I. Livre Bleu, 1896, III, p
a. Livre Dleu^ 1896, II, p. i63.
LES MUSULMANS ET L'EUROPE 3o5
Constanlinople, ne pouvait être déplacé, on le doublait de préfets et de sous-préfets, qui avaient fait leurs preuves, — tel, dans le gouvernement de Bitlis, cet Ibrahim-Kiamil- Pacha, chassé de la préfecture de Bayazid par les plaintes des imams et des prêtres chrétiens, chassé ensuite de la préfecture de Mardin par les rapports des consuls européens, et nommé à la préfecture de Guendj pour préparer le coup du Sassoun*.
De même, dans Farmée, on avait rappelé d'Asie Mineure tous les officiers, que la défiance impériale avait autrefois éloignés de Constantinople, sous prétexte d'intrigues ou d'opinions Jeunes-Turques, en réalité à cause de leur inaptitude aux basses besognes. On les avait envoyés dans des garnisons aussi lointaines, mais à l'autre extrémité de l'Empire, en Tripolitaine ou en Albanie. On les avait remplacés par ce colonel de Yédidjé- Kalé, qui fit égorger et rôtir les enfants d'une école française et dont la France n'a pas obtenu la punition; ou par ce général de Marach qui, pendant le massacre, chassait du bazar les soldats trop pressés de piUer, et