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POLITIQUE ÉCOXOMIQLE ET POLITIQUE DE PARTI

« Eh ! pourquoi donc faites-vous encore de l'agitation ? »

Politique économique et politique de parti.

Si, malgré cela, les luttes économiques ne s'apaisent pas, si les antagonismes entre les branches de production ne veulent pas s'adoucir; si, au contraire, les passions dans le domaine économique sont plus houleuses, si la discorde et la jalousie s'exaspèrent plus que jamais entre les diverses industries, la raison n'en est pas dans des fêlures, dans des fautes de calcul de notre politique économique, mais dans rimperfecjion de notre vie politique intérieure. De même que les partis en Allemagne préfèrent régler leur attitude, dans les questions de politique pure, non d'après des considérations pratiques, mais d'après leur hostilité du moment vis-à-vis de tel ou tel parti, de même ils poussent la chose encore bien plus loin au point de vue économique. L'Allemagne est peutrêtre le seul pays où les questions pratiques passent avec une mesquine minutie au crible de la politique de parti. A l'exception unique du Centre, plus pratique en la matière, chaque parti, grand ou petit, a sa propre politique d'affaires, ou au moins sa spécialité dans ce sens, à laquelle se subordonnent les questions économiques. Cela fait partie du dogmatisme politique des partis. Nous avons presque autant de divergences que de partis, dans la façon dont nous comprenons la finance, l'agricul-

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lure, le commerce, le trafic, la politique sociale, la politique douanière, les questions d'impôts et toutes les autres questions touchant au domaine de la politique économique. L'homme de parti, en Allemagne, se cristallise si bien dans les idées économiques de son parti que, par une sorte d'auto-suggestion, il ne larde pas à croire que ces idées sont indissolublement liées à ses propres intérêts professionnels et alimentaires, et mène la lutte de parti, au point de vue économique, avec une âpreté dont seul l'égoïsme est capable. Nous n'avons pas de parti qui puisse prétendre ne représenter qu'une seule branche de production, même pas la démocratie socialiste. Et cependant, tous, à l'exception du Centre, ont souvent livré la bataille économique à peu près de façon à faire croire que chacun ne représentait qu'une seule classe de la production. Sans doute les conservateurs s'appuient surtout sur la propriété foncière, les nationaux-libéraux sur l'industrie, les progressistes sur le commerce. Cela tient aux traditions politiques des différents milieux. Mais si les partis se développent de plus en plus dans le sens de la représentation d'intérêts professionnels, ce phénomène présente de grands dangers au triple point de vue économique, politique et national. Dès lors que les classes de la production se trouveront en face l'une de l'autre sous forme de partis politiques, il ne pourra plus être question de résoudre les problèmes d'économie politique d'une façon avantageuse pour tout le monde. Les anlaçonismes d'intérêts de-

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