‹ La politique du gouvernement Parent à Québec [microforme]Chapitre 7 sur 12 · LA SITUATION FINANCIERE · texte numérisé non relu

LA SITUATION FINANCIERE

Pour bien établir la position financière de notre province telle que nous l'avons laissée à nos successeurs en mai 1897, il est nécessaire de remonter à décembre de l'année 1891-92 Lorsque l'honorable M. de Boucherville fut appelé à prendre les rênes du pou-

voir, la position de la province de Québec à c?tte époque, était, au point de vue financier, des plus alarmantes.

La vérité est que, les libéraux nous avaient laissé une dette flottante d’environ $15 000,000, un pouvoir d'emprunt de $10,000,000, un déficit ordimaire de $1,500,000 ; une dette nette augmentée de près de $13 000,000. Les

conservateurs ont diminué le passif de la province de S2,131,611. Le déficit de $1,500,000 a été changé en un surplus de $228,204. Nous avons rétabli le crédit de la province. Nos emprunts à 4p.c. font 5p.c. de prime, tandis que le gouvernement précédent avait ayé en résumé 7 p.c pour Son dernier emprunt.

C'est grâce à une po’ économie, que nous avons ces excellents résultats.

que de saine pu obtenir

CE: TEN DUDEFICIT

Nous arrivons maintenant à un point bien controversé, savoir : la prétention de nos adversaires que nous leur aurions laissé un déficit de $809,U00.

En supposant que cela serait la véri-

t6, il y a loin de ce déficit à celui dont nous avions hérité de i'udministration Mercier, Mais la prétention de nos

adversaires sur ce point est de nature à mettie le public dans une erreur profonde. Ce prétendu déficic à été fait de toutes pièces par le gouvernement Marchand dans son désir de vouloir diminuer la bonne réputation de l'administration conservatrice. Le procédé employé est cousu de fil blanc et l'erreur saute yeux de tout Île monde. Ila consisté, tout simplement, à ne collecter les revenus de l'année 1896-97, que l'année suivante et à charger au compte des dépenses ordinaires de l'année 1896-97 la plus grande somme de dépenses possible.

D'abord, l'on a payé $218,237 pour des obligations contractées avant 1892, paiements qui de leur nature ne tombent pas dans la catégorie des dépenses ordinaires de cette année. C’est cependant ce que nos adversaires ont fait.

Voici une liste de ces paiements :

Réclamation Perreault et Mesnard, provenant d'un contrat passé avec le département des Travaux Publics sous le gouver-

nement Mercier. . ... … $27,565.00

Réclamation semblable de Dussault.. .. .. .. .. :.

Réclamation de la Waterous Engine Company. .

Montant accorde par arbitrage à P. Vallière, pour meubles fournis au Palais de Justice de Montréal.

Montant du jugement en faveur de Charles Berger, contesté par le gouvernement, et dépenses incidentes..…. Rues :

En règlement de la réclamation de $11,000 de G.

Amyot, pour services rendus au gouvernement Mer-

cier. . ne É 4,000.00 Balance du prix d'achat

d'une propriété sur la

Granie Allée, achetée

par l'administration Mer-

DIET: RTE 2 30,000.00

Total des obligations con-

tractées avant 1892. . $218,237.00

La vente annuelle des limites à bois, faite tous les ans, pour rencontrer les besoins du commerce, devait avoir lieu cette année-là au mois de juin, c'est-à-dire un mois après la chute du gouvernement Flynn. Le produit de cette vente, comme on en avait l'habitude, devait être considéré comme une partie des revenus de la province. Le gouvernement Marchand a retardé cette vente au mois d'août suivant, pour tâcher de faire tomber le produit de cette vente dans les recettes de l'année 1897-98. On a de plus négligé, et peut-être refusé, de faire payer à certains marchands de bois, les montants qu'ils devaient au #ouvernement comme droits de licence et droits de coupe de bois. Je citerai comme exemple, l'honorable George Bryson qui n'a remis qu'après le commencement de l'année fiscale 1897- 98, le montant de $16,000 environ, qu'il devait de ce chef au gouvernement de notre nrovince. Que l’on jette un coup-d'œil sur les mandats spéciaux, émis depuis le 20 de mai jusqu’au 30 juin, l’on y verra à chaque ligne percer le désir du gouvernement d’accumuler sur l’année 1896-97 toutes les dépenses possibles. Il n’y à pas un home de bon sens qui ne dira pas que les divers montants pour le paiement desquel on a émis des mandats spéciaux auraient pu parfaitement et auraient, dû n'être payés qu'après avoir reçu l'autorisation des

Chambres, taire.

Voilà comment on a bâti le prétendu déficit de huit cent et quelques mille dollars que l'on a mis à la charge de l'administration conservatrice.

Dans son dernier discours sur le budget prononcé le 11 mars 1902, énumérant les griefs, qu'il prétendait avoir contre le dernier gouvernement conservateur, l'honorable Duffy dit que nous lui avons laissé un déficit annuel de S291,481.71 et un déficit total de $1,457,408.56 pour les cinq années de notre dernière administration. J'oppose à cela le discours de l'honorable M. Narchand, prononcé sur le budget, le 7 février 1899, qui fait pleine et entière justice de ces avancés fallacieux Cet exposé budgétaire nous apprend que pour l'année 1891-92 il y avait un déficit de $1,012,764.24 En 1893, nous avions un surplus de $132,395 un autre surplus de

par un budget supplémen-

1895, un autre sur- 41, et en 1896, un 286,688.89, Ces

chiffres sont compagnant de parler.

ment saires.

Le 21 décembre 1897, l'honorable M. Dechéne, présentant un vote de nonconfiance «contre le gouvernement d'alors, disait dans sa motion que nous avions dépensé en moyenne pendant les quatre années 1893-94, 95 et 96, une somme de $3,978,424.91 par année, et il trouvait cela tellement répréhensible, qu'il en a fait la base du vote de non-Confiance.

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