‹ La politique du sultanChapitre 85 sur 106 · Livre Bleu, 1896, I, p. i46-i · texte numérisé non relu

Livre Bleu, 1896, I, p. i46-i

LES MUSULMANS ET L'EUROPE 3l3

nienne »; on ne demandera plus à la Porte qu'un acquiescement de principe au plan de réformes, quitte à discuter le détail quand Tordre sera rétabli. Les ambassadeurs reçoivent donc Tordre d'accepter le projet turc, et Tirade du 17 octobre 1895, qui le sanctionne, bâcle la solution : les réformes sont promises, mais non publiées.

Les journaux officieux, français et russes, saluèrent cet iradé du 17 octobre 1895 comme (( un heureux dénouement de la crise arménienne* ». En réalité, il ne dénouait rien.

Quinze ans plus tôt, en 1880, les six puissances avaient refusé un projet presque identique, en motivant ainsi leur refus :

Il est' de toute nécessité de réaliser sans perle de temps des réformes destinées à garantir la vie et la propriété des Arméniens... Les soussignés, à titre de conclusion, appellent une fois de plus l'attention de la Porte sur ce fait essentiel que les réformes à introduire doivent, aux termes d'un engagement qu'elle a contracté par un acte international, être conformes aux besoins locaux et s'accomplir sous la surveillance des puissances.

La surveillance des puissances n'était pas établie. Les réformes n'étaient pas conformes

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