et
loi du 25 janvier 1872....
Loi des 24-25 décembre 1878. .
Propositions du budget 1884.
La part de TÉtat était de 7,693,825 francs, juste lamoitié des dépenses en 1878; la partde l'État reste toujours à ce chiffre, seulement la part des dépenses. afférentes à la ville a augmenté de 2 millions. Il est vrai que le ministre de l'intérieur à déposé en juillet dernier un projet de loi tendant à augmenter la part des contributions de l'État de 270,750 francs pour 300 agents en plus.
Les dépenses de l'État augmentent ainsi dans la proportion d'un dixième de celles de la Ville.
Sur c6s énormes chiffres, les seules dépenses facultatives, d'après l'administration, sont les suivantes :
fr. e.
Traitement des porteurs de dépêches 14,800 »
Conseils et commissions 1,200 »
Habillement des gens de service ,..., 7,800 »
Chevaux et voitares pour le service du préfet.... 14,400 » Indemnité aux membres de la Commission médicale 1 , ÎOO »
Indemnité de 400 francs allouée aux 75 commissaires de police de quartier pour service de permanence de jiuit : , . . 30 ,000 »
Indemnité aux commissaires de police résidant dans les quartiers où le prix des appartements est le plus élevé 40,000 »
Traitement des employés de la Fourrière 18^600
Jetons de présence alloués aux membres non titulaires du Conseil de salubrité et aux membres des Commissions d'hygiène des vingt arrondissements , . 14,160
Désinfection de locaux occupées par des personnes indigentes atteintes de. maladies contagieuses , 3,000
Frais de traction et d'entretien des voitures destinées au transport dans les hôpitaux de malades atteints de maladies contagieuses 19 , 600 »
Service médical de nuit 65,000 »
Service pharmaceutique de nuit 3,000 »
Indemnité allouée en faveur de 24 filles de sapeurs-pompiers 6,000 »
Pensions et secours annuels T ,050 »
Secours éventuels attribués par délibérations spéciales du Conseil 15,000 >
Affranchissement de lettres 12,300 >
Etrennes allouées aux garçons de bureaux gagistes • 4,400 »
Total 277,410 »
Si Ton ajoute les dépenses d'ordre suivantes :
Frais de règlement d'office des bateaux sombres ou échoués en rivière 1,500 »
Les salaires des cantonniers des stations de voitures 141 ,000 »
Indemnités aux contrôleurs de la Fourrière pour estampillage de voitures 2 ,900 »
Livrets d'ouvriers, de domestiques. 4,696 »
Total 150,096 »
On a donc 427,000 francs de dépenses non obligatoires î* un budget de 23,952,000 fr. Si le conseil municipal
a le malheur d'ajouter un crédit à la Préfecture de police, une fois inscrit il demeure à tout jamais obligatoire. Il a la liberté de donner; il n'a jamais le droit de reprendre. Il a fondé le laboratoire municipal; maintenant, la préfecture de police le range au nombre des dépenses obligatoires. Elle place également, parmi ces dépenses, le service du dispensaire en vertu de l'article 23 de l'arrêté de messidor qui donne l'attribution à la Préfecture de police d'abattre les animaux atteints d'épizootie; de sorte que si elle était logique, au lieu d'enfermer les femmes à Saint-Lazare, elle les conduirait à l'abattoir..
Il n'est pas besoin d'insister pour démontrer que le Conseil municipal n'a qu'un droit : payer! Tous les ans, les contribuables payent davantage; leur sécurité n'augmente pas en proportion de l'augmentation des dépenses de la Préfecture de police, qui demande toujours de nouveaux crédits et rqfuçe toujours les éclaircissements qui pourraient justifier leur emploi.
Le préfet de police prétend qu'il n'est responsable que devant le ministre; mais le ministre ne contrôle pas son budget; mais les Chambres ne s'en occupent pas. lien résulte ce fait anormal, ailleurs que dans un État autocratique comme la Russie, d'un budget de vingt-quatre millions, qui doit être voté sans discussion et dont les iir penses sont sans contrôle I
Dans les Lettres du Vieux petit employé^ j'avais accusé de la manière la plus précise un certain nombre de hauts fonctionnaires de concussion. Aucun ne poursuivit. Delattre avait le droit de s'en étonner. Le public s'en étonne aussi. Je me bornerai à dire qu'il n'a jamais compris et ne comprendra jamais comment des officiers de paix de certaines brigades, ayant 6,000 francs d'appointements, ont pu, comme le lieutenant de la Dame blanche, s'acheter des châteaux sur leurs économies.
Si Topinion publique juge, d'après le service dés objets trouvés, l'ordre qui règne à la Préfecture de police, il en aura une faible opinion. Il y a un an, Mme Sheldon-Amos,
emme du savant jurisconsulte anglais, perd un manteau le fourrure. Elle ne faisait que traverser Paris, allant en Egypte, et me prie de le réclamer. Je réclame : je reçois LU bout de quelque temps une lettre du préfet de police, n'annonçant qu^il était retrouvé. J'envoie le chercher, on ne répond qu*il n'y avait aucun manteau, correspondant lu signalement. Trois mois plus tard, je reçois une lettre n'annonçant d'un ton assez rogue que puisque je ne suis pas allé le retirer, il va être mis en vente. — Au bout de trois mois? je croyais que la prescription n'était que d'un an et un jour. Mais enfin, il ne faut pas y regarder de trop près avec la police ! Je vais moi-même au bureau avec mon collègue M. Mathc. On me présente le manteau. — Et la première fois? — Ah I c'est qu'il y a trois bureaux qui s'occupent des objets trouvés * ; et les objets trouvés sur la voie publique, apportés consciencieusement à la Préfecture de police, se reperdent entre ces bureaux I Cette fois, la Préfecture de police avait fait preuve de zèle et de bonne volonté; jugez un peu, quand c'est le contraire I
Un garçon de restaurant, M. Charles Mignard, trouve une somme de 500 fr. qu'il dépose à la Préfecture ; quand, au bout de quinze mois, il vint savoir ce qu'ils étaient devenus, on lui présenta un reçu d'un M. Durand, de Saint- Brieuc. Après enquête, M. Charles Mignard constate que Ce personnage était mythique et apocryphe. Il vint raconter le fait à la Lanterne^ qui posa plusieurs' questions indiscrètes sur ce mode de restitution. Le lendemain, iNf. Mignard était invité à passer à la Préfecture, où Mm. Naudin et Clément lui remettaient les 500 fr. en lui disant : « Surtout, ne parlez plus aux journaux' » I Des faits de ce genre ne donnent pas confiance.
Le Vieux petit employé disait : « Tous les inspecteurs ne sont pas employés à un service actif. Ainsi M. Ansart a longtemps eu pour cuisinier un sergent de ville nommé