POLITIQUE ÉCONOMIQLE ET POLITIQUE DE PARTI
viendront radicalement inconciliables. Chaque classe verra son propre avantage dans le désavantage de l'autre. Et les différends économiques, si un gouvernement fort ne tient pas la direction, se termineront, comme toutes les luttes de partis politiques, par Técrasement numérique des partis en minorité et l'impitoyable méconnaissance des intérêts de classes entières. D'autre part, les classes productrices sont rarement capables de trancher avec indépendance les grandes questions nationales, le regard fixé sur la position mondiale de l'Empire au lieu d'avoir les yeux tournés sur leur propre intérêt professionnel. Et cela d'autant moins, qu'il y aura plus de problèmes nationaux demandant des sacrifices matériels. Une fusion de l'idée de parti avec l'idée de classe productrice est tout aussi dangereuse pour la vie nationale que pour la vie économique. C'est la démocratie socialiste qui finirait par tirer avantage dune telle évolution, et non l'agriculture, le commerce ou l'industrie.