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LA POLITIQUE DE L'INCOHÉRENCE 55 la vitesse, nous avons disparu vers Jaffa. Pour tous, ce départ a été un moment d'émotion profonde.
Résumé et propositions. — Ce voyage à Jérusalem nous a produit une impression inoubliable, unique dans la vie de beaucoup d’entre nous. De notre côté, nous avons essayé de faire tout ce que nous pouvions pour que la manifestation voulue par le gouvernement ait tout son éclat. Il semble que ce but ait été atteint, puisque de tous côtés on m’affirme que le voyage de M. le vice-amiral Fournier en 1809, celui du prince Eitel, celui de l’empereur d'Allemagne lui-même ont été l’objet d’un moindre enthousiasme. Ce pays est resté fidèle à la France et la saluait en nous. La France y vit par des œuvres nombreuses qu’il serait regrettable de ne pas soutenir; hôpitaux, écoles surtout sont un moyen d'influence tout-puissant.
« Dans votre lettre du 3 février, vous vouliez bien, Monsieur le Ministre, me conférer momentanément les prérogatives du commandant en chef. La plus précieuse à mes yeux est Le droit de vous dire toute ma pensée. D’une façon générale ces écoles d'Orient sont admirables. Des professeurs laïques, des religieuses, des religieux pratiquent la mutualité parfaite, y élèvent côte à côte dans l'amour de la France et le culte de sa langue, les enfants de fonctionnaires musulmans, d’Arméniens, de catholiques, d’israélites, de Grecs orthodoxes. Grâce à eux l'usage du français s'étend au lieu de diminuer; on ne saurait trop encourager tous ces bons ouvriers de la grandeur nationale. S’il venait un jour où les peuples de Syrie pourraient disposer d'eux-mêmes, ce serait à nous qu’ils
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