ÉPILOGUE
La marche suivie par les expéditions respectives a donc, sous la poussée vraisemblablement du traité, été fortement ascendante. Il est vrai seulement — mais cette observation n'a rien de pénible pour r Allemagne — que, pour la période envisagée, notre importation spéciale dans le ZoUverein ne s'était pas augmentée dans les mêmes proportions que l'importation fédérale correspondante en France, et qu'aussi, aux deux dates sur lesquelles porte la comparaison, la France offrait un plus vaste débouché au ZoUverein, que le Zollverein à la France,
Arrive le traité de Francfort, qui, après que nos traités de commerce avec les différents Etats de l'Allemagne, partant celui de 1862 avec le Zollverein, eurent été déchirés par la guerre de 1870, reprend l'œuvre de 1862, et la reprend sous le couvert de Tempire allemand, identifié en quelque sorte avec une Union douanière *. Ce traité de 1871 a-t-il arrêté ou continué à favoriser Tessor des
1. L'identification se fait de plus en plus complète. C'est ainsi encore que le 15 octobre 1888, Hambourg, Brème et quelques autres parties du territoire prussien et oldenbourgeois sont entrés dans l'union douanière allemande. La statistique du commerce étranger s'en est naturellement ressentie. A la suite de l'annexion des places importantes de Hambourg et de Brème, le territoire douanier s'est élargi. Il en est résulté que, tandis que les chiffres de l'importation étrangère avaient en général augmenté en 1888, ceux de l'exportation ont diminué en 1889. Les modifications territoriales de l'Union douanière ont, en effet, sensiblement modifié les conditions du commerce extérieur.
WoRxs. — Fol. comm. dt rAUem. VJ
échanges internationaux? Aux chiffres officiels, interrogés en particulier pour les années 1882 à 1886 qui ont été si peu brillantes cependant, de répondre à la question. Notre commerce général de marchandises importées d'Allemagne est représenté, pour 1882, par 613,3 millions de francs; pour 1883, par 583,3 millions; pour 1884, par soi, 6 millions; pour 1885, par 467,7 millions; pour 1886, par 448,5 millions, — et le commerce spécial d'importation allemande, pour les mêmes années, par 476,5 millions; 461,8 millions; 416,9 millions; 374,1 millions et 334,8 millions. Si, au contraire, nous recherchons pour quelles sommes nous avons importé de marchandises en Allemagne, nous trouvons, au commerce général, pour 1882, 379,9 millions; pour 1883, 373,6 millions ; pour 1884, 375,6 millions; pour 1885, 340,8 millions et pour 1886,
320.7 millions; alors que notre commerce spécial d'importation en Allemagne est représenté pour les cinq années consécutives par 338,8; 326,0; 327,9 ; 300,4 et 297,6 millions. La réunion des importations et exportations, quant aii commerce général, conduit donc à un total pour 1882, de 993,2; pour 1883, de 956,9; pour 1884, de 880,2; pour 1885, de 808,4 et pour 1886, de 779,2; et, quant au commerce spécial, à un total respectif de 815,3; 787,8;
744.8 ; 674,5 et 632,4 millions. En faisant les totaux correspondant aux diverses années et en les comparant aux résultats consignés même pour 1868, on