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tions qui, «+ et va réunir dans un parti compact et solide les citoyens bien iques : la pensants du pays, à quelque origine qu'ils appartiennent. aient ré- 4 Elle va réduire, par là même, le parti opposé à ses justes proporons diffé- tions, et c’est l’évolution la plus heureuse possible, dans l’hisrtiminis- #\ toire des partis.
ème que En 1856, la législature s'occupe de deux projets de loi Id, Ross, 7 importants préparés par Cartier: le Conseil de l'instruction e conser- !! publique est créé et M. le Dr Meilleur nommé Surintendant. 28 de pri- En second lieu, les écoles normales sont fondées. Leur inauceux de guration a lieu en 1857. Les ultra-libéraux—Brown à leur tête des ca- — opposés aux écoles séparées, à cause de l’inflence qu’elles donpter sur nent aux catholiques, soulèvent la question, à cette session. Le vote est pris et parmi ceux qui se déclarent en faveur servation des écoles mixtes ou communes, se trouvent MM. A. A. Dorion, ique qui Papin, Daoust, Jobin, Brown et Ralph. Plus tard, le même M. Dorion ira jusqu’à demander la une po diminution des allocations aux écoles supérieures, précisément C., com- pour grossir le fond des écoles communes. ‘“ Par leur conduitôt avec te, dit l’auteur de l'Histoire de l’Union, les démocrates avancés mais les se montreront, à diverses reprises, opposés au professorat eccléaaintien- siastique et à l’encouragement accordé aux collèges.” Les coneux $ec- servateurs prenneut,chaque fois, Sir John à la tête de ses amis s domi- du H.-C. et Cartier à la tête des siens du B.-C. la défense de nos set s’op- maisons d'éducation.
vp dans Sir Allan McNab ayant décidé de résigner, Mr Taché lui succède en s’adjoignant Cartier comme procureur-général de la Dorion, Province, et John-A. Macdonald comme procureur-général, dans ald, Fo- la sienne.
s écoles Ce ministère continue encore le précédent. Les principes sont émocra- les mêmes. Cartier, en ce moment, s'occupe de la codification ers pu- des lois civiles du B.-C.,—A.-A. Dorion, patriote à sa manière, 1périeu- beaucoup plus fait pour le poste de juge qu'il occupera plus e la mi- tard avec distinction, que pour la politique, veut, de concert it à do- avec Drummond, un seul code pour les deux Provinces. C'est d nom- le rêve d’une union législative. Laquelle ?.… aX par- À venir à cette époque, —c’est Cartier qui le dit lui-même, ont aux plus tard, dans un grand banquet que lui donnèrent les citoyens oseront de Montréal, —les lois françaises étaient loin d’être intégralement [ls tien- appliquées en cette Province. Leur abolition, suivie de l’étas lories, blissement momentané des lois anglaises, leur rétablissement
lent de
ensuite, tout cela mêlé au bouleversement et aux troubles con-
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tinuels, avait produit la confusion. Dans les Cantons de l'Est, qui, à la vérité, ne datent que du commencement du siècle, ces lois étaient mal définies. Le projet de codification constituait donc une des mesures les plus essentielles possible à la sécurité des citoyens. La décentralisation judiciaire vint mettre le complément à cette œuvre de sagesse et de saine politique. Malgré les actes de judicature de 1849 préparés par Lafontaine, l’œuvre de la décentralisation modifiée par Cartier et mise résolument en pratique par lui, dans les années qui suivirent, était si bien adaptée aux besoins du temps et a produit tant d’excellents fruits que vous voyez l’un des représentants actuels de l’administration provinciale, légiste de grand talent, ® projeter de la développer davantage, en y ajoutant certaines modifications qui en confirment le principe, ce qui démontre encore la solidité de jugement de Cartier, sa lucide pénétration, cette compétence hors ligne que, du reste, il montra toujours, chaque fois qu'il s’agit des intérêts civils ou politiques de son pays.
Mais pendant que Cartier, s'aidant de Macdonald, travaille sans relâche et avec succès à l’organisation de la société civile, Macdonald, aidé de Cartier, à son tour, travaille, lui aussi, avec cette merveilleuse adresse qui le caractérise, à l'administration de la justice dans le H.-C., et c’est ainsi que tous deux posent ensemble les fondements de la prospérité et du progrès, dans l’union du pays.
L'une de ces mesures du grand chef haut-canadien exige que les comptes publics se rendent au gouvernement en dollars et cents. Les Banques s'emparent de ce mode qui leur est suggéré ; les grandes maisons de commerce suivent l'exemple et bientôt on arrive à l'adoption du système décimal dans tout le pays. Ce qui semble un simple détail devient une mesure d'importance très grande au point de vue des affaires. Puis le procureur-général Macdonald est devenn, dans sa Province, la pierre d'achoppement du fanatisme et de l'intolérance
de la faction Brown. Chaque fois qu’un événement menacera de troubler l'harmonie qui doit exister entre concitoyens, John-
À. Macdonald ira jusqu'à compromettre sa popularité parmi les siens, pour défendre les droits de la justice. [l en sera de méme dans cette Province, avec Cartier.
À la retraite de Taché, Macdonald est appelé à former un ministère, et Cartier, comme cela devait être, est invi:é par lui à représenter la Province. C'est l’alliance Lafontaine-Baldwin, Mc- Nab-Morin, McNab-Taché, Taché-Macdonald qui se continue;
( ‘‘ Voir acte concernant la réorganisation judiciaire ” par l'honorable T. O. Casgrain, proc.-gén.
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mais, on doit le dire, ayant pour chefs les deux hommes les plus remarquables déjà de toute L'Union comme sans contredit, plus tard, de toute la Confédération.
Des élections ont lieu, dans lesquelles plusieurs députés nouveaux se font aussi remarquer. En premier lieu, M. Langevin, qui deviendra, plus tard, le successeur de Cartier lui-même, MM. McGee, Dunkin, Ouimet, L.-S. Morin, Ross, Starnes, Pope, Laframboise, Tassé, Archambeault.—Le 5e Parlement, depuis 1840, venait de finir.
Cependant le résultat desélections qui viennent d'avoir lieu, est loin d’être satisfaisant : “ Il réduit à la vérité le nombre des députés de l’Opposition du Bas-Canada, mais fait surgir, dans le Haut-Canada, une majorité hostile à l'administration.” Les clear-grits remportent ce succès, grâce au programme des écoles mixtes, de la représentation basée sur le nombre et de l'exploitation des préjugés religieux. Dans cette malheureuse lutte, dit l'histoire, l’on étouffa tout sentiment d’animosité pour s'unir contre les Bas-Canadiens. Ce fut une véritable guerre du rotestantisme contre le catholicisme.
Au nombre des nouveaux élus du Haut-Canada, saluons en passant MM Carling et Mowat, deux rares survivants d’une époque remarquable. M.Mowat, dont l'expérience politique, l’esprit de justice et de modération, font grand contraste, en ce Mmoment, avec ce qui se passe actuellement autour de lui.
La discussion sur l'adresse dure 15 jours. Remarquons que jusqu'ici l'on gouverne avec le système d’une double majorité, c’est-à-dire majorité dans chaque province. À compter de ce mo: ment. l’on gouvernera avec une majorité unique et l’on verra John-A. Macdonald. quoique en minorité dans sa Province, s’en tenir à l'alliance qu'il a faite avec le Bas-Canada. Cependant le cabinet va donner sa démission avec la majorité de 11 voix qu'il trouve trop faible, précisément sur la question de double majorité et sur celle de la capitale, le 29 juillet 1858.
Le 2 août suivant, MM. Brown-Dorion prêtent serment, et M. Mowat est fait, pour la première fois, ministre en qualité de secrétaire-provincial. Mais, quatre jours après seulement, Cartier et Macdonald leur succèdent, tous deux procureurs-généraux, dans leur province respective.
Pour la première fois, le projet de l’union fédérale des provinces paraît sur le programme, avec la construction de l’Intercolonial. etc.
Mais, à cette date de 1858, les hommes d'Etat, fatigués des
luttes du passé, sans cesse renaissantes, où l’on s’épuise sans fruit pour le pays, commencent à prévoir que la confédération de toutes les provinces est le seul remède qui devra faire disparaître les difficultés, la question de la repré:entation proportionnelle et celle des écoles communes, ou pour mieux dire l’antonomie des provinces. Cartier est député eu Angleterre à cet effet. Il y esttraité avec honneur ; mais ce ne sera qu'en 1865 que le projet prendra une consistance véritable. Jans ce voyage, le chef du Bas-Canada s'occupe de l'Intercolonial comme plus tard il s'occupera du Pont-Victoria,du Grand-Tronc et du Pacifique, dernière œuvre qui lui sera commune avec Sir John.
A la session de 1859, la question de la Capitale est réglée vt la construction des édifices va commencer.
Cartier présente une mesure pour compléter la législation de 1854 concernant les droits seigneuriaux.
La population française commence, dans ce temps, à prendre une sérieuse part à l'administration des affaires puhliques.
Après la session, un mouvement sérieux se fait dans la Province-sæur, à l’instigatiou de Brown et des libéraux mécontents de John-A. Macdonald, à cause de sa trop grande modération envers les Canadiens-Français. L'acte de 1840, snivant M.Brown, a manqué le but qui lui était assigné, c’est-à- !# dire l’anglification des Canadiens-Français. Les momeries de l'é- à glise de Rome sont encore debout. French dominalion est le cri de ralliement de certains politiciens dont les intentions, au reste, sont meilleures que les actes.
Plusieurs conventions sont tenues. La dernière a lieu à Toronto. Vingt-deux députés sont réunis avec plus de cinq cents délégués des divers comtés. Des résolutions sont passées pour la division du Canada en deux ou plusieurs provinces. L'histoire nous apprend qu’un petit nombre de libéraux de Montréal suivirent l'exemple des c/ear-grits et se plurent à favoriser les desseins sinistres de George Brown, qui n'avait en vue que l'humiliation et la perte du Bas-Cana-
a. Toute la Presse, à l'exception du “Pays”, repousse l'al- 4 liance du chef haut-canadien.
Que font Cartier et Macdonald pendant ce temps ? Ils contiennent simplement leurs gens et dirigent l'opinion. Dans | ce temps, notre Province appuie presque unanimement son chef. Quani reverrons-nous cette union de toute une race, de tout | un peuple ? En même temps qu'elle appuie Cartier, elle ap- 14 puie aussi John-A. Macdonald ; et si celui-ci a montré de lato-
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lérance, de l'esprit de justice, de la confiance en ses alliés qui tenaient toute leur Province unie, il faut bien dire que ceuxeci le lui ont largement rendu. Jamais compatriote d’origine étrangère à la tête des affaires n’a reçu plus cordial support de la Province bas-canadienne. Elle l'a traité à l'égal des siens, pendant toute sa carrière d'homme publicet ne lui a jamais fait défaut. En retour, Cartier n'a pas manqué, lui non plus, de sympathie parmi les Anglais de sa Province et parmi ceux de la Provincesœur. L'on trouva constamment parmi eux, des amis fidèles, zélés pour le bien public et enthousiastes admirateurs de l’homme d'état canadien.
La session de 1860 contient plusieurs actes qui se rapportent à notre Province et dont Cartier est l’auteur : l'Acte des Statuts-Refondus, celui des Privilèges et Hypothèques qui complètent l'œuvre judiciaire du grand patriote qui était en méme temps un grand travailleur.
L'on vit John-À. Macdonald, dans le cours des débats, reprocher aux députés de sa Province leurs vues intéressées et faire contraster leur conduite avec celle des députés Canadiens- Français. Il ridiculisa la convention de Toronto.
Grâce à cette politique de tolérance et d'union, ‘les Bas-Canadiens, dit Turcotte, se reposaient sur le concours de la population anglaise dans leur Province et sur celui de la population anglaise modérée dans l'autre”. Ainsi, ‘“ John-A. Macdoaald secondait Cartier. Il se montrait libéral sans fanatisme contre les catholiques, et c'est l’histoire qui le dit. Il ne décriait pas, comme les clear-grits, les institutions du B.-C. Il les favorisait, au contraire, de toute son influence. Il était favorable
‘au maintien de l’Union, à l'égalité de la représentation et cher-
chait à tenir la balance égale entre les deux provinces. Cartier fit de même pour les Hauts-Canadiens, comme je l'ai déjà dit, ne manquant aucune occasion de leur témoigner son vif intérêt pour eux en travaillant à développer leur commerce, leurs industries, leurs canaux, etc Toutefois, Juhn-A. M. depuis l'adoption d’une majorité unique, se trouvait en minorité constante dans sa Province et ne gouvernait que grâce à la majorité bas-canadienne, ferme sous Cartier. En 1861 et les années suivantes, la confédération devint la question du jour et dut être prise en sérieuse considération. Mais si jamais une telle œuvre devait nous être préjudiciable, l'histoire dira quels sont ceux qui, en mettant sans cesse des obstacles à l'administration publi-
que, pendant de longues années, nous y ont comme fatalement poussés «1.
En 1862, Cartier ayant été défait sur son bill de milice, le cabinet donne sa démission. Il avait duré quatre ans: mais c'était un laps de temps bien long pour les circonstances, Son bulletin, dans ce court espace de temps, se solde comme suit:
La décentralisation judiciaire, la codification des lois civiles, l'introduction des lois françaises dans les Cartons de l'Est, la refonte des statuts provinciaux, les actes des municipalités, la réorganisation de plusieurs départements publics, le rachat définitif des droits seigneuriaux, l'assimilation des lois commerciales et des lois criminelles des deux Provinces, l'achèvement des chemins de fer, ete Tel est l'actif. Le débit se trouve dans le choix de la capitale, la conduite regardée louche concernant l'érection des édifices parlementaires, un faible peut-être un peu grand pour le Grand-Tronc, qui a coûté, comme l’on sait, des sommes fabuleuses au pays. (C'est le reproche que l’auteur de l'Histoire sous l’Union leur fait. Je ne sais si ce n’est pas un peu exagéré.
Aujourd'hui que le pays a recueilli les bienfaits d’une politique si large et, en somme, si honnête, il est difficile de reprocher à Cartier d'avoir tant soutenu la Cie du Grand-Tronc; et lechoix du lieu dela capitale, vu l'étendue du territoire actuel du Pays, n'est-il pas convenable ? “Cartier et Macdonald sortaient du ministère, après plusieurs années, aussi pauvres qu'ils y étaient entrés, dit toujours l’histoire.”
Suit le ministère Macdonald-Sicotte, 1862-63, et celui Macdonald-Dorion, en 1863-64. (C'est Sandfield-M.) Enfin, et par la force des choses, un nouveau cabinet succède à ces derniers qui sont épk mères, celui de Taché-Macdonald. Au fond, c’est le ministère Cartier-Macdonald qui revit dans cette nouvelle admiuistration, du reste, formée sous l'inspiration de Cartier. Quoique celui-ci n’occupe pas le rôle de Premier, il reprend ses mêmes fonctions de procureur général, de même que Macdonald.
Ce nouveau ministère, formé au déclin de l’Union, est intéressant à examiner en ce que la plupart de ceux qui le composent, seront appelés plus tard les pères de la Confédération. Le voici :
Pour le Bas: Canada.
Sir E.-P. Taché, ler ministre, receveur-général,
(1) Voir Cauchon, ‘‘ L'Union des Provinces ,
fatalement
nilice, le caans: mais constances, omme suit:
lois civiles, e l'Est, la ipalités, la
le rachat Is commer- -hèvement ouve dans 1e concer- > peut-être omme l’on oche que
sais si ce
its d’une ile de reud-Tronc:
bire actuel sortaient s qu'ils y
FINS res
Geo.-E,. Cartier, procureur-général,
A.-T, Gait, ministre des finances,
J.-C. Chapais, commissaire des travaux-publics,
D. McGee, ministre d'agriculture,
H.-L. Langevin, solliciteur-général.
Pour le Haut-Canada :
John-A. Macdonald, procureur-général ;
Alex. Campbell, commissaire des terres ;
W.-H. Foley, maître-général des postes ;
J. Buchanan, prés. du Conseil-Exécutif.
John Simpson, sec-provincial.
James Cockhurn, :1liciteur-général.
‘ Le ministère, dit ‘:.-P. Turcotte se faisait remarquer par les talents éminents et les qualités d'homme d'état de plusieurs de ses membres. MM. Taché, Cartier, Macdonald et Galt avaient déjà conquis la réputation méritée d'hommes politiques à vues larges. MM. Foley et Mcgee brillaient par leurs talents et leur haute éloquence. M. Langevin avait déjà, grâce à son talent, à ses aptitudes pour les affaires, à ses habitudes laborieuses, acquis une grande influence M. Chapais, sans avoir joué un rôle brillant dans la politique, était un ami sincère de son pays et avait plusieurs fois refusé d’être ministre pour rester fidèle à ses principes et à son parti.”
Telle est la brillante milice qui a, on peut le dire, toujours les deux mêmes hommes pour inspirateurs et pour chefs, Cartier l’homme d'Etat indomptable, que rien ne peut réduire, et Macdonald, politique plein de finesse et de pénétration, habile à tourner une difficulté, à éviter un écueil, plein d'abandon et de recueillement à la fois, sachant manier les hommes comme personne ne le sut jamais, avant ou après lui, jusqu’à ce jour.
Il n'entre pas dans le cadre déjà bien agrandi de cette simple esquisse générale, de suivretous ces hommes qui ont, en même temps que Cartier et Macdonal, usé, eux aussi, leurs forces et leur vie au service de leurs compatriotes. Nous serions, peut être malgré nous, porté à faire des réflexions amères sur le sort de quelques-uns d’entre eux qui ont connu les débaires de la vie publique, après avoir porté avec endurance le poids du jour et qui ont survécu à l’ingratitude des hommes. Mais l’histoire vraiment large et impartiale a de singuliers retours et le temps est un grand médecin. Que de surprises n’avez-vous pas éprouvées, par exemple, en 1879! En politique,
les reproches que des citoyens adressent couramment à ceux
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ui les ont servis, souvent n’ont pour cause que leur propre in- Ativrébion, ou leur propre inconduite —Mais je reviens au sujet. Après de vains efforts pour conduire les affaires, le ministère
aché-Macdonald, au bout de deux mois et demi seulement, est forcé de demander une dissolution des chambres. La situation ne faisait plus, depuis quelque temps, qu'empirer. En trois ans,quatre ministères différents et deux é!ections générales. Le H.-C. ne cessait de demander la représentation basée sur le nombre que le B.-C s’obstinait, de son coté, à lui refuser pour ne pas tomber à sa merci. Le sort de l’Union était scellé et nous allions bientôt voir se réaliser le projet d'une alliance avec toutes les provinces.
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Dans des temps aussi rapprochés de nous que ceux qui se déroulent depuis 1867, il serait difficile de réunir tous les faits pour porter un jugement. Est-il besoin de rappeler que cette œuvre d'une portée sans limites est celle en particulier des deux hommes qui occupent le centre de notre histoire, depuis 1848 et surtout depuis 1854 ?
L'on pent définir la Confédération wn acte d'accord par lequel l’on a voulu, les deux principales parties contractantes, le Haut-Canada et le Bas-Canada, régler d’une manière définitive toutes les difficultés religieuses et civiles qui les ont divisées jusque-là, et reconnaitre à chacune sa parfaite autonomie ; et, de la part de toutes les parties signataires, présentes ou à venir, c’est une alliance par laquelle on a voulu fonder, à couvert d'institutions libres, une grande nation. Lisez l's déclarations, les discours de ceux qui y ont pris la plus grande part, et vous en arriverez à cette conclusion. Il était, entre autres, tellement dans l'intention des pères de la Confédération d'assurer explicitement, et de bonne foi, la libre jJouissanc :, aux Canadiens-Français et aux catholiques, de leurs. droits politiques, civils et religieux, dans tout le Dominion, que l’Acte a pris un soin tout particulier de le décréter. Les dispositions de l’Acte de l'Amérique britannique du Nord de 1867 y stipulent encore, en termes positifs, la protection due aux minorités L'histoire dira que, pour ce qui nous concerne spérialement dans cette Province, la question des écoles mixtes et celle de la représentation basée sur la population ont été les motifs principaux du rappel ou de la chute de l’Union. Et, tout
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