Le Rappel, 31 avril
peuvent être arrêtés pour rien, ne justifient pas au moins leur arrestation par le vol et l'assassinat. La police voudrait les y pousser qu'elle n'emploierait pas d'autres procédés.
Ces gens sont mis, dans la proportion des deux tiers, en liberté par le parquet. A quelle heure les relâche-t-on? De 4 à 6 heures, sans leiir donner à dîner.
Les voilà sur le pavé, l'estomac vide, n'ayant pas plus d'argent qu'au moment où ils ont été arrêtés. S'ils ont faim, il faut qu'ils volent.
Et pourquoi ne voleraient-ils pas? La police ne leur a pas donné un gîte. Les voilà de nouveau, dehors, à l'état de vagabondage. Si la police jette son coup de filet de leur côté, ils sont repris comme la veille.
Toute férocité provoque la férocité de celui qu'elle frappe.
On voudrait organiser les attaques nocturnes, s'y prendrait-on autrement?
Par ces procédés, j'accuse la police d'exciter au crime.