I. Livre BleUy 1896, I, p. I3i
a. Livre Bleu, 1896, I, p. 120.
tËs Musulmans et L'euïiope oii
la Porte ne cède pas, on laissera l'Angleterre et la Turquie face à face. Ce dernier mot éclaire toute la politique russe de cette année : la menace même d'abandonner la Turquie prouve que le prince Lobanoff avait pris le rôle de défenseur du Turc contre l'Anglais *. On discute longtemps sur la composition de ce comité — les ambassadeurs ont proposé sept membres; le prince Lobanoff pense que quatre Turcs et trois Européens s'entendront diflficilement , mais que , d'autre part , une assemblée plus nombreuse constituerait un réel danger, — puis sur le siège de ce comité : Constantinople est bien loin de l'Arménie; mais la présence du comité en Asie Mineure pourrait encourager les révolutionnaires/fout à coup un revirement se produit; le prince Lobanoff revient au projet de réformes et veut brusquer la solution. Il télégraphie le 4 septembre à Londres :
La Porte consent, pour éviter la commission de surveillance proposée par lord Salisbury, à admettre les communications directes des drogmans avec la Commission de contrôle recommandée dans le projet des ambassadeurs, et cède sur la presque totalité de nos demandes avec des modifications