NOTRE POLITIQUE COLONIALE AU XIX: SIÈCLE
profit pour nous à rester dans nos anciennes tradi- (ions.
Nous prendrons en premier lieu FAlgérie, possédée par la France depuis plus de einquante années, Or, plus on l'étudie en tant que colonie, plus on est
contraint d'avouer que l'embarras ne laisserait pas
d'être extrêmement grand, si lon était forcé de jus-
lifier sa conquête par les avantages purement colo-
niaux qu'elles nous à valus jusqu'ici.
Est-ce, en effet, comme déversoir à la population
ame —
de la métropole qu'il plait de l'envisager ? Mais les recensements sont là, lesquels attestent que, contre 219,262 colons d’origine française installés dans le
pays, il y en a 206.212 venus de différentes contrées : de l'Europe : Grèce, Italie, Malte, Espagne, ete. La Il considère-t-on, au contraire, au point de vue des | débouchés qu'elle offre à nos produits ? Assurément, dans les statistiques les plus récentes, il est dit que nous y importons pour 230 millions de marchandises, tandis que les importations de létranger n'y seraient que de 80 millions: cependant, comme il est rationnel que de ces 250 millions on défalque non seulement tout ce que lon envoie de France pour les 50,000 hommes auxquels s'élève en moyenne le chiffre de nos garnisons algériennes, mais encore
fout ce qui y est expédié pour les travaux publics
Xe SIÈCLE
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