ÉPILOGUE
En 1892, les exportations allemandes ont subi un recul de 35.130.000 marks par rapport à Tannée précédente, ainsi qu'il appert de la balance des totaux ci-dessous :
Valeur de l'exportation. Dimiaation sar 1891 . lfillioii« (le mark«. Millioas de niark^.
Epiceries et pâtisseries.. . . 12.018 7.274
Laines et lainages 14.478 3.263
Lin et matières textiles végétales (excepté le cotonj . . 7.772 3.006
Bois et autres matières à
découper 7.393 2.989
Mercerie, quincaillerie 2 . 655 2 . 979
Articles de librairie, objets
d'art 6.219 2.064
Coton et cotonnades 10.264 2.012
Habits, linge de corps,
articles de mode 1.582 i.974
Peaux et pelleterie 10.957 1 .907
Papier, cartonnages 6.184 1.725
Droguerie, produits pharmaceutiques 16.416 i.667
Cuirs et peausseries 4.325 1.538
Poteries 3.084 1 .362
Céréales et autres produits
de l'agriculture 4. 414 1 .228
Instruments, machines, voitures ,.. 7.960 1.219
Houilles, lignites, cokes. . . 20.492 1 .089
Fers et articles en fer 9.532 1 .074
Articles ayant subi une
moins grande diminution 25 . 235 3 . 855
Total 170.680 42.225
Mais d'autres groupes ont donné un excédent d'exportation de 7.09S.000 marks, à savoir:
Valenr de l'exportation. Augmentation sur 1891 . Millions de mark?. Millions de marks
Bétail 4.490 3.579
Terres, minerais, métaux
précieux, asbeste 8. 137 4 .399
Soies et soieries 15.975 1 .304
Articles dont l'augmentation a été moins considérable 3.858 0.813
Total.... 32.160 7.095
Tout ce qui précède s'est donc accompli sous l'empire de l'article 11 du traité de Francfort, par lequel l'Allemagne et la France ont à tout jamais adopté pour base de leurs relations commerciales le régime du traitement réciproque sur le pied de la nation la plus favorisée. Une pareille disposition était de nature à mettre de part et d'autre les imaginations en mouvement. Elle était faite pour gêner , dans tout l'essor dont il était susceptible, le système commercial du chancelier Caprivi : système dont fait partie la concession du traitement le plus favorable pour un temps limité seulement, prenant fin du même coup vis-à-vis de tous les contractants. Le prince de Bismarck, si l'on en croit certains de ses avocats, n'aurait pas à s'imputer le libellé définitif de cet article H. 11 se serait, quant à lui, contenté