‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 124 sur 126 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

CONDITIONS DANS LESQUELLES SE TROUVA L'ANCIEN RÉGIME POUR SE CRÉER DES COLONIES, — IL ADOPTA COMME PRINCIPE QUE LA CRÉATION DES COLONIES NE DEVAIT RIEN COUTER A L'ÉTAT.

LL — Quand on compare avec les avantages qu'elles nous rapportent tout ce que nous ont coûté et nous coûtent encore les colonies que nous avons fondées au XIX® siècle, on ne peut qu'être ennemi de toute politique coloniale, — Mais, s'il en est ainsi, c'est qu'au point de vue colonial nous nous sommes départis des règles et des Principes de l'ancien régime

322 TABLE Pages IL. — Erreur dans laquelle on est quand on prétend que la France n'est pas un pays colonisateur, — Preuves tirées de l’histoire ancienne, de celle du moyen âge et de l'histoire moderne, — Si depuis la Révolution nous ne colonisons plus, c’est que notre force d'expansion subit un temps d'arrêt, — Nécessité pour comparer la politique coloniale de l'ancien régime à celle de la France de la Révolution, de connaissances préliminaires sur les pays où Ja France alla fonder des colonies au xvr et au xvie siècle , 4 4 4 4. . HE, — De par la bulle de 1494, tous les pays découverts par les grands navigateurs du xv° siècle avaient été attribués exelusivement au Portugal; et à l'Espagne. — Des guerres heureuses avaient pu ouvrir à l'Europe les contrées appartenant au Portugal, mais il n'avait pu en être de même de celles de l'Espagne. — Pourquoi, lors de la Réforme, l'Espagne fut l’'inébranlable champion de la Papauté. — Échec des négociations poursuivies par la cour de France auprès de l'Espagne afin d'obtenir pour les colons d'Europe la liberté de s'établir aux Indes Occidentales., — Article secret du traité de Vervins, — Pourquoi, au xve et au xvirie siècle, nous eûmes un aussi grand nombre de corsaires capables et expérimentés + : , + 4 4 à + + + sen 0 IV.— Négociations entamées par la France avee la Papauté pour lui faire accorder à nos colonies sa protection contre l'Espagne. — Caractère en apparence exelusivement catholique donné à nos établissements coloniaux. — Clauses insérées dans les chartes à ce sujet. — Plus tard, ces clauses restèrent les mêmes, mais elles étaient alors dirigées contre les protestants, en raison de leurs sympathies pour leurs coreligionnaires anglais et hollandais. — Exception faite en faveur des juifs. — En résumé, la France s’est trouvée, au xix° siècle, dans des conditions cent fois plus favorables qu'au xvr* pour fonder des colonies... . . , : + 4 , + , + , + + « à V. — Étant donné les conditions dans lesquelles se trouva

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TABLE 323 Pages Pages Louis XIIT, s'il avait été imbu de nos idées, il est clair qu'il se serait conduit comme nous l'avons fait nous-

mêmes, pour se créer des colonies. — ‘Tout aurait été

fait aux frais de l'État ct par L'État lui-même, — Lui,

au contraire, partit de ce principe que l'Éät ne devait

rien dépenser et que tout devait être fait avec les

deniers et par l'initiative des particuliers, le gouver-

nement ne devant intervenir que pour donner des

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VI, — Comme il 3 avait encore beaucoup de terres à

découvrir, le roi arrêta comme ligne de conduite que

tous ceux qui feraient des découvertes en auraient la

concession, — IL s'épargnait ainsi une dépense relati-

vement importante, — Mais, comme, en dehors des frais

de recherches et de découverte, il y avait à mettre les

pays en état de défense et en exploitation, ce qui

demandait beaucoup d'argent, il s’'arrangea pour que

les capitaux fussent fournis par les particuliers. ,

VII — Moyens employés par Louis XIE et Richelieu

pour engager les capitalistes à entrer dans les affaires

de colonisation. — Le roi montre d'une façon indirecte

qu'il S'y intéresse personnellement. — IT autorise la

noblesse, le clergé et les grands fonctionnaires à s'en

mêler sans crainte de déchéance, -— IE accorde des

lettres de noblesse aux bourgeois qui souserivent le plus

d'actions. — Droits de souveraineté et de propriété

attribués aux compagnies sur toutes les terres de leur

que ves âge ion anelle élides erts été

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concession, — Franchises fiscales, ete. — Effets que tous ces avantages et tous ces privilèges devaient naturellement produire pour la souscription des actions... VII. — Résumé de la premitre partie, — Le plan adopté par Louis XHE de faire de la politique coloniale sans

qu'il lui en coutât rien fut très bien exécuté, — Il

ne fit même pas les dépenses directes où indirectes, et n'accorda pas mème aux compagnies les avantäges que les économistes contemporains les plus sévères auraient pu lui pardonner. 4. 4... . 4. .

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