‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 26 sur 126 · APPUI CHERCHÉ PAR LOUIS XIII AUPRES DU PAPE · texte numérisé non relu

APPUI CHERCHÉ PAR LOUIS XIII AUPRES DU PAPE

précis manquent, il n'est pas utile que nous disions un mot,

Quoiqu'il ne fàt pas douteux que Particle secret du traité de Vervins constituàt un réel procrées, il n'en faut point conclure que notre royauté S'en était contentée. On comprend, au contraire. que le plus ardent de ses désirs avait dû être que le courant d'émigration qui, dès les quinze premicres années du xvuf siècle, S'éta:l dessiné chez nous vers les Antilles et le continent américain, ne fût pas en butte, là-bas, à lhostiité ou aux déprédations des Espagnols. Continua-t-elle à négocier en conséquence, de manière à obtenir de l'Espagne une sorte de modus vivendi pour les établissements que nous crécrions dans ces contrées, et se heurtat-elle à un non volumus aveugle? Toutes les probabilités sont que quelque chose dut être tenté par elle dans ce sens et qu'elle fut complètement déboutée de sa demande, Ce que lon sait en tous cas pertinemiment, c’est qu'elle se tourna vers la papauté pour avoir ses bonnes grâces en faveur de nos colonies,

Pourquoi, en cette circonstance, nous adressämesnous au pape ? Comme, après tout, les droits dont se prévalait l'Espagne sur le nouveau monde n'avaient d'autre fondement qu'une concession papale, serail-

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3x ‘APPUI CHERCHÉ PAR LOUIS XIIL AUPRÈS DU PAPE à ce que nous désirions nous ménager auprès de la Ë de curie romaine une médiation bienveillante et auto- : du risée, devant laquelle, à un certain moment, l'Escu- ï que rial aurait été obligé de s’'incliner? Visant au con- : traire plus loin, songions-nous, par exemple, à { à provoquer, au sujet de Ja bulle d'Alexandre VI, une 3 a interprétation qui fût conforme à nos intérêts? Il k pren ie sera possible de se prononcer positivement à ce À cath sujet que lorsque les archives du Vatican auront "dans livré tous leurs secrets. : no En attendant, nous le répétons, ce qui est certain, ‘ ce

c'est que des pourparlers, à propos de nos colonies tit des Indes occidentales, furent engagés par Richelieu. ense Et, quoique dans nos études historiques nous nous pens fassions une loi de nous garder de toute asser- piés tion hasardée, nous n'hésitons pas à dire que ce mue CONN\

fut très certainement à ces pourparlers qu'il faut attribuer le caractère de propagande religieuse sys- 0 lématiquement donné sur le papier à toutes les en- ex treprises de colonisation que nous tentèmes alors. Ne Ce caractère, sur lequel les chartes ne manquaient Vel jamais d'insister, ne saurait évidemment s'expliquer p d’une autre façon. latic

Comme exemple de l'affectation qu’affichait notre

royauté à cet égard, 11 n'y a qu'à citer le préambule de la Déclaration signée en mai 1628 en faveur ne

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