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8 NOTRE POLITIQUE COLONIALE AU XIXe SIÈCLE
pense annuelle de 18 millions environ. Mais, que l’on capitalise cette somme, dont l'objet est de faire face à une dépense normale plutôt appelée à augmenter qu'à diminuer ; qu'on y ajoute d'autre part (out ce que nous avons dû débourser pour v établir notre protectorat et comprimer les rébellions qui en furent la suite; que lon n'oublie pas, en outre, que notre impardonnable parti pris de maintenir les populations à l'état de peuple conquis sans rien faire pour les amener à fusionner avec nous, nous interdit de fermer le chapitre des révoltes et, par conséquent, celui des crédits destinés à en venir à bout ; et l'on aura le moyen de se faire une opinion à peu près Juste du capital considérable immobilisé par l'acquisition de cette colonie.
Puisque, comme dans un panorama, nous passons brièvement en revue les plus importantes acquisitions coloniales de la France pendant le xixe siècle, il est de la dernière évidence qu'on ne nous permettrait pas de nous taire relativement au Tonquin. Nous admeltrons sans peine, ce qui
est fort probable, que cette contrée ne nous sera
jamais plus disputée par la Chine, en sorte qu'il n'y
aura plus lieu de redouter qu'elle devienne jamais pour nous la cause d'une grande guerre, Mais qui pourrait nous fournir le montant exact des millions
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