SynϾcismes de peuplades
A. Sans fondation d’une ville.
Peut-être, pouvons-nous inscrire l’Élide dans cette classe.
B. Avec fondation d’une ville.
A Mégalopolis, plusieurs peuplades, organisées en systèmes de dèmes, forment un état et fondent une ville nouvelle. De même, à Mantinée, synœcisme de quatre ou de cinq dèmes.! DEtmème + Hérua, à Tégée.
Ces créations sont artificielles; aussi sont-elles éphémères, à moins que les causes économiques ne leur assurent la vie. Mégalopolis, Mantinée se défont aussi facilement qu’on les ἃ faites: on les raie de la carte; on les y replace. On n'aurait pu procéder ainsi avec Rhodes, place de commerce importante.
1 Xen., Hell, V, 2, 7, dit quatre dèmes; Diod., XV, 5: εἰς τὰς ἀρχαίας πέντε χώμας; Strab., VII, p. 337: Mavriveun . . . ἐκ πέντε δήμων ὑπ᾽ Ἀργείων ovvwxioÿy. Cf. Paus., VIIL 8, 9: le dissentiment de ces auteurs est de peu de gravité et peut-être disparaîtra-t-il, si l’on admet que Mantinée était l’un des dèmes subsistants et que Xénophon ne le compte pas.
110 Le synœcisme.
Dans cette hypothèse, l'opération matérielle qui accompagne le synœcisme s’accomplit largement. Ainsi, à Mantinée;, Xénophon raconte comment la ville fut «diœcisée»: διῳφκίσϑη δ᾽ ἡ Μαντίνεια τετραχῇ, καϑάπερ τὸ ἀρχαῖον @xovr. Au premier moment, raconte-t-il, les habitants supportèrent avec peine l’idée de démolir leurs maisons et d’en reconstruire de nouvelles. Plus tard, ils se consolèrent, parce qu’ils étaient plus rapprochés de leurs biens situés dans le voisinage des χῶμαι, et, de plus, ils se débarrassèrent des démagogues et instituèrent un régime aristocratique. On revint donc à la dispersion en plusieurs villages, et, comme on le voit, ces villages avaient été abandonnés par le plus grand nombre de leurs habitants, sinon même par tous.
Ainsi, dans les synœcismes les plus anciens, le mouvement d’unification part d’une ville comme à Athènes; ou plusieurs tribus, comme à Sparte, créent l’état sans fonder de ville. Dans les synœcismes plus récents, les formes anciennes peuvent réapparaitre (Stiris et Médeéon), mais il y a très souvent fondation d’une ville (Rhodes, Mégalopolis) ou concentration des habitants en une seule ville (Téos et Lébédos). Cette constatation n’est pas pour nous étonner: quand les synœcismes cités en dernier lieu se font, il ne s’agit plus seulement de fonder un État, il faut le placer au même niveau que ses voisins et lui donner limportance et la cohésion que ceux-ci doivent à la présence d’une ville.
Ceci nous conduit à cette observation: les auteurs anciens ne sont pas d’accord sur la définition du synœcisme. D'un côté, Thucydide et Hérodote,! qui y voient un acte essentielle-
1 Herod., I, 170: ἐχέλευε ἕν βουλευτήριον Ἴωνας ἐχτῆσϑαι, τὸ δὲ εἶναι ἐν Téw (Τέων γὰρ μέσον εἶναι Ἰωνίης), τὰς δὲ ἄλλας πόλιας οἰχεομένας μηδὲν ἧσσον νομίζεσϑαι χατά περ εἰ δῆμοι εἶεν.
Thuc., IL, 15: ἐπειδὴ δὲ Θησεὺς ἐβασίλευσε... καὶ καταλύσας
Mu a , Ν ΄ - a τῶν ἄλλων πόλεων τά τε βουλευτήρια καὶ τὰς ἀρχὰς ἐς τὴν νῦν πόλιν οὖσαν, ἕν βουλευτήριον ἀποδείξας χαὶ πρυτανεῖον, ξυνῴκισε πᾶντας.
Cela est surtout frappant chez Diodore, XI, 54: ἐπὲ δὲ τούτων Ἠλεῖοι μὲν πλείους χαὶ μιχρὰς πόλεις οἰχοῦντες, εἰς μίαν συνῳχίσϑησαν
\ 2 .-- ᾿ 5 [ \ \ Le ’ -. τὴν ὀνομαζομένην Ἤλιν. XIII, 75: οἱ δὲ τὴν Ρόδον νῆσον χατοιχοῦντες ΝΠ. \ 4 ! \ DTA , 2 , La xai Ἰηλυσὸν καὶ Aivdoy xai Kausioov μετῳχίσϑησαν εἰς μίαν πολιν