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Résumé de la premiére partie, — Le plan adopté par Louis XI de fure de a politique coloniale sans qu'il lui en coutat rien fut très bienexéeuté, — ne fit pas même les dénenses directes où indirectes 0 n'aceorda pas mème aux Com aunies les avantages que les économistes contemporains les plus sévères auraient pu lui pardonner,
Dans la deuxime partie de ce livre, nous nous étendrons sur le système de ces compagnies, et nous démontrerons combien, grâce au concours qu'elles trouvèrent dans li royauté et grâce surtout à esprit mercantile dont elles étaient imbues, elles permirent d'arriver aux meilleurs résultats pour lout ee qui avait trait aux colonies et à la colonisation,
Cependant, comme nous nous sommes plus spécialement attaché jusqu'ict à mettre en lumière Ja préoccupation du gouvernement de Louis XIE et
de Richelieu de ne rien dépenser dans les entre-
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LOUIS XIILSE CRÉADES COLONIES SANS DÉPENSE 73
prises exotiques, on nous pardonnera de condenser en quelques lignes ce qui vient d'être exposé dans les pages précédentes.
Si nous nous résumons donc, on voit que Île roi faisait explorer les mers, occuper de vastes régions. administrer les contrées nouvelles, sans qu'il en coûtàt quoi que ce Fat à son trésor. Les seules pertes qu'il subissait, en échange des agrandissements territoriaux que l'esprit d'aventure de ses sujets pouvait apporter à sa Couronne, se réduisaient uniquement à ce qui pouvait résulter de la dispense temporaire de quelques droits d'entrée où de sortie. Et encore est-il Fon de faire obse. ver que les pertes de ce chef étaient tout ce qu'il v a de plus problémalique : car dans l'espèce, étant donné le temps strictement nécessaire pour défricher des terres vierges et les mettre en valeur, la somme des marchandises entrées ou sorties ne pouvait forcément qu'être insignifiante,
Le roi payait ceux de ses sujets qui lui faisaient une conquête, en leur accordant comme récompense la jouissance temporaire de cette conquête, et, une fois le temps de cette jouissance expiré, cette conquête lui revenait agrandie, aménagés, parachevée, se soldant par un bénéfice net: polilique, économique ou social, Et, si nous disons que