‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 125 sur 126 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

MOYENS ÉCONOMIQUES ET INGÉNIEUX DONT L'ANCIEN RÉGIME HIT USAGE POUR POUSSER RAPIDEMENT AU DÉVELOPPEMENT, À LA PROSPÉRITÉ FT AU PEUPLEMENT DE SES COLONIES.

lages 1 — Dans une affaire quelle qu'elle soit, Pimportant n'est { pas de ne rien dépenser, mais avant tout d'arriver au but proposé. — Or, en dépit de son parti pris de tenir sa bourse fermée, l'ancien régime, en matière coloniale, obtint les plus grands résultats, tant dans les Indes Orientales que dans les Indes Occidentales. — Et ces résultats ont été encore plutôt dus au savoir-faire qu'il déploya qu'au mouvement d'expansion dont la France était-alors animée, 4 4 4 & à à où à 4 à +. 0 + « e Sl Il. — Avantages qu'avait le système des compagnies de l'ancien régime pour la colonisation et le développement des colonies, — Les compagnies permettaient de donner à chaque colonie l'organisation et ladministration qui lui convenaient le mieux. — Puis elles avaient pour principe d'éviter les guerres avec les naturels. — En troisième lieu, leur intérêt était de donner la plus grande extension au peuplement et à la mise en exploitation des terres, — Toutes choses dont nos gouverneurs actuels, relevant directement de la métropole, mont aucun intérêt personnel à se soucier, , , . . . 91 HI. — Visées auxquelles l'ancienne royauté avait dû obéir en poussant les Français aux colonies et à la colonisation, — Intérêt considérable qu'elle attachait à cette question, — Obligation qu'elle avait imposée aux compagnies, dans toutes les chartes, de créer un courant d'émigration vers les pays qui leur avaient été concédés, courant d'émigration que la royauté s'était proposé d'alimenter par des facilités et des encouragements donnés aux émigrants. — Pourquoi nous n'avons eu alors que des colonies de peuplement, , . . . . . 101 IV. — Comment procédaient les compagnies pour enrôler des colons. — Conditions diverses auxquelles s'effectuait

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À TABLE 329 L Pagos É leur passage aux colonies, — Façons différentes dont on 4 distribuait les terres, — Le régime foncier appliqué au ME HIT 4 sol des colonies était le régime féodal, avec redevances T, À LA à perpétuelles pour ceux qui recevaient des terres, — Les h 1 terres pouvaient être données en fief ou en roture, Pages 4 c'est-à-dire avee des titres mobiliaires attachés à la terre, | jen f ou simplement contre une redevance annuelle, 4, M À de V. — C'est par une erreur qui a pris sa source dans le le régime féodal de la propriété foncière aux colonies, FU qu'on à prétendu que celles-ci avaient été peuplées à 3e l'origine par des cadets de famille, — Démonstration me qu'il n'a pu en être ainsi, — Ge qu'il advenait des dé- Fe penses faites par ane compagnie lorsque son privilège NT était expiré, et des revenus qu'elle avait tirés jusque-là de ses colonies, — Cause secrète de la haine qu'au ie moment de la Révolution les colonies montrèrent à ch l'égard des compagnies. na met ue Dot e LL a VE — Etant donné les dépenses à faire, comme les com- En pagnies auraient mis des années et des années avant d'arriver aux résultats désirés, le roi jugea nécessaire de Ve les aider indirectement dans leur œuvre, — Il leur lois accorda d'abord ce privilège, que tout Français qui aumes rait perdu sa qualité et ses droits de Français en allant un s'établir hors de France, les conserverait pour lui et ses sé mn enfants, si c'était sur le territoire de ces compagnies dû qu'il allait se fixer, — Le roi détourna ainsi au bénélo lice des compagnies tous les courants d'émigration qui Fr pouvaient exister alors, — Mais il ne sen tint pas à Fes COUOEMIEN NA ee an en Pan de ee nee tt ere oo LE tés VIE — Afin d'amener la bourgeoisie de France à créer UTÉ de grandes plantations dans les colonies, le roi promit ait d'anoblir tous ceux qui pendant un temps déterminé FA F: iraient aux colonies pour y installer d'importants étans blissements agricoles. — Comme des artisans étaient À GA 1 absolument indispensables, moyen employé par lui ét 1 pour que les compagnies en eussent autant que les beat soins de leurs colonies pouvaient en exiger, — Mais ce 1)

n'était pas Je tout d'avoir aux colonies des artisans et des gens disposant de grands capitaux, i fallait encore des ouvriers, des travailleurs. 4 4 4444, ,,, VU, — Difficultés rencontrées aujourd'hui par le Francais qui veut aller aux colonies, — Ces difficultés n'existaient pas sous l’ancien régime, — Avantages que présentait pour le développement de l'émigration l'institution des chgages, — Ce qu'était cette institution.— Preuves que, si elle fut pendant un certain temps utile aux compugnies pour leur procurer des colons, elle leur devint oncreuse, et que le roi la leur imposa, tant il était avant tout préocenpé du peuplement des colonies et des facilités à donner à ceux qui voulaient s'expatrier, CONGLUSION La preuve de l'excellence des principes de l’ancien régime réside dans ce fait que toutes ses colonies ont survécu et sont restées françaises, même celles qui depuis plus d'un sièele appartiennent à l'Étranger, — IL est certain qu'il n'en serait pas ainsi de nos colonies du xrx° siècle si elles étaient soumises aux mêmes vicissitudes, — Nous avons donc eu bien raison de dire au début que l'an cien régime avait du bon qu'il aurait fallu conserver. — On reviendra à ses principes en matière coloniale, — Le système des protectorats de M. de Freycinet est un acheminement, — Ce que seraient à cette heure P'Algérie et le Tonkin, si l’on s’y fût conduit comme l'ancien DéREME AUS TE de EN en de en 6

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