RAZZIAS ET BATTUES
Lefi agents, qui retrouvent toujours les mômes individus en état de igabondage, se lassent et souvent s*abstiennent de les arrêter. On peut ire qu'il n'y a jamais eu de répression sérieuse du vagabondage à aris.
Les crimes qui trop souvent ont préoccupé l'opinion, les attaques de mr et de nuit dont on a exagéré le nombre et l'importance, mais qui spendant ont justement appelé l'attention, sont la conséquence déploible de cet état de choses.
M. le Préfet de police attache la plus grande importance à purger aris de cette population de mendiants, de souteneurs de filles, de lalfaiteurs de toute sorte qui troublent la sécurité en tout temps et euvent constituer un véritable péril dans certaines éventualités poliiques.
En conséquence, M. le Préfet de police a fait faire hier et aujourd'hui ar ses agents des battues générales dans Paris^ lesquelles se renouelleront aussi fréquemment qu'il sera nécessaire.
Il a fait procéder à l'arrestation d'un nombre exceptionnel de vagalonds : il se propose de prendre contre ces derniers des arrêtés d'expulion conformément au droit que lui donne la législation spéciale en «tte matière.
L'officier de paix de la brigade des Halles a opéré de [nouveau, la mit dernière, une razzia de vingt-cinq vagabonds et gens sans aveu. A plupart de ces individus sortaient l'avant-veille du Dépôt.
i£b viennent d'y être réintégrés ^.
Des journaux républicains publiaient ces notes sans [)rotestation. Il y eut même une rubrique. Gela s'appelait ['Épuration. La police donnait des coups d'épervier sur les pauvres gens. Elle remplissait le Dépôt. Le parquet^ qui n'est pas tendre, en mettait les deux tiers en liberté. La police les reprenait. De mandat? point.
Battues I razzias I termes courants, employés pour désigner la chasse aux pauvres. Les planteurs n'auraient pas parlé autrement de la chasse aux nègres marrons.
La police continue toujours à user de ces procédés; seulement sa fureur se relâche un peu. Les bulletins de razzias et de battues deviennent moins fréquents. Aurait- «Ue renoncé à l'épuration?
Il faut admirer la patience humaine pour que des malheureux ainsi traqués ne se révoltent pas, et sachant qu'ils