‹ La Polis GrecqueChapitre 54 sur 83 · II. Unité du droit de cité · texte numérisé non relu

II. Unité du droit de cité

ment politique. De l’autre, Strabon, Pausanias, Diodore surtout, qui y voient, en mème temps et principalement, une opération géographique, la fondation d’une ville. C’est pour n’avoir pas reconnu ce dissentiment que les définitions modernes du synœæcisme manquent souvent de nettete.

Le dissentiment n’est d’ailleurs pas irréductible: ce qui est commun à tous les synœcismes, c’est l’unification politique. Ce qui leur est presque toujours commun, c’est l’existence d’une ville. Parfois, tous les habitants sont concentrés en une seule ville; cette concentration ne s’est guère opérée d’une façon vraiment notable que dans les synœcismes les plus récents et surtout dans ceux de l’époque hellénistique et romaine. Le seul tort de Strabon, de Pausanias et de Diodore, est d’avoir reporté cette circonstance sur les anciens synœcismes, de s’être, si l’on veut, représente le synœcisme d'Athènes comme identique à celui de Mégalopolis.

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