AVANT-PROPOS VII
personnelle ou celle de leurs congénères, peuvent seuls trouver quelque intérêt à fouiller.
Or, si l’on éprouve ce sentiment de quasi-regret, en voyant la rupture qui s'est faite en 1789, c'est uniquement parce qu'au moindre examen, on est amené à reconnaître, comme une des choses les plus évidentes, qu'il ÿ avait autrefois dans le pays, dans les corps constitués, dans les conseils de l'État, dans les ordonnances, dans les institutions, etc., une somme énorme d'expérience acquise et d'esprit pratique, dont instinctivement on se rend compte qu'il aurait été désirable à {ous égards que le régime nouveau püût profiter.
L'étude de l’ancien régime laisse, en effet, à presque tous ceux qui s’y consacrent, l'idée que c’est peutêtre parce que la nouvelle société, qui se substitua à l'ancienne, voulut marcher de ses propres ailes, en faisant table rase de toutes les traditions, que notre pays, depuis ces cent dernières années, a été voué à l'existence la plus lamentablement tourmentée dont l'histoire ait jamais fourni l'exemple,
Quant à nous, nous n'hésitons pas à déclarer que telle est notre opinion, et que l'on perdrait son temps à chercher ailleurs la raison du défaut de solidité et de développement normal qui, dans cette deuxième
moitié du xix° siècle surtout, devra à proprement