‹ La Politique d'émigration de l'ItalieChapitre 41 sur 113 · CATANIA ©, F CALTAGIRONE · texte numérisé non relu

CATANIA ©, F CALTAGIRONE

Le développement de ces cours a donc été considérable, et montre l’importance que le Gouvernement attache à l’aide à donner aux émigrants, pour leur permettre d’obtenir des salaires satisfaisants et élever ainsi leur niveau général. — Mais depuis 1926, année à partir de laquelle la politique italienne de l'Émigration a subi un changement complet, les cours, et tout ce qui touchait à la valorisation des émigrations ont été abandonnés. Ils étaient dus, en effet, à l'initiative du Commissa-

. riat Général de l’Émigration et c'était le côté le plus caractéris-

tique de sa politique.

Déjà le 15 février 1926, une circulaire du Commissaire Général à l’Émigration avait stipulé que, pour éviter de créer un esprit d’émigration parmi les jeunes gens, et de transformer ces écoles en cours d’apprentissage, les cours professionnels ne pourraient être suivis qu’à partir de l’âge de 18 ans ; au maximum 10 % des auditeurs pourraient être autorisés à suivre ces cours, à titre exceptionnel, de 15 à 18 ans.

Nous avons tenu néanmoins à mentionner ces cours au point de vue historique.

f) La tutelle des Italiens à l'Etranger.

Les émigrants, une fois établis en pays étranger, ne sont d’ailleurs pas abandonnés par le Gouvernement national (1), il s'efforce, au contraire, de les aider de toutes manières et de continuer à étendre sur eux sa protection, sous un grand nombre de formes, pour éviter leur dénationalisation et laisser toujours au fond de leur cœur le souvenir et l’amour de la mèrepatrie.

Pour cela, tout d’abord, le Gouvernement italien a conclu — comme nous le verrons plus loin — des traités avec les autres puissances afin de faire accorder à ses nationaux le bénéfice des lois d’assistance sociale que ces États auraient pu adopter.

pendant toute leur durée normale. Les principaux de ces cours furent ceux de : maçons, 68 ; charpentiers, 16 ; ouvriers du bâtiment, 4 ; fumistes, 1 ; mineurs, 4 ; céramistes, 8 ; bûcherons, 37 ; monteurs électriciens, Re mosaïstes, 1 ; hygiène, 18 ; assistance technique et sanitaire, 3 ; professions domestiques, 10 ; pionniers coloniaux, 1. û à

(1) Comme le disait le Dr Fresco, dans le discours électoral qu’il prononçait en 1924 à Trieste : « Le Gouvernement fasciste est convaincu de la nécessité de ne pas abandonner nos émigrants sans soutien et sans guide. »

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