AFFAIRES POLITIQUES ET COMMERCIALES DONNE OU RS
« Smyrne, le 27 mars 1915.
Monsieur le directeur,
Dans la lettre d’un catholique, que vous avez purbliée hier dans la rubrique « Tribune Hbre », on affirme que la France conserve toujours et malgré tout le protectorat des catholiques en Orient. Mais, en grâce, est-ce que les Sœurs d’Ivrea, les Pères dominicains, les Pères salisiens, les Pères de Saint-Antoine de Constantinople, etc., sont des schismatiques ou des hérétiques parce qu’ils ont dressé le drapeau italien sur leurs maisons ? C’est une illusion de croire que le protectorat des catholiques en Orient ne soit une prérogative que de la France. Il y a beaucoup de temps que la France a en effet renoncé à ce qu’on croyait son privilège.
D'ailleurs le droit de protéger ses sujets à l'étranger est la plus essentielle des attributions d’un état civil et ne peut être le monopole d’une puissance quelconque. C’est qu’on veut faire servir la religion de piédestal à la politique en Orient — that is the question.»
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