CHOISEUL REVIENT AUX
AFFAIRES Re (1766)
La Poiitique de Redressenent intérieur. Le Politique extérieure : avec + Autriche; en Mégiterranée;
dans 1e reste &e 1° rarepe
La politique de temporisation qu'avait suivie le Duc de Prasliîn de 1763 à 1765 correspondait à l'intérieur à un effort de réorganisation. Le Guerre de Sept Ans avait épuisé les finances, affaibli l'armée, détruit la marine,et, conséquence inéluctable, fait perdre une partie de nos colonies. Les principes de grandeur Nationale et Royale dont les Choïseul «avalent fait leur règle dans la conduite de Za Politique Fran- | geise, et ceux sur lesquels ils fondaient l'honneur de leur pays, ne leur permettaient pas d'accepter passivement le coup &e la défaite de 1763. Aussi donnèrent-11s5 tous leurs soins à mettre le France en état de prendre sa revanche; et r occasion de celle-ci, estimaient-11s, se présentereit sans qu ‘41 fut be soin de la rechercher longuement.
Le rétablissement des finances ne se fit pes avec facilité; cer 11 fallut tenir compte &e l'opposition des Per-. ET attachés à leurs privilèges financiers, comme aux autres. Le moment donc est venu de parler de 12 politiqhe de co seul vis-à-vis des Parlements, &'autant plus que c ‘est, en som
me, cette politique qui amena, en grande partie la chute des
Choïseul. On a déià vu comment, pour amortir les dettes, 1e “ Duc de Prasiin avait cessé de payer de nouveaux subsides à nos alliés, et s'était servi Au paiement régulier de l'arriéré pour maîintenir ceux-ci dans l'érbite de notre politique. En outre, : partout où les dépenses semblaient ne pas devoir servir à ee. parer cette guerre que les Choiseul attendaient, elles étaient diminuées ou même supprimées. Mails en même temps la politique de grandeur instaurée par le Cabinet ne favorisait guère les écononies; et les finances ne pouvaibnt aînsi se refaire tranquilleuent . | L'Armée fut réfornée et perfectionnée par l'ordonnance du 5 Décembre 1762; on fit exercer les régiments, dès le temps de paix; une stricte discipline fut établie, à laquelle , les officiers, dont 1a présence fut exigée dans les casernes, durent se soumettre como la troupe. Le Frytanée Militaire de la Flôche et l'Ecole du Champ de Mers furent fondés à ce moment. L'uniformité devint le règle entre les corps. L'armatit: fut entièrement revu; en particulier, l'artillerie, Gribeauval, nommé Inspecteur Général, na attaché son nom à cette refonte; 41 créa les diverses ertilléeries: cempagne, siège, place, côte. Ses modèles restèrent en usage de 1765 à 1825; 41 en fut Ge même des tuslls. Ce sont les canons de fribeauval qui firent toutes les campagnes de 1a République et de Napoléon; et leur | rêle dans la victoire ne fut pas petit, | ” Maîs la grande vaïîncuo de la Guerre de Sept Ans n'é tait pes l'Armée : la Merîne n'existait plus quand la paix de . Paris fut signée. " Le peu qui restait dans les magasins était “à l'encan; on n'avait pes de quoi radouber, ni équiper les b£&-,
"timents qui avaient échappé au combat de ä. de Conflans; le per
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de Toulen n'était pas mieux que celui de Brest, depuis le com- Mbat de M. de la Clue; les vaîsseaux étaient abandonnés, les magasins vides, la marine devait partout et n'avait pas un sou "de crédit..." Tol était, d'après Chofseul lui-même, l'état de notre marine, Ii fit alors appel au pays peur construire des navires, dent les noms se retrouvent sous Louis XVI et la Révelution même. L'erdennance de 1765 réferma entièrement 1°Ad= ménistration Maritime: en même temps qu'elle prévoyait i'instruction des officiers, elle faisait entrer üdans 12 Marine une règle qui depuis lers a toujours été suivie:" En cas de naufra- "ge, par quelqu'accident que ce nt. 11 (commandant du navire) fencouragers les gens de l'équipage, les fera passer successi- "3 terre avant lui, et 11 ne quittera io vaisseau que le dernier "..... @t plus leîn :"Aucun capitaine sex pavile filon tant qu'il y aura la moîndre possibilité de conserver le "yvafsseau dent sa Majesté lui a confié le commandement, veulant "outil le défende jusqu'à l'éxistut té s'il est forcé de se : “rendre, 11 passera en Conseil de Guerre pour être leué sur sa | "défense, ou 8tr: condamné à mert s'11 n'a pas combattu avec la "plus grande bravoure", Tout ee travail ne resta pas sans effet: les Guichen, Estaing, la Motte-Picquet, Grasse, Suffren feront la Dreux de ce qu'était cette nouvelle Marîne avant la débêcle de la Révolution.
Aux colenies, nous avions perdu les Indes, le Canada, 1a Louîsiane; si la perte des Indes avait été sensible, cel le du Canada ne semble pas avoir présenté aux yeux des gens du 18° siècle une grande valeur, et en Lots a elle ne porta pas
au commerce français un coup impressiennant. C'était sur l'or
ganisatien de ces échanges commerciaux que se portait 1'attene
tien des Chotseul, et surtout vers l'établissement de rapperts de benne entente entre indigènes et Français.
Préparant aînsi les conditions favorables à une prechaîne guerre victorieuse, 1e Duc de Choîseul, revenu aux Affaîres Etrangères, ne restait pas inaetif quant à sa politiqu vis-à-vis des Puissances Continentales, En premier lieu, et quoique violemment combattue, 1fAliiance Autrichienne reste le fondement de la pelitique Françaisé en Eurepe s:"1e Rei a la
nferme résolution de maîntenir l'étroîte intelligence et l'ami "16 sincère qui régnent entre Sa Majesté et 1'Impératriee-Reîne #* ont le désir paraît &être d°y travai11erfle son côté avee le "même empressement"; tels sont les termes de l'instruction remise le 21 Septembre 1766 au Marquis de Durfert partant à Vienne en qualité d'Ambassadeur, Cependant, le Gouvernement nuaït, comme par le passé à refuser de se laisser mener par le, Cour de Vienne; les Traités de Westphalie restaient toujours | garantis par la France et celle-ci n'entenäaît perûre Fe de ses droîts, Les mêmes instructions mentionnent également : des affaires en litige au sujet de l'Italie, et l'on pout y voir combien, dans l'esprit des Choïseul, la &éfense de la Politique de Famille en Italie avait d'importance, Gotte Politique de Famille, que l'en appelleraît aujourd'hui “Pelitique Méditerranéenne", vit en 1768 le rôgie=. ment de la question Gorse par une cenvention en date du 15 Mai qui prévoyait une eccupation plus étendue qu'elle ne 1'était | eelle résultant de la cenvention de 1764, maîs elle devait ces ser au cas de remboursement des frais per la République de G8nest celle-ci #é devant probablement ne jameis se trouver plus
qu'à ce moment même en état d'effectuer ledit remboursement, 1
Corse reviendrait infailliblement à le France, La position de la France dans la Méditerranée Occidentale se trouvait ainsi définitivement affermie, La Politique suivie à l'égard de 1°Espagne comme vis-èevis de 1'Itaiie ne pouvait que la consolider encore, Le Duc de Choîiseul se servait des Princes de la sis. de Bourbon pour chercher à rétablir le commerce Français. Le | Paete de 1761 dont la première application avait les opérations de 1762, Sault démontré la faiblesse militaire Espagnole, Fe bien qué le Ministère Français ne pouvait guère compter sur un appui efficace de l'armée ni de la flotte de son alliée dans | la guerre qu'il préparait contre l'Angleterre. Mais les nome breuses colonies que possédait encore Charles III, leurs rie chesses, les poînts d'appui qu'elles fournissaient pour le revitaillement des escadres, faisaient que le Cabinet de Verseilles insistait pour un accord, quant eux avantages faîts à la ; France dens les colonies de 1'aA1156é, et tant pour le cms: que pour la navigation,
Cependant Choi. seul à qui tout semblait réussir, vo] aît s'engager mal une affaire où la France aileît avoir à dé plorer une défaite de ses partisans, La Pologne p'avait pas vu arriver avec son nouveau monarque une nouvelle ère de prospé= . rités la vieille "République Royale" se dissolvait dans les di: cordes; Stanislas Poniatowski cherchaït pourtent à établir 1°e: tente générale entre les partiss hélas, la Prusse et la Russie, déjà,y veiilatent, empêchakt 1'abrogation äu "liberum veto" lea Diète, véritable eause de tout le mal, Une Diète convoquée à Varsovie en 1767 abolit toutes les réformes sous la pression des Russes et des Prussiens,. Les Polonets patriotes se groupè-
rent pour former une armée; la lutte ne tarde pas à se dévelop:
re per, et les Russes mieux organisés furent victorieux. Pendant ce temps, lea Francs encourageait les Polonais patriotes, Le "secret du Roi", dont on tant parlé, travaillait à ressusciter la Pologne : Vergennes, Dumouriez, Kellermann prirent part aux négociations, comme aux combats, Choiseul avait poussé les Tures à déclarpr La guerre aux Russes; à leur tour, 11s furent vaincus Les Polonais livrés à eux-mêmes, aîdés par un petit Aves 60e Leusut de Français, ne pouvaient plus rien. Le 15 Aofit 17724 Czentochowa, la dernière ville où Pulaski, un des héros üe 1e guerre, tenait encore, se rendait enfin aux Russes, Choïseul n'était plus au pouvoir depuis deux ans; et sa politique Oriene tele qui avait irrité l'Autriche, n'avait pas été pour rien dans sa chute,
Partout ailleurs, Choîseul avait suivi la politique traditionelle des Roîs de Frence. 51 les Etats du Nord n'avaien plus guère d'importance ;en Allemagne, les Traités restaient en vigueur; en Italie, 1a négociation avec le Pape au sujet des Jésuites, fut conduite avec la même hauteur que celle de Steînville à Rome,
Les Choiseul et les Parlements ,.- Menaces de Guerre avec l'Angleterre,
Dès le début de son Ministère, Chofseul avait été
obligé de composer avee les Parlements joue en obtentr l'en rogistrement des crédits nécessaires à la eontinuation de de guerre. Déjà, pendant son ambassade à Rome, 1 avait obtenu au Pape une Encyclique pacifient les esprits dans le Royaume. Plus
tard, cédant à la tradition Geallicane des Parlements, Choïseul
crut habile de se les rendre favorables en leur abandonnant les Jésuites, Ceux-ci étaient tout autant des banquiers que des
Religieux. Un dos Pères, le P. le Valette, établi à la Martini que, n'ayant pu payer ses dettes à cause des mauvaises récoltes d'une année, la Maison Lionéé et Gouffetde Marseille, créancière, fit un procès à la Compagnie toute entière. L*Abbé Chauvelin, du Parlement de Paris, attira 1*attention de l'as seublée sur les Constitutions de la Congrégation; les Parlements s'emparèrent de l'affaire sous ee nouveau jour; et de 1762 à 1764, les arrêts se ssccotrest; confisquant les biens de la Société et allant jusqu'à bannir les Pères. En Novembre 1764, Louis XV signait un édit dissolvant la Société des Jésuites, ne leur permettant plus de vivre qu'en simple particu- 1iers dans le Royauke, Les Cours Alliées des Bourbons suivirent l'exemple qu Roi. Le Pape Clément XIII; ayant excommun16 ceiutci, Choïiseul exigen la réparation de cette "incartade”; pour l'avoir, les troupes Françaises occupèrent le Contat d'Avignon, Ce ne fut qu'en 1775, que le Cardinal de Bernis devenu Ambassadeur à Rome, obtint du successeur de Clément XIII 1'abolitior des Jésuites.
| Les Farlements encouragés par ce Er cherchent | à reformer une féodelité. Devenus de plus en plus turbulents, 41s ne cessaîient de soulever des difficultés au sujet de la perception des impôts. L'affaire la Chalotais amenaît une véri table révolte du Parlement. de Bretagne contre le Duc a'Aîguil= lon , Les Choîseul étaient eux-même descendents â‘une grande famille féodale; on les disait philosophes. Le Duc de Praslin, dans un écrit “ en forme de mémoires” sur son oeuvre, |
que pour sa part, 41 ne peut s'opposer aux Parlements, Toute
cette effervescence ne rend pas aîsée la préparation à la guere
re, Ile
}\ Cependant le Due de Choïseul continuait à travail-
| | 1er à le revanche contre l'Angleterre; et cette politique est TES
// en so1, à ce moment, bonne et louable. L'angleterre devenait,
/ tandeit eu moîns à devenir, le maftre du monde, Pour cela, 11
/l} | sus raxiatt dominer 1'Europe. Ke pouvant le faire niliteire V4 ment, les Cabinets qui se succédèrent à Lonäres, pensèrent pouvoir y arriver en contrôlant le commerce avec les colonies.
. Deux puissances pouvaient alors s'y opposer + de France et l'Es À X
| \pagnè, Contre la première, Londres suscitait et finençeit des
| guerres continentales; contre la seconde, la corruption, aidée FA l'état d'affatblissement où étaient tombée toute l'administration Espagnole, suffisait pour éloïgner tout ce ce qui gênaît 1'Angleterfe. En s'attelant à une politique nettement ane ti-Anglaise, les Choiseul avaient montré la voie à suivre. Ce pendant si les alliances conclues par eux tendalent à la wsn— quillité en Europe afin de pouvoir se donner entièrement à la guerre sur mer, lorsqu'en 1770 un différend s'éleva à propos | des Iles Malouines entre l'Espagne et l'Angleterre, l'heure n'était pes encore venue, le désordre financier surtout étant loîn d'8tre guéri..... Choiseul, se fiant au renouveau maritime aceompli par ses soîns et ceux de son cousin, eut le tort de croire la revanche espérée, arrivée enfin à sa portée; {1 envoya à Madrid des conseils &‘intransigeance, Mais Louis XV ne voulait pas la guerre; il est vraiment difficile de lui
donner tort.
Depuis longtemps, les Choîseul étatent attaqués.
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Madame du Barry ne les aimait pas. Toutefois, le mémoire qu'elle fit écrire par Favier attaquant 1*alltance Autrichienne, ne pouvait leur nuîre, Le Barti Dévot de son côté en voulait au Ministre pour l'affaire des Jésuites. Lorsqu'à toutes les diverses pressions, vint
s'ajouter l'affaire malouîne, 1e Roï ne put continuer d'approuver
. la politique suivie. Le Perlement frondaît toujours; l'Autriche elle
même s'écartait de son alliée, suite de l'affaîre de Pologne. Le Ro: était préoccupé; le 21 Décembre 1770, 11 écrivait au Roi diEspagne | :"L'esprit d'indépendance et de fanatisme s'est répandu dans mon |
"royaume, ,.... 36 suis résolu à me faire obéir par toutes les voies “possibles. La guerre dans cet état serait un mal affreux pour moi : fet pour mes peuples.....". Quatre Jours plus tard, le 24 Décembre À 1770, les Ducs de Choïseul et de Praslin étaîñent exilés à Chante- | 4 loup et à Praslin. |
CONCLUSION Caractéristiques de la Politique des Choiseul.» Les suites de cette Politique.» Essai de Jugement. Monsieur A. Bourguet dans ses "Etudes sur la Politique ; “Etrangère du Duc de Choïseul”, déjà citées, cote que "dans une “sorte d'apologie äntitulé CONTE ORIENTAL, Choîseul a écrit "sa disgrâce ;A je ne seîs combien de stades de Babylone tient "courtisen: l'@me n'avait jamais été servile, un homme animé de "l'amour de la gloire sans avoir été ambitieux. Ministre €'un Sults ® 41 avait été citoyen comme dans une République, sujet comme dans “une Monarchie, Il aimait sa patrie et son prince; 11 les avait ser “vis l'un et l'autre sans asservir l'une, sans avilir 1'autre., À 1:
fiumière de ces confidences, on comprend mieux encore la fierté qui
“inspira toujours sa diplomatie et les tendances qu'il fit réfgner dans les Conseils de Louis XV,
fLe Duc de Choiseul a possédé ce très grand mérite “de ne jamais désespérer de son pays en aucune circonstance et de ne pas s'abandonner au découragement, quand il ne voyait pas “ses efforts couronnés d'un succès immédiat. Il puisaît sa force’ fet sa confiance duns le sentiment des ressources étonnantes de "yitelité que présente notre nation; et il ne doutaiît pas, môme faux houres sombres qu'elle traversaîit, qu'un jour viendrait où “luirait pour elle plus de bonheur et plus de gloire C'est à “préparer cet avenir qu'il a travaillé sans se lasser jamais, so: “eréant ainsi pour lui-même les titres les meilleurs et les plus “solides à la reconnaissance de us qui conservent encore le feulte de la Patrie". Ces lignes de “. Bourguet earactérisent suffisamment la politique âu Duc de Choïseul pour qu'il nr superflu d'y rien ajouter; 11 reste toutefois que son cousin Ti Duc de Praslin l'a aîdé de toutes ses forces st de toutes ses facultés, et que lo rôle effectif de celui-ci na 6t6 tel que 1t6loge, qui n'est pas mince, de M. Bourguet peut et doît &tre 6tendu aux deux Ministres dont l'union et la bonne entente ne se 1 démentirent jamais.
Politique utilitaire, puisque, comme 411 a été exposé au 1iong de toutes ces Does es considérations qui ont trou vé place dans l'esprit des Choiseul ont, été la rechefche d'un intérêt certain où la grandeur de la France trouvait son —. Pour cela, Politique Extérieure, Politique Militaire, Polftique Maritime s'unissaient pour donner au Cabinet de Versailles travaillant au relèvement au pays, la possibi1ité et la force d'er-
river à ses fins,
Cette Politique n'est pas restée sans suite : Ver-
gennes, qui avait été Ambassadeur pendant que Choîseu]l était Mi nistre, devait avoir 1'honneur de la continuer.L'Alliance Autrichienne maintenue par raison, surveillée avec méfiance, la dut te contre l'Angleterre fut l'objet de toutes les préoccupations de ce dernier. Mais la Révolution arriva, balayant les tradition ne comprenant pas leurs leçons, La lutte contre 1'Autriche re- à prend, en même temps que la lutte contre l'Angleterre continue. Quelie tristesse d'être obligé de se rendre compte que 1'Alliance autrichienne ne fut pas le moîndre des griefs exploités per la Révoluttonpontre la Monarchie, gardienne avertie des Traditions Françaises!
ce fut, d'ailleurs, aus:1 un des griefs contre les Choiseul.
Mais les faits ont leur éloquence contre quoi aucun préjugé ne peut tenir. La Paix de Paris qui donna l'occasion d'attaques virulentes contre 1e Ministère, après sa signature et dans la suite, ne fut conclue que pour sauver l'Alliance et préparer la revanche. On «a reproché à Louis Xÿ et à 565 inistres d'avoir sacrifié le Canada. Mais si on lit les correspondances au teups, 41 y faut noter deux choses : la première est que le Canada était beaucoup moins prisé alors, et ce par les meile * leurs esprits, que de nos jours; que les Antilles que 1 France avait gardées, étaient l'objet de toutes les convoitises: du ML nistère Anglais lui-même, beaucoup plus que le Canada; que le 7 Cabinet de Londres fut extrêmement mécontent de s'être trouvé dens l'obligation, pour satisfaire le peuple Anglais fort monté en faveur du Cenada, de lâcher les Antilles pour accepter celui-
ci. Le deuxième se trouve dans deux mémoires faits, l'un per le.