‹ La Politique d'émigration de l'ItalieChapitre 4 sur 113 · OUI · texte numérisé non relu

OUI

Le No) ot DESEE ES

« travailler, ou pour un motif personnel, ne rentrent pas dans « les catégories suivantes : professeurs, industriels, commerçants,

(A) La Direction Générale des Italiens à l'Etranger qui fournit ces statistiques, les établit selon le nombre des passeports accordés aux émigrants. Elle établit de plus une autre évaluation d’après les départs effectués. Pour cette dernière, on se sert d’un talon qui est détaché du passeport aflecté aux émigrants ; ce talon est enlevé, pour ceux qui partent par la voie de terre, au moment du passage de la frontière ; pour ceux qui partent par mer vers des pays méditerranéens, au moment de l’embarquement. Pour les émigrants vers les pays transocéaniques, partant de ports italiens, l'évaluation est faite d’après les listes d'embarquement, les Compagnies de navigation transmettant ces listes à la Direction générale des Italiens à l'Etranger.

On procède de la même manière pour le relevé du nombre des rapatriements, soit au moyen d’un autre talon, portant le mot « Retour »,et qui est détaché dans les mêmes conditions, soit au moyen des listes d'embarquement des émigrés transocéaniques qui se dirigent à nouveau vers des ports italiens.

Ces deux méthodes de statistiques comportent évidemment des erreurs et donnent des résultats différents. C’est ainsi que le nombre des passeports distribués ne tient pas compte du rapatriement de travailleurs, à qui un passeport consulaire a été délivré à l'étranger. En 1928, le nombre de ces émigrants fut de 7.166 (7.116 pour les pays continentaux et 50 pour les pays transocéaniques). Dans le premier trimestre de 1929, ils furent, au total, 1.639. Aussi indiquons nous ci-après la statistique fournie selon le système des talons pour les années 1921 à 1928.

Vers l’Europe et le bassin Méditerranéen

Emigrants

Vers les pays transocéaniques

d'Europe et du bassin Méditerranéen des pays transocéaniques

Rentrants

ayant un contrat de travail grants s’expatriant pour une autre Cause. : 4

À partir du deuxième trimestre de 1928, selon les instructions contenues dans les circulaires de mai et juillet 1928, les émigrants des catégories G et D comprirent en plus les travailleurs qui, munis de billets de classes supérieures

Les statistiques de 1928 ne sont pas comparables à celles des années antérieures. Pour ces années et le premier trimestre de 1928, la classification des motifs de départ fut établie suivant 4 catégories (classification des passeports, modèles C et D, pour émigrants) : émigrants ayant été appelés — émigrants émigrants retournant dans un pays — émi-

« ou personnes vivant de leurs rentes, ou encore personnes qui « occupent un emploi fixe bien rétribué. Tous ceux qui ne « rentrent pas dans ces catégories doivent être munis de leur « passeport d’émigrant (1), quelle que soit la classe dans « laquelle ils voyagent, ou se préparent à voyager, même s’ils « sont réclamés par des parents qualifiés, dans l’acte de demande, « comme propriétaires, négociants, commerçants, ete. » L’émigration italienne ainsi définie existe depuis de longues années. C’est ainsi que, dès 1838, il y avait 3.000 Sardes en Uruguay et, le 26 mai 1849, le consul général sarde à Buénos- Ayres écrivait : («Tout le cabotage de cette rade, ainsi que celui « des rivières de la Plata, Uruguay et Paraguay, est exploité « par des Sardes, à un dizième près. Il est assez difficile d’en « fixer le nombre, mais il doit dépasser celui de 6.000, si l’on « y comprend les commerçants qui sont établis dans les pro- « vinces. » Ce n’est cependant que depuis 1860 qu’elle a commencé à grandir, pour prendre, à la veille de la guerre, des proportions considérables : 872.598 émigrants en 1913, soit 2,45 %

à la troisième, avaient jusqu'alors obtenu des passeports de la catégorie A (réservés aux passagers de 2e, 4re classe et places de luxe). Par contre, on ne compta plus les émigrants qui s’en allaient pour des motifs divers, et ne pouvaient être considérés comme émigrants pour des raisons de travail.

Les statistiques de l’année 1928 diffèrent donc selon qu’elles ont été faites suivant l’ancienne ou la nouvelle formule.

Emigrants Rentrants

Année 1928

Vers l’Europe et le bassin Méditerranéen Vers les pays d’outremer De l’Europe et du bassin méditerranéen des pays d’outremer

Ancienne k !

Méthode. 92.319) 182.926| 63.425| 64.063/127.488| Nouvelle Méthode. 70.794| 150.566 49,751| 98.752}

En même temps, en 1928, la distinction entre émigrants temporaires et permanents fut modifiée ; jusqu’à ce moment, cette distinction était territoriale. Actuellement, la distinction est la suivante : Est considérée comme Emizration temporaire, celle des travailleurs munis d’un Contrat de Travail; est Emigration permanente, celle des travailleurs munis d’Atti di Chiamata.

(5) Supprimé à dater du 127 mars 1928. :

De

de la population, ayant augmenté de 800 % depuis 1876, et de 250 % depuis 1900. La guerre fit cesser cette émigration. L’après-guerre la vit renaître, moins forte qu'auparavant, mais cependant encore très importante (la moyenne des émigrants, de 1919 à 1924, est de 373.900 par an). Ce n’est que dans ces toutes dernières années que, sous l'influence des réformes de M. Mussolini, elle a diminué en grande partie. Tandis que de 1900 à 1913, elle s’accroissait d'environ 40.000 individus

chaque année, depuis 1924 elle diminue annuellement d’autant.

Mais le nombre des départs avait été considérable (voir tableau, p- 8.

C'est ainsi qu’en 1870, il y avait 150.000 émigrants italiens en Europe, 24.000 en Afrique, 87.000 en Amérique et 4.000 en Asie. En 1927, les chiffres étaient : 1.268.000 en Europe, 189.000 en Afrique, 7.675.000 en Amérique, 28.000 en Océanie et 10.000 en Asie. « On comprend en voyant ces chiffres, dit la Gazetia del Popolo (22 mai 1929), la raison pour laquelle la politique fasciste est hostile à une émigration qui, en 60 ans, a fait perdre plus de 9.000.000 d'habitants à l'Italie. »

Les causes de cette émigration sont diverses. Elles sont, d’ailleurs, pour la plupart, générales et communes à tous les pays d'Emigration.

« L’Émigration, a dit M. Oualid, est un moyen d’assurer, « à la surface du monde, le nivellement d’une population dont « le développement global ne suit pas une marche uniforme, « et surtout n’observe pas une stricte concordance entre « moyens et besoins, mais procède par voie de déséquilibres « régionaux alternatifs, faits tour à tour d’excédents et d’in- « suffisances, eu égard aux besoins de population du moment... « L’émigration est le meilleur moyen d’assurer l'équilibre du « marché international du travail. Elle seule permet de déverser « le trop plein de population des pays à natalité surabondante, « la main-d'œuvre momentanément en chômage, ou les tra- « vailleurs définitivement en surnombre, vers les régions ou « les pays dont la population est déficitaire ou dont la main- « d'œuvre est insuffisante. »

A la première séance plénière de la Conférence Internationale de l'Émigration et de l'Immigration, le 15 mai 1924, M. Musso-

lini s’exprimait de façon identique : « Les courants d'émi- « gration, source incomparable de richesse, qu’une loi d'équi- « libre naturel amène fatalement à déborder des pays à popu- « lation très dense, dans ceux où les produits de la terre, les « trésors du sous-sol, le développement industriel, demandent « une quantité de travail supérieure à celle que peut fournir « la population. » ; et M. Lebreton, ministre de l'Agriculture, de l'Argentine, le répétait à cette même séance. « Dans les « pays où la population excède les besoins, l’émigration doit « intervenir comme une soupape de sûreté, et conduire les « bras qui ne trouvent pas d'emploi dans leur pays, vers ceux « qui en ont besoin. » Ces discours nous montrent bien le rôle de l’'émigration, mais ils ne nous renseignent qu’incomplètement sur ses causes. « On peut dire (1) qu’en règle générale, l’émi- « gration est la conséquence d’un sentiment de malaise. Une « population, qui vit heureuse sur le sol national, n’a pas ten- « dance à le quitter. Qu’une cause de souffrance, d’ordre phy- « sique ou moral, apparaisse, et l’émigration apparaîtra. C’est, « le plus souvent, la conséquence d’un déséquilibre entre la « densité de la population et les ressources du pays. »

Or, depuis 1860, l'Italie a vu sa population croître de façon considérable. De 25.449.000 habitants en 1863 (2), elle avait passé, en 1914, à 36.120.000 et actuellement (en 1928, chiffres calculés), elle est de 41.173.000. L’augmentation est done de plus de 60 %.

Augmentation de la Population Italienne 1825-1927 et Nombre d'Habitants par kilomètre carré.

(1) Extrait de « l'Emigration moderne et les solutions internationales des problèmes de l’'Emigration », par M. Oualid.

(2) En ajoutant à la population du Royaume, celle des Etats de l'Eglise,

Cet accroissement considérable,sans que l’industrie se soit ‘beaucoup développée, semble être une des conséquences de Punification de l'Italie, qui a ouvert, à ses habitants, de nouveaux et vastes horizons. Comme le dit Carli (1) : « La faculté d’avoir des enfants dépend de la foi dans les possibilités. Quand un peuple croit à l’existence d’un vaste champ potentiel de possibilités, il est actif, énergique, dynamique, conquérant. Il tend à assumer, toujours davantage, sa part d'initiative dans l'histoire, et ce n’est pas merveille qu’en de telles circonstances, il doive se dilater, s’augmenter, s’épandre, démographiquement aussi... »

La population s’accroissait ainsi de façon continuelle ; le taux moyen de fécondité (2) de 1901 à 1914 était l’un des plus élevés du monde — et celui des mariages, 7,415 0 ho, taux un peu faible, peut-être, mais cependant encore honorable (3).

(14) L’Equilibre des Nations, d’après la démographie appliquée.

(2) Rapport du nombre des naissances aux mariages dans les principaux pays d'Europe PSRanne 7. Le iiue aies ces ie A NRA 3,9 DÉPOT Re drerre ee Se dnee ds ce node DL ed 3,7 VE BAS Pen ele ses! de ae ee AE 3,3 OO ER NE Dis cles stress oo LENS ee 3,3 NORTON OO AO Cia ee HAS PUS 3,0 OM MO ee a eue elec de ie 2,8 DÉAHÉMATR DL ee M bia ct ele OS NAT EEe 00 2,5 DISSOUTE En ere sa SNS DNS 20 0j bar Ne le ee 2,5 SRE EP TS TS ie so a Pt ee eee 2,4 PCHÉCO-MOYaqUiC ere enr ee 2,4 AUTPICNES se ds LU TR ne ae ee ee ste 2,4 Anpleterre Galles -HOOSSe HR mcm us ce rene 2,2 FTANCE ET Tr nn ep PNR TOILE D D ne ei eee 00 OT Allemagne (non compris la Sarre).......:......... 2,0 (3) Rapport du nombre des mariages por mille habitants dans les principaux pays d'Europe en 1926 POI ee ne ea de del Die dan à ee eqaets à 9,8 PÉRÉCHPIOV AQU ST A ne nn ins Dos oi e vers es 9,& Aïlemagne (non compris la Sarre)................. g2 Pre ride a te dan de ose ue es sis de 8,2 FOND met co else da ee eee esse 8,1 DANEMARK M ne sien e ee Dore lolo ei e de 7,8 PE AS re ee nee pense en die 2,7 BSD NON ne ere lente de res elris qe 7,6 Angleterre, Galles, Ecosse.….....,.........:..... 7,5 SR OL eee MORE VOLS DONC OU ES DE 7,5 ADPICHO re de de derniere ee desire 7,4 RÉAL en s da lalein a die eee droain e 6,9 0 OR PAR ee PR DO PR NE ST vais: 66

Or l'Italie n’était pas un pays riche.

Elle manque de fer et de houille ; elle ne peut donc devenir un grand pays industriel, et son sol est occupé en grande partie par des montagnes ; aussi l’émigration, en Italie, est-elle un besoin. C’est ce que montre bien Benvenuto Grizzioti (1) : « Una popolazione di quaranti milioni di abitanti, addensata su trecenti mila kmq, dei quali un buen terzo occupato da regione montuosa ; onde il bisogno d’émigrare e di attrare capitali dall’estero per favorire collo sviluppo industriale e commerciale l’occupazione di chi resta in patria. »

De même, M. Mussolini disait à la séance d'ouverture du cours spécial d’émigration de l’Ecole Carlo Tenca, à Milan (Boll. mai 1923). « Il est inutile de discuter si l’émigration est « un bien ou un mal. Elle constitue un fait, un besoin phy- « sique du peuple italien, qui ne peut être contenu, tout entier, « dans sa terre d’origine. Avec cette question, créée par la « nature même de notre pays, et la vitalité de notre race, se « pose le problème de l'expansion italienne, qui s’étend main- « tenant dans tous les sens. »

Aïnsi, en Italie, l’émigration est presque considérée comme un besoin national, et cela d'autant plus que l'Italie n’a pas de colonies (2). Comme dans tous les pays d’émigration, c’est la conséquence d’un accroissement de population trop rapide (quoique, dès avant la guerre, on voit Arias (3) écrire : « la crisi demografica batta alla porta ») par rapport à celui des moyens de production, et, comme le dit Gugliemo Josa : « La terre qui ne peut exporter ses produits, exporte ses fils. »

(1) Problemi Italiani del cotone e dell’ emigrazione.

(2) La Somalie, de même que l’Erythrée, n’est pas une colonie de peuplement ; et, en Tripolitaine, les Italiens en sont encore à faire la conquête du pays. Aussi le nombre des colons italiens, dans ces deux pays, est-il infime.

De 190% à 1912, les chiffres d’arrivées en Tripolitaine sont les suivants : 190% — 568 ; 1905 — 350 ; 1906 — 377 ; 1907 — 189 ; 1908 — 365 ; 1909 — 232; 1910 — 229 ; 1911 — 1032 ; 1912 — 7428.

De 1916 à 1920, il y a eu en Tripolitaine 12.990 arrivées et 14.877 départs. De 1921 à 1925 : 22.608 arrivées et 20.861 départs. En 10 ans, par conséquent, les départs ont surpassé les arrivées de 140, avec, cependant, une légère amélioration dans ces dernières années.

En Somalie, la situation est un peu meïlleure, mais le nombre d’émigrants pouvant se fixer dans ce pays est très faible. Quoi qu’il en soit, voici les chiffres : de 1921 à 1925, 2.720 arrivées et 1.604 départs.

(3) Combattu par Gini, mais soutenu par Colejanni.

Nombre d'émigrants par groupes de régions

Italie du Nord (1) Italie centrale (2) Italie du Sud (3)

SAUT ES 94.298 7.344 7.139 SRE 85.419 6.746 7.048 he Te 27.594 6.583 12.091 SRE 88.326 8.958 22.547 Re 90.563 8.200 24.138 Li SAR 100.454 10.395 24,983 À 5 ARE 110.059 10.145 41.360 HAN ORES 109.967 12.375 46.759 SELS 109.627 14.590 25.800 SÉSRESS 102-592 127428 ; 43.533 FRET DOS 14,037 54.627 BR tE en 133.068 15.621 66.976 ST ÉRN SE 207.246 14.590 68.900 DRE 143.158 15.850 59.404 RAR ET ES USER 13.474 74.861 LÉ EA 205.376 . 14.042 74.248 rires 148.693 12.677 62.297 EE 139-513 14.740 92.498 FAT 149.768 13.663 61.892 ee 176.646 20.900 95.635 ide CU 164.525 27.486 415.471 PRES 175.426 30.609 94.420 rt 161.455 22923 99.437 Re 176.267 25.187 106.885 SÉRIE 176.031 39.256 441.495 Eee: 228.088 64.959 240.198 TEL 218.809 54.978 29).722 RÉRNET 210.935 50.729 244.312 RES 243.524 58.225 199.442 HR CES 285.288 88.140 392.903 rates 292.052 104.905 391.020 RL ESR 279.984 96.741 327.950 PRIE PL 289:873 67.027 180.274 rs er 228.148 81.626 1131528638 TS 256.476 85-972 309.627 RENE 254.503 75.893 203.448 ARE NON 299.426 : 105.280 306.740 TE era r 338.211 121.481 412.996 LORS EN 254.615 59.704 164.833 AIS Eee 122768 17991 95.265 LRO REX À 54.879 47.415 70.370 LORS 24,995 11 6:419 15.082 LS en 18.983 3.860 5.468 DORE à. 116.082 33.278 103.864 AIG Te 499.472 62.875 352.264 EI ERNEES 400.173 20.430 80.688 LOT. 167.268 28.784 85.218 Me ados 219.615 45.849 424,497 1 OU PA EC 220.603 43.749 100.262 LPS 159.477 32.417 8.187 .

MODO TA 436.909 31.296 95.605 EVE pe 119.006 27.983 81.113 1 PER 86.530 48.130 £5,906 1920 AE 88.013 17.306 43.852 (1) Ztalie du Nord : Piémont, Emilie, Ligurie, Lombardie, Vénétie et depuis 1921, Vénétie Tridentine, Vénétie Julienne * et Zara. (2) Italie Centrale : Toscane, Marche, Ombrie, Lazio. É ie (3) talie du Sud : Campanie, Pouilles, Abruzzes et Molise, Basilicate, Calabre, Sicile et Sardaigne.

* Y compris Fiume depuis 1923.

Mais, s’il en est ainsi pour toute l'Italie, il y a cependant certaines provinces où, tout au moins jusqu’à la guerre, le phénomène s’était développé avec une progression inquiétante: ce sont les six régions du Sud (1). Ces régions ne fournissaient, en 1876, que 6,445 % des émigrants (2) ; 37 ans plus tard, en 1913, elles en fournissaient 45,871 % (3), ayant vu le nombre de leurs émigrants croître de 5.900 % (4). Et cependant la densité de

Régions

Campanie * Lombardie

Vénétie

Sicile *

Romagne

Emilie et Romagne Tialie (moyenne de l’} Piémont

* Régions du Sud.

(1) Campanie, Pouilles, Abruzzes et Molise, Basilicate, Calabre et Sicile. (2) Exactement 7.011 sur un total de, 108.771.

(3) 400.130 sur un total de 872.598.

(4) Malgré cette augmentation considérable, si l’on examine la statistique des absences, hors de leur province et hors d’Italie, des personnes qui n’étaient pas à leur domicile lors des recensements, nous voyons que, en 1911, seules les Abruzzes,.avec 10,1 % et la Calabre, avec 9,2 %, surpassaient la moyenne du royaume, qui était de 5,4 %, en augmentation de 2 % par rapport à 1901.

Mais, sur 100 personnes absentes de leur domicile, il y avait à l'étranger

En 1901 En 1911

6=-habitante-de la Basilientes 2 TN ee 68,6 fohabrtants des PoutLes eee Rene RER ER Ent 62,6 43,3 habitants de la Sicile. ........,...... MATOS PEN ER 78,2 48,6 habitants des Abruzzeset Molise.....,..:.......... 74,9 61,1 habitants de la Campahies ess Mie A ne 74,4 28 rhabitants de la Gaabre".:, nee 86,7 22,2) moyenne du Royaume): SNA 58,5

L’augmentation pour la Basilicate (1043 %), alors que l’augmentation pour l’ensemble du Royaume n'était que de 38,6 %, montre bien les effets de l’émigration.

la population n’était pas, sauf en Campanie et en Sicile, parmi les plus fortes du royaume. Qu’on en juge par le tableau p. 148 :

Ces régions ne renferment cependant pas une proportion de sol montagneux supérieure à la moyenne des autres régions. Les Pouilles sont même la seule région qui en soit dépourvue (1); la Sicile et la Campanie ont un sol volcanique extrêmement fertile. Il y a donc, à l’émigration, dans ces régions, des causes un peu particulières que nous allons examiner rapidement, et nous verrons que l’émigration, dans les régions du sud de l'Italie, a été en grande partie causée par le fait que les gouvernements italiens, avant la guerre, n’avaient pas adopté la politique économique qui aurait convenu à ces provinces.

(1) Répartition géologique du sol dans les diverses régions d’Italie.

[Montagnes en km2

Densité de la population par km?

(en 1921)

Piémont Ligurie 362,24 Lombardie .214,19 Vénétie Tridentine.| 14.283,05 Vénétie 7.967,60 .k57,58 Vénétie Julienne et 3.586,39| 5.097,49 Emilie 5.800,04 .814,47 Toscane . 596,48 717,35 .279,08 ) .276,02 Abruzzes et Molise*.| 11.898,77 .647,03 Campanie* 7.079,94 .183,06 || Pouilles* !

Basilicate* 7.084,84 {| Calabre* Sicile* Sardaigne Royaume (nouvelles frontières) 122.664,401124.132,69| 63.322,54|310.119,63

* Régions du Sud.

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