‹ La politique allemandeChapitre 66 sur 68 · RÉSULTATS DE LA POLITIQUE SUIVIE · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DE LA POLITIQUE SUIVIE

d'être perdu pour notre nationalité, si l'Etal ne lui prête pas son appui et sa protection. Une des plus grandes difficultés de la question des Marches de l'Est, et en même temps la preuve la plus forte, peutêtre, de la nécessité absolue d'une politique ferme et suivie dans cette région, c'est l'obligation de soutenir l'Allemand, si facilement assimilable pour des raisons qui se rattachent à nos bonnes qualités comme aux autres. Il faut que le gouvernement prenne les choses comme elles sont. Il a le devoir de veiller à ce que l'Allemûnd et l'influence allemande dans l'Est ne tombent pas sous les roues.

Mais quel aspect auraient les choses dans l'Est allemand, si l'on n'avait rien fait pour fortifier l'élément allemand ? Voilà une question dont la réponse renferme encore, sur ce qui s'est fait, un jugement meilleur que l'enregistrement des résultats positifs. Avant de songer h faire des conquêtes nationales dans l'Est, il fallait prémunir contre des perles nos possessions nationales. Nous y avons réussi, parce que nous avons lutté. L'évolution qu'arrêta Bismarck tendait à une insensible, mais sûre polonisation des provinces de l'Est. Avoir empêché un danger menaçant constitue souvent en politique un résultat meilleur que d'avoir obtenu un avantage momentané. Si, à cette polonisation croissante, on n'avait pas opposé une germanisation voulue, soutenue par l'Etat, la situation en Posnanie et dans la Prusse occidentale serait aujourd'hui la même qu'en Galicie. On comprend que la monarchie autrichienne, qui n'est pas une

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institution d'Etat reposant sur une nationalité, ait, depuis 1870, pour des raisons de politique intérieure et extérieure, renoncé à poursuivre la germanisation en Galicie, et se soit conformée dans la plus large mesure aux désirs des Polonais. La Prusse est le soubassement de l'Empire allemand et de l'idée nationale, elle est l'Etat national allemand xar^e^o/Tiv, et elle ne saurait faire de pareilles concessions sans être infidèle à son passé, à ses traditions et à sa mission en Allemagne. Il faut que la Prusse soit régie et administrée d'après des points de vue nationaux allemands. Si, dans l'Est de la monarchie prussienne, nous avions permis aux éléments slaves de s'étendre et de noyer les Allemands, comme cela s'est passé dans une partie de la Cisleithanie, nous aurions aujourd'hui, au lieu d'une lutte pénible pour la sauvegarde du régime allemand dans la Marche de l'Est, une lutte pour la conservation de l'unité gouvernementale de la Prusse : nous n'aurions pas une question polonaise, mais un danger polonais.

La politique suivie dans les Marches de l'Est est un devoir national allemand.

Notre politique dans les Marches de l'Est est un devoir national du peuple allemand vis-à-vis de luimême. Une nation forte et de civilisation supérieure ne doit pas renoncer sans combat à des biens conquis par la nation; il faut qu'elle ait foi en la puissance de propagande de sa culture nationale et confiance en

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