‹ La Polis GrecqueChapitre 79 sur 83 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Le premier coup d’œil que l’on jette sur l’organisation politique des Grecs donne l’impression d’une variété infinie et presque désespérante. Comment ramener ces faits à des lois? Vues de plus près, les choses se simplifient, les lois se dégagent. Quel que soit le point abordé, on aboutit à cette découverte: il n'y a pas seulement un droit public athénien, spartiate, béotien; il y a un droit public grec.

Comme Szanto l’a déjà remarqué, la grande tâche qui s'impose à la science est de le recueillir et de l'écrire. Il faut reprendre le travail là où Aristote l’a laissé; les matériaux ne manquent pas, mais qui aura le génie de l’auteur de la Politique?

On peut essayer du moins d’esquisser l’un ou l’autre chapitre du «livre à faire».

Je ne puis prétendre résoudre ici le problème de l'origine de la condition des Périèques de Laconie. On en aperçoit deux solutions possibles: la première, que j'appellerais volontiers classique, est la conquête; lautre fait intervenir l’action du temps qui sépare peu à peu en spartiates, périèques et hilotes, la population de la Laconie. On les trouvera exposées dans deux travaux récents, la première par Neumann, Die Entstehung des spartiat. Staates, Histor. Zeitschr., 1906, p. 1, l’autre par B. Niese, Neue Beiträge 7. Gesch. und Landeskunde Lakedämons, Gütt. Nachr., 1906. p. 101.

Elles ont ceci de commun qu’elles supposent l’emploi de la force, l’une pour créer et maintenir ces divisions sociales, l’autre pour les maintenir seulement. La situation juridique des Périèques est la même dans les deux hypothèses.

Une question, toute voisine de celle-là, mais qui ne se confond pas complètement avec elle, est celle de la nationalité des Périèques. Étaientils Achéens ou Doriens? Meister les croit Achéens, Dorier und Achäer, Abhandl. sächs. Gesellsch. d. Wiss., 1904, p. 1, d’après l’étude des dialectes.

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