AVANT -PROPOS XV
mêmes, nous avions et nous avons aujourd'hui l'obligation de prendre une conscience plus claire de nos devoirs.
La Politique de demain, pressentie et aperçue par les personnalités qui ont cédé si bienveillamment à nos sollicitations, va nous apprendre à nouveau la nécessité et la vertu de ces devoirs. Les yeux s'ouvrent devant les profondeurs de l'abîme.
De grandes et terribles" leçons se dégagent de la guerre. Peut-être allons-nous savoir par cette Enquête — forcément incomplète -;- si la politique pure a fait faillite, ainsi qu'on l'a écrit, si elle va subir certaines transformations et quels problèmes la guerre a mûris. Une nouvelle ère va s'ouvrir, peut-être. Mais cette ère nouvelle verra le développement accéléré des idées démocratiques. A cet égard il semble qu'ij y ait unanimité parmi les républicains. D'aucuns ont délaissé la première partie de notre questionnaire; mais tous ont reconnu la prédominance de la question économique. Il y a et il y aura là une bataille à livTer, où il est nécessaire d'apporter de la méthode, de la volonté, et comme le disait excellemment un remarquable écrivain, M. J.-A. Rebufïat, dès 1915, « cet esprit de sacrifice qui est comme une avance d'hoirie qu'une génération consent à l'autre ».
Dans l'ensemble, on verra que cette Enquête, utile, avant et après la victoire, a une amplitude et une variété que n'ont pas toujours ces sortes de travaux.
C'est reconnaître l'importance des questions, plus actuelles que jamais, que nous avions soumises à l'esprit éclairé de nos interlocuteurs. Nous avons