‹ La Politique des ContinentsChapitre 43 sur 48 · LÉ CU · texte numérisé non relu

LÉ CU

Le rôle de l'Etat en matière d’ententes entre producteurs ne doit être qu’un rôle de surveillance. En effet, si ces ententes poussent trop loin leur action et qu’elles se mettent par leur faute dans une situation difficile, l'Etat pour éviter un désastre (1), est obligé d’intervenir pour leur venir en aide. C’est ce qu’il faut éviter. L'Etat, à notre avis, ne doit jamais se trouver mêlé comme participant à des intérêts purement privés, parce qu’il a dû soutenir des entreprises défaillantes.

Pour la question qui nous occupe, l'Etat n’aurait pas dû, par ses décrets de contingentement, donner force obligatoire à des accords qui n’auraient jamais dû acquérir le moindre caractère officiel.

Quant au fameux « protectionnisme éducatif », il nous semble que si la consommation doit être orientée vers tel ou tel produit, il vaut mieux qu’elle soit attirée par la qualité ou par le prix, plutôt que par la nécessité.

Nous nous sommes bornés à critiquer ici le principe même du contingentement. Quant aux applications maladroites de ce principe, elles sont innombrables. Nous ne pouvons les examiner dans le cadre restreint de cet exposé (2).

() Exemple du Pool canadien des blés.

(2) Voir particulièrement « Le Temps Economique » du 12 mai 1932 : Quand l’économie est dirigée. Le Beurre. par Paul Decharme.

Voir également la question des machines-outils dans « Foreign Trade » de mai 1932 P. II et suiv. en sens contraire, « l’Usine » du 25 mars : Le contingentement peut-il nuire à la production nationale.

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