I.Voy. to PrMViulian, p..24S
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siers de la Préfecture de police (5 mai 1881). Des journaux ministériels s'indignèrent, assez mal à propos puisqu'ils comparaient cette attitude à celle des législateurs en 1877, qui avaient refusé de voter le budget tant que le maréchal de Mac-Mahon n'avait pas constitué un cal)i]iet parlementaire ; mais ils ne pouvaient reconnaître au Conseil municipal « le droit d'imposer la révocation d'un agent au pouvoir exécutif. » D'après cette théorie, plus un fonctionnaire commettrait d'excentricités à l'égard d'un corps élu, plus solidement il devrait être maintenu à son poste. La République française ne pouvait s'empêcher de s'écrier : <c Jolie politique à la veille des élections I » ce qui n'enpêchait pas M. Gambetta de soutenir M. Ândrieux de toute son influence du haut de son fauteuil présidentiels Le gouvernement, se déclarant solidaire de M. Ândrieux, déposait un projet de loi sûr la Préfecture de police et songeait à la dissolution du Conseil municipal.
Pendant ce temps, la demande en autorisation de poursuites contre M. Ândrieux avait été introduite à la Chambre des députés. La commission avait conclu pour. M. Ândrieux finit par comprendre qu'il avait dépassé toute mesure : le ministère lui conserva son appui, mais à la condition qu'il donnât d'abord sa démission. U voulut bien y consentir.
Le ministère lui donna pour successeur M. Gamescasse. L'accueil fut réservé. M. Camescasse se montra immédiatement le continuateur de M. Ândrieux, en déclarant a que la police avait des côtés fermés, était une affaire d'Etat », qu'il était « avant tout fonctionnaire de l'État et gardien des droits de l'Etat ».
Le Conseil était prévenu.
Le 8 janvier 1882, M. Camescasse renoua la tradition en bousculant deux ou trois cents personnes, en opérant quarante arrestations. Dans le procès, deux agents, Gounor et Meslier, se distinguèrent par la précision des détails.