VI AVANT-PROPOS
auraient eu considérablement à gagner, si seulement depuis trente années, toutes les personnes qui ont à un degré quelconque agi sur l'opinion et l'ont dirigée, s’élaient jamais livrées à une étude approfondie de ce qui existait chez nous avant la Renaissance et après, jusqu'au moment de la Révolution.
Plus on scrute en effet cette longue période où la France jouissait d’un rayonnement hors ligne, où elle brillait dans le monde du plus vif éclat, où nous possédions une littérature de premier ordre, une architecture merveilleuse, des arts à nous, bien à nous, qué les autres nations goûtaient et s'empressaient d'imiter, où nous jouions un rôle prépondérant en Europe; plus on déplore, toute autre considération à part, bien entendu, qu'en 1789 notre fil historique ait été brutalement rompu, et que la Révolution ait hautement pris à tâche de créer une ère nouvelle, sans le plus léger point de rattache ou de ressemblance avec le passé. Chacun sait effectivement que sous ce rapport les choses en sont arrivées à un tel point, tant la force initiale a été puissante, que de nos jours il est réellement entré dans les habitudes de regarder les temps antérieurs à la Révolution comme des siècles morts, auxquels le présent ne saurait rien avoir à emprunter, et où les érudits et les archéologues, pour leur satisfaction
oi
ulement pui ont à l'ont di- } appro- | Renaisvolution.
riode où ligne, où clat, où er ordre, ous, bien s'emprespréponutre Con- 189 notre et que la créer une » rattache
sait efen sont jale a été ent entré ntérieurs auxquels er, et où
tisfaction