V. La ProstilulioHj p. 249 et suiv
Us avaient tout vu, Rauf l'homme qui avait tiré le coup de pistolet !
Le 23 janvier, M. Maillard interpella M. GamescasBe sur k liberté de la rue, et M. Maillard déposa un ordre du jour ainsi conçu : « Le Conseil, regrettant les instructions de nature à porter atteinte à la liberté des citoyens, données le 8 janvier par M. le préfet de police à. 868 agents... » Far 34 voix contre iT, cet ordre du jour fut repoussé.
Nous avons exposé les détails du guel-apens tendu le 27 mai 1882 aux étudiants, par la poiice, sur Je boulevard Saint-Michel, et montré l'altitude du gouvernement, do la police et du parlement, à propos de celte affaire'. Voici comment elle se présenta devant le Conseil municipal. Dès que je connus les failB, je fis prévenir le préfet do police (jue je l'interpellerais. Le préfet de police refusa naturellement l'interpellation. Du moment qu'il avait assommé les habitants do Paris, cela ne nous regardait pas. Il pensait avec raison qu'il seiait facilement couvert par le parlement ût hlâmé par le Conseil municipal. Il ne pouvait donc pas y avoir d'hésitation de sa part. Je n'en développai pas moins mon interpellation, suivie de Tordre du jour suivant :
Le CoDGeil, CDDsidéranl que )e préfet de police est responsable des jCctCE de violence commis psr ses agents da.DE la soirée du 21 mai, car, dsB* oae évealualilé si grave, il est inaÙlmiEsible qu'ils aient été armés ds casae-tèle, de coup-de-poïng ; qu'ils aient enferme la. foule dans nn cercle sans issue et l'aient cbargéc ensuite ; qu'ils aient dégainA, envahi, dévasté les eatéa, sans instnictions préalables de en psrt;
Coneidërant que, dans gop article 3, la loi du 7 juin 1E48, xi antilibérale qu'elle soit, oITi'e cependant un semblant de garantie aux cllojeaa en sjiécifianl que la force ne doit être employée conire un attroupement qu'après trois sommalions, faites par un magisirat. révolu de Bea insignes, roulenients de lambour et exhortation, si l'atEroupement D'ett pas armé; qu'il était du devoir le plus étroit du préfet de police, qoi revendique la qualité do maire de Paria, do so conformer â ces prescriptions i qu'en ne s'y conformant pas, il a violé la loi;