PRÉFACE VU
sionnée, n'aura moins recueilli la vérité, n'aura moins servi la justice que celle à laquelle je vais répondre.
Celte réponse^ je demande aux hommes qui ont souci de Timpartialité de la lire avec quelque attention.
J'ai le droit de la faire, car attaqué dans ma considération par des adversaires politiques que je n'attaquai jamais dans la leur^ je suis en état de
légitime défense.
J'en ai surtout le devoir^ car ce n'est pas seulement la vérité personnelle que je défends, c'est, avant tout, je Fatteste, la vérité publique, une vérité qui touche à de hauts intérêts de morale et de patriotisme. Je m'adresse, en effet, aux Représentants du Pays, et je leur dis :
a Pendant que, tout entiers à la lutte des partis, « nous nous laissons dominer par l'exclusive préc occupation des difficultés intérieures, les périls «extérieurs se pressent autour de nous. Dans les a guerres de l'avenir, l'ennemi ne rencontrera plus « l'obstacle des frontières, il entrera de plain pied « dans le Pays. 11 ne sera plus, comme en 1870, « à treize jours de Paris, il en sera à quatre jours. « Et qui peut dire la grandeur des efforts et des « sacrifices qui s'imposeraient h la France encore « une fois foulée par l'invasion !