‹ La politique du sultanChapitre 72 sur 106 · I. Revue de Paris, p · texte numérisé non relu

I. Revue de Paris, p

LES MUSULMANS ET L*EtJU01'E 29I

offrait — de mauvaise grâce ou de mauvaise foi, pensaient-ils ; car ni l'un ni l'autre ne cachait leur antipathie pour elle — d'aborder les affaires d'Arménie. Au mois de décembre 1894, ils lui accordèrent ou crurent lui imposer leur coUaboralion pour la commission d'enquête du Sassoun. Il semble que, trompés par le Palais et la Porte, ils soient entrés dans la combinaison avec de grandes illusions sur la réalité des faits et sur les résultats futurs de l'enquête.

Un mémorandum de la Porte avait, le 20 octobre 1894, présenté les faits comme une révolte organisée par un révolutionnaire qui, « non content d^exciter les Arméniens par la parole, les a poussés à attaquer la ville de Mouch, en se faisant fort de faire venir d'Angleterre des troupes en ballon ; il a formé aussi des bandes armées de fusils, de poignards, de haches et d'autres engins de guerre ; jouissant du spectacle de leurs atrocités, ces bandes se livraient à toutes sortes de propos insultants contre la religion de rÉtat et poussaient des vivats en l'honneur de leur soi-disant roi*». En même temps,

Page 1