LA POLITIQUE SUIVIE EST UN DEVOIR NATIONAL
sa propre force, de façon qu'elle se sente capable de les féconder, et fondée à le faire. Que nous maintenions ou non ce que nous possédons dans l'Est, que la politique que nous y suivons persiste dans la voie nationale, que l'avenir de notre Marche orientale se dessine dans tel ou tel sens, tout cela ne constitue pas une question de politique de parti, mais une question d'intérêt général, une question dont la réponse négative ou affirmative décidera non seulement de la destinée des Allemands dans l'Est prussien, mais encore de l'avenir de la Prusse, de «elui de l'Empire et du monde allemand. Comme je le disais en janvier 1902, je considère la question des Marches de l'Est non seulement comme une des questions les plus importantes de notre politique, mais, au suprême degré, comme celle de la tournure de laquelle dépend l'avenir immédiat de notre Patrie.
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L'Empire allemand, tel qu'il est sorti des baptêmes du feu de Kœniggrœtz et de Sedan, comme le fruit tardif de la longue évolution de notre peuple, ne pouvait naître qu'au moment où se rencontrèrent l'esprit allemand et la monarchie prussienne. Il fallait que ceux-ci se rencontrassent, pour qu'on pût obtenir une vie politique allemande unitaire d'une force durable. L'histoire de l'Allemagne, riche en péripéties, a vu quantité de grands et considérables événements; elle a vu les armes allemandes victorieuses sur le Belt et aux bords de la Méditerranée, dans l'Asie Mineure et au cœur de la France actuelle; après l'œuvre de purification intellectuelle du temps de la Réforme, elle a vu le plus haut développement de la vie artistique et scientifique qui ait eu lieu depuis les jours de l'antique Hellade et du Cinquecento (1). Mais le résultat politique fut pourtant, au xix® siècle, la désorganisation de toutes les formes d'Etat, la submersion de la puissance allemande par les Etals plus jeunes de l'Ouest et de l'Est européens. Dans un travail de dix siècles, nous avions atteint l'apogée de la culture, mais nous n'avions rien obtenu en politique.
(1) Le Cinquecento (cinq cent) désigne le xvi* siècle, l'époque de la plus grande prospérité artistique en Italie, l'époque où vécurent le Bramante. Michel-Ange, Raphaël, le Corregc, le Titien, Cellini, Bernini, l'Arioste, le Tasse, Machiavel, etc. CN. du Trad.)
Les régions de l'Ouest et du Sud allemands, régions bénies par la nature, ont donné à notre vie intellectuelle d'impérissables chefs-d'œuvre, mais elles n'ont pu déployer la vigueur nécessaire pour le labeur plus dur de créer l'Etat allemand. Nous, Allemands modernes, nous ne partageons plus le sévère jugement de Treitschke sur la non-valeur des petits Etats allemands. En possession depuis longtemps déjà de l'unité de l'Empire, nous avons retrouvé assez de liberté de jugement pour apprécier les divers bienfaits que nous devons aux petits Etats. En regard des fautes du particularisme allemand, il faut penser à l'appui et à la protection accordés à la vie intellectuelle de l'Allemagne par les princes et par les villes. La Cour des Muses, à Weimar, a produit les plus grandes choses, il est vrai, mais non pas toutes. L'histoire de la plupart des Etats non prussiens est associée au nom de tel ou tel de ces savants et de ces artistes^ qui ont aidé à la construction grandiose de notre vie intellectuelle. Lorsque la Prusse se rappela ses devoirs envers les biens idéaux de l'Allemagne, dans ces années difficiles et pourtant grandes, où Frédéric-Guillaume III trouva cette belle parole que l'Etat prussien devait remplacer par des fprces intellectuelles les forces physiques qui avaient été perdues, l'esprit allemand avait déjà gravi les cimes les plus hautes sans le secours de la Prusse. La vie intellectuelle de l'Allemagne, que le monde a appris à admirer, à laquelle le premier A^apoléon lui-même a rendu hommage, est l'œuvre de l'Ouest et du Sud
allemands, œuvre produite sous la protection de ses princes, des petits Etats et des villes libres.
Mais le peuple qui habitait les sables de la Marche, au milieu des plaines parcimonieusement traitées par la nature à l'est de l'Elbe et de l'Oder, a préparé l'avenir politique de l'Allemagne pendant les siècles qui virent naître la culture allemande dans l'autre Allemagne, et l'a préparé sous une dynastie héroïque et avisée, au milieu des combats et des privations. C'est à l'Ouest et au Sud de l'Allemagne qu'a été formé l'esprit allemand; c'est en Prusse qu'a été formé l'Etat allemand. Les princes des pays de l'Ouest ont été les tuteurs de l'éducation allemande, les Hohenzollern ont été les maîtres et les éducateurs politiques. Il a fallu du temps pour qu'on reconnût en Allemagne l'importance de la Prusse, dont Gœthe lui-même n'aimait que le grand Roi; il en a fallu pour qu'on s'aperçût que ce rude et prosaïque peuple de soldats et de fonctionnaires créait, sans grandes paroles, mais par des actes d'autant plus grands, une œuvre civilisatrice allemande de premier ordre; il en a fallu pour qu'on reconnût qu'il préparait la culture politique du peuple allemand. L'État prussien est devenu pour l'Allemagne ce que Rome a été pour le Monde Antique. L'esprit le plus universel et en même temps le plus prussien parmi les historiens allemands, Léopold de Ranke, dit, dans son Histoire universelle, que c'a été la tâche du Monde Antique d'imprégner le génie grec du génie romain. La civilisation antique, sur laquelle repose
tout entière la vie intellectuelle de l'Europe occidentale, a été conservée au monde grâce à la protection de l'Etat constitutionnel et militaire que fut Rome, Etat qui donna au Monde Antique ses formes d'existence politique. La vie intellectuelle de l'Allemagne a trouvé un protecteur dans l'Etat prussien, parce qu'il procura au peuple allemand l'unité politique et une puissance égale à celle des grands empires du monde.
Par la fondation de l'Empire, nous avons conquis une existence d'Etat nationale. Notre développement politique a pris par là une voie nouvelle et sûre. Maisil n'est pas encore arrivé à son terme. La tâche, assurément commencée, mais nullement achevée, doit être l'unité de notre vie intellectuelle et politique ,^ c'est-à-dire la pénétration réciproque du génie prussien et du génie allemand. La vie gouvernementale prussienne doit s'accommoder à la vie intellectuelle allemande, et réciproquement celle-ci à celle-là, de telle sorte que les deux se confondent sans s'affaiblir. Cette adaptation réciproque n'est pas encore obtenue. Le représentant de la vie intellectuelle allemande voit encore dans l'Etat prussien une puissance ennemie; le Prussien de vieille roche voit parfois encore une force dissolvante dans le libre développement du génie allemand, auquel nulle règle ne fait obstacle. Et l'on assiste sans cesse à ce spectacle qu'au Parlement et dans la presse on tonne contre la Prusse au nom de la liberté, puis, au nom de l'ordre, contre l'esprit allemand, qui ne peut jamais être maîtrisé. Mon dé-
£unt ami Adolphe Wilbrandt met en scène, dans ua beau drame, un fonctionnaire appartenant à une famille noble de l'Allemagne du Nord et la fille d'un savant de souche bourgeoise qui, au début, se repoussent et se disputent. « Moi, je représente l'Allemagne de Schiller, de Gœthe et de Lessing », dit la fille du savant, et le fonctionnaire de répliquer : « Et moi, l'Allemagne de Bismarck, de Blûcher et de Moltke. » Nous entendons souvent des paroles analogues dans la bouche d'hommes intelligents et sérieux. L'avenir de l'Allemagne dépend de la façon dont nous réussirons à amalgamer l'esprit allemand avec la monarchie prussienne. La pièce de Wilbrandt se dénoue par un amour et par une heureuse union entre le futur ministre et la gracieuse amie de Frédéric Schiller.
Il est exact que, par suite d'autres traditions politiques, maintes idées radicalement différentes de celles qui ont poussé sur le sol des traditions prussiennes régnent, dans l'Allemagne non-prussienne, sur la domination de l'Etat et la liberté politique. Cette divergence se fait sentir non seulement dans les antagonismes de parti, mais encore au sein même des partis. Dans l'Allemagne du Sud, on cherche plus à dissocier les forces politiques d'en bas; en Prusse, on cherche plus à unir les forces politiques d'en haut. Là, c'est une conception plus intellectuelle; ici, une conception plus gouvernementale de la vie politique. Chacune des deux conceptions est le résultat d'une évolution historique et a sa raison
d'être particulière. Le Prussien a tort quand il ne veut voir dans la vie politique de l'Allemagne du Sud qu'une dissolvante démocratie. L'Allemand du Sud a tout aussi tort quand il récuse, comme une politique réactionnaire, le genre spécial de la vie gouvernementale en Prusse. Dans la vie politique, le progrès est une notion très ondoyante, et savoir dans quelle direction se trouvera finalement le véritable progrès, est une question à laquelle tous les sages du monde ne sauraient répondre. Chaque Etat, chaque peuple cherche à progresser à sa manière, et à perfectionner ses institutions politiques. Nous autres Allemands, qui, pour des raisons historiques, n'avons pas une vie gouvernementale procédant d'un principe unique, mais une vie complexe, nous devons, moins que tout autre peuple, nous créer des principes politiques abstraits; nous ne pouvons avoir des principes empruntés exclusivement aux traditions prussiennes, ni des principes puisés uniquement dans les traditions de l'Allemagne du Sud; nous ne pouvons conformer uniformément toute notre politique à des principes de ce genre. Notre tâche consiste à diriger l'évolution politique de la Prusse, des différents Etats et de FEmpire, de telle façon que chacun des membres de cet Empire garde intactes les forces grâce auxquelles il a le plus de valeur pour la patrie commune. L'harmonie de la vie allemande dans toutes ses parties s'obtiendra moins par la recherche de l'uniformité des institutions au Nord et au Sud, à l'Est et à FOuest, que par une atténuation des antagonismes qui existent encore.
La création bismarckienne de l'Empire a été surtout magistrale parce qu'elle créa un ensemble solide, sans détruire l'originalité et l'indépendance des .différents Etats, et parce que, tout en conservant le principe monarchique dans le nouvel Empire, elle fit de la Prusse l'Etal directeur non seulement de nom, mais aussi dans la réalité. L'unification de l'Allemagne, que rêvait la démocratie patriotique de 1840 à 1850, voulait supprimer plus ou moins l'indépendance des Etats de la Confédération et faire reposer la force de l'union dans l'influence d'un Parlement d'Empire. Sans même faire entrer en ligne de compte que les souverains allemands n'auraient jamais donné leur assentiment à une semblable unification, c'était une erreur d'espérer, dans une Allemagne foncièrement monarchique, trouver des forces unificatrices dans un organisme qui était encore inexistant, et qui n'avait pas encore été mis à l'épreuve. Dans une représentation commune de la nation, les forces ont, en Allemagne, plus de tendances à se disperser qu'à se grouper en une conception de l'Empire et pour de grandes tâches nationales : ce fait a été suffisamment prouvé depuis la fondation de l'Empire par les luttes entre le gouvernement impérial et les partis du Reichstag. Le Prussien Bismarck savait, mieux que personne, qu'en Allemagne on ne fonde et on ne conserve une forte vie gouvernementale que sous la forme monarchique. L'œuvre d'unification ne pouvait durer qu'à la condition de donner à l'édifice impérial allemand autre chose qu'un sim-
pie ornement monarchique, et de faire réellement de la monarchie le vrai soutien de l'union. Et pour que la force politique constitutive de la monarchie prussienne, éprouvée durant des siècles, puisse rester acquise au nouvel Empire, il ne fallait pas que le roi de Prusse fût simplement, comme Empereur allemand, le détenteur de dignités fantomatiques; il devait effectivement régir et diriger, et, à cet effet, posséder de réels droits monarchiques, tels qu'ils ont été inscrits dans la Constitution de l'Empire. Par les voies de la démocratie, au moyen desquelles d'autres peuples sont parvenus au terme de leur évolution nationale, l'Allemagne ne serait arrivée à l'unification politique que très lentement et très incomplètement. C'est en tant que monarchie, avec la représentation des princes confédérés dans le Bundesrat et avec le roi de Prusse à la tête, que nous sommes devenus un Empire allemand un et indivisible. Confiée à la seule protection de partis en désaccord au Parlement, l'idée de l'Empire n'aurait jamais conquis tant de terrain, gagné tous les coeurs allemands, comme cela est réellement arrivé parce que cette idée a été mise sous l'abri tutélaire de la monarchie. Ce que, vers 1860, écrivait, à Mazzini, Crispi, le futur premier ministre de l'Italie, à savoir que, de républicaiïi qu'il était, il s'était converti à la monarchie parce que celle-ci unissait l'Italie, tandis que la République la divisait, s'applique également à nous. Et cela est vrai surtout, parce que l'Empire allemand, situé au centre de l'Europe, insuffisamment protégé par la na-
lure sur ses vastes frontières, doit être et rester un Etat militaire. Or, de forts Etats militaires ont, dans l'histoire, toujours eu besoin d'une direction monarchique.
Une forte monarchie à la tête n'exclut naturellement pas une participation active du peuple aux choses de la vie gouvernementale dans l'Empire et dans les Etats particuliers. Au contraire, plus le peuple s'intéresse vivement et avec intelligence, dans toutes les classes, au développement des affaires politiques, plus la nation entrera en liaison intime avec la monarchie qui dirige la vie nationale. La vie politique de la monarchie moderne est une communauté de travail entre la Couronne et le peuple, telle que les Constitutions l'ont établie chez nous. C'est une vieille erreur que de vouloir mesurer le degré de participation du peuple aux affaires de l'Etat exclusivement par la somme des droits accordés aux représentants du peuple. Un Parlement peut posséder des droits très étendus, sans que le peuple prenne un vif intérêt à la politique. C'est ainsi qu'en France le Parlement a été jadis parfois tout-puissant, mais le peuple indifférent. La part relativement grande de droits constitutionnels concédés en Allemagne au Reichstag et aux Diètes provinciales pourrait inspirer au peuple une sympathie politique bien plus vive que ce n'est le cas jusqu'ici. Ce qu'on a appelé la « politlficaiion du peuple » est une question d'éducation politique, non une question de pouvoir parlementaire. L'affirmation, proclamée de côté et d'autre, qu'il avait été
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dans ma pensée de déplacer la répartition des droits entre la Couronne et le Parlement en faveur de ce dernier, c'est-à-dire de marcher à un régime parlementaire dans le sens de l'Europe occidentale, cette affirmation rentre dans le domaine touffu des fables politiques. La limite légale entre la Couronne et le Parlement a toujours été immuable à mes yeux. Dans la politique extérieure comme dans la politique intérieure, j'ai considéré comme un devoir sacré de fortifier la Couronne de toutes mes forces et par tou^ les moyens, de la soutenir et de la protéger, non seulement à cause de mon profond royalisme et de mon attachement personnel à Celui qui la porte, mais aussi parce que je vois en elle la pierre angulaire de la Prusse et la clef de voûte de l'Empire.
Ce qui nous fait défaut au point de vue politique, à nous Allemands, nous ne l'obtiendrons pas au moyen de modifications constitutionnelles. Aux partis, qui bénéficieraient d'un accroissement de droits, il manque encore trop de jugement politique, de pratique politique et de sens gouvernemental. Il y a encore en Allemagne une grande quantité de gens instruits, de ces gens» auxquels revient la direction dans la vie de leur parti, que la vie politique laisse indifférents, sinon même hostiles. Des hommes d'intelligence et de science insistent souvent avec un certain orgueil sur ce point qu'ils ne comprennent rien à la politique et qu'ils n'en veulent rien savoir. L'ignorance des choses les plus élémentaires de la vie de l'Etat est souvent étonnante. Ils sont passés,
les temps où il n'importait pas au bien de l'Etat que la nation comprît quelque chose aux lois qui lui étaient octroyées. L'œuvre législative n'est plus exclusivement entre les mains de fonctionnaires plus ou moins spécialistes et experts : le Parlement y collabore. Mais l'activité des partis s'exerce, même de nos jours, d'une manière qui ne diffère pas trop de l'activité des seuls fonctionnaires de jadis, c'est-àdire au milieu de l'ignorance et de l'apathie complètes d'une grande partie de la population. Dans les questions économiques s'agitent sans doute les groupements d'intérêts agricoles, commerciaux et industriels, dans quelques questions spéciales on voit s'ébranler les associations fondées en vue de ces objets spéciaux, mais en général on subit la sentence des parlementaires avec l'entière passivité d'un sujet à intelligence bornée. Ressent-on sur soi-même les effets de l'œuvre ainsi accomplie, on censure alors avec âpreté, mais en se restreignant à ce cas particulier, et sans aller jusqu'à se rendre compte de la portée générale de la mesure. Une participation active à la marche des affaires politiques, voilà ce qui nous fait défaut, à nous Allemands : c'est-à-dire un intérêt qui, au lieu de ne s'éveiller que lors des luttes électorales à des intervalles de plusieurs années, se porte d'une façon constante sur les grandes et les petites questions de la vie de l'Etat. C'est l'affaire des gens instruits de prendre en main cette éducation politique; c'est l'affaire des guides intellectuels^ qu'aucun peuple ne suit aussi docilement que le peu-
pie allemand. L'indolente indifférence des natures à goûts intellectuels et artistiques à l'égard de la vie politique, indifférence qui, jadis, ne faisait de mal à personne, n'est plus de mise aujourd'hui. L'âge contemporain, chargé de tâches politiques sérieuses et grandes, et qui a créé dans les Parlements la participation du peuple aux affaires de l'Etat, a besoin d'une génération politique. Et le devoir du gouvernement dans cet âge contemporain n'est pas de procurer de nouveaux droits au Parlement, mais d'éveiller l'intérêt politique du peuple dans toutes les classes de la nation par une politique vivante, résolue dans le sens national, grande dans ses ambitions, énergique dans ses moyens. La critique que déclanchera toute politique qui ne sera pas incolore ne constitue pas un mal, du moment que s'éveillera en regard un intérêt positif. Le pire, dans la vie politique, c'est la léthargie, la lourdeur d'un calme général.
Le repos n'est permis qu'à celui à qui il ne reste plus de devoirs à remplir. Aucun peuple ne peut dire cela pour lui-même. Le peuple allemand moins que tout autre, lui qui n'a que tout récemment pris un chemin nouveau, vers des buts nouveaux. Le nombre des problèmes que nous avons résolus depuis 1870 est faible, à côté de ceux qui attendent encore leur solution. Nous ne devons nous réjouir de ce qui a été fait, que pour puiser, dans la vue de ce que nous pouvons faire, la confiance d'accomplir de plus grandes choses encore. Ce n'est pas dans Wagner,
contemplateur béat des résultats obtenus par ses semblables, que Gœthe personnifie le peuple allemand, mais dans Faust, l'homme qui, plein d'une intense confiance en lui-même, poursuit sans cesse ses efforts ambitieux, et trouve cette vérité, conclusion suprême de la sagesse : « Celui-là seul mérite la liberté et la vie, qui est forcé de les conquérir tous les jours. »
PAEI3 ET LIMOOIS. — IMPBIHEEIE ET LIBBÀIBIE MILITAIBXS CHABLES-I,AyArZKI,liB.
Librairie militaire CHARLES-LAVAUZELLE
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Ce qu'il faut savoir de l'armée allemande. (20^ édition, 1916.) In-12 de 130 pages, avec nombreuses vignettes, 12 planches en couleurs et 1 carte en couleurs hors texte, cartonné 2 50
P^tit guide FrançaiS'Mîemand à l'usage du soldat français. » 30
Lucien CORNET, sénateur. — 1914-1915 : Histoire de la guerre.