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LA CENSURE

Il résulte de ce court exposé que la législation sur la censure a subi toutes les fluctuations de la politique. Si nous sommes au lendemain d'une révolution, et s'il souffle sur la France un vent de liberté, la censure est supprimée; si la réaction autoritaire se produit ou s*annonce, elle est rétablie. En attendant, la censure conserve ses partisans et ses adversaires. Les uns et les autres invoquent à Tappui de leur opinion des motifs plausibles. On ne saurait prétendre que Texpérience ait prononcé pour ou contre la censure, pas plus qu'elle n'a décidé entre le scrutin de liste et le scrutin uninominal. Les essais temporaires n'ont jamais été faits dans des circonstances propices; les accidents de la politique ont toujours troublé l'observation.

Gomment résoudre a priori ce délicat problème ? Lesquels ont raison de ceux qui ont critiqué l'interdiction de la Fille Élisa ou de ceux qui ont blâmé l'autorisation de Thermidor ?

C'est pour trancher enfin cette question controversée que M. François Deloncle a proposé de supprimer la censure pendant un an. Le moment est favorable à cette expérience, car Tonde politique semble avoir pris son niveau. Une pareille tentative est, comme nous l'avons vu, dans le tempérament de M. Léon Bourgeois ; c'est tout au plus si, par un sentiment fort respectable, le gouvernement pourrait maintenir quelques réserves à l'effet de préserver de tout outrage les souverains étrangers.

Pourquoi la Chambre hésiterait-elle à accepter la proposition de loi de M. François Deloncle ? Croit-on qu'il n*y aurait plus de moralité en France si, pendant une année, le théâtre était libre ? Lorsqu'on permet tout aux cafés-concerts, ne peut-on faire crédit de quelques mois aux auteurs, aux directeurs et aux acteurs de nos scènes parisiennes ? Ne peut-on surtout faire crédit au public.

ft66 APPENDICE. •

qui n'est pas si incapable qu*on le suppose de manifester ses dégoûts (i)?

La proposition de M. François Deloncle n'est pour déplaire ni aux partisans ni aux adversaires de la censure.

§ 15. — La métliode expérimentale et le socialisme.

Au soixante et unième congrès des naturalistes et médecins allemands, tenu à Cologne en i888, M. S. Exnera fait une communication très savante sur Torigine des erreurs générales. Celles-ci, a-t-il exposé, consistent en séries d'associations justes, en général, mais où manquent des associations importantes pour le cas particulier. « En d'autres termes, les erreurs typiques proviennent de l'association de l'habituel avec omission du spécial. »

M. Exner ajoute une comparaison pour rendre plus intelligible cette formule abstraite. « Une poule pond chaque jour un œuf au même endroit, et, lorsque le nombre en est suffisant, elle les couve. Mais si Ton enlève chaque jour l'œuf pondu, elle ne s'en met pas moins à couver, au moins dans la plupart des cas, et reste pendant tout le temps nécessaire dans son réduit, sans se préoccuper si elle a des œufs sous elle ou non (2). »

(1) a On verrait pendant cette année de liberté quelles audaces se permettraient les auteurs et toléreraient les spectateurs. On verrait aussi si, dégagé de la préoccupation des ciseaux à la fois arbitraires et hésitants de la censure, quelque penseur inédit produirait une œuvre hardie, décisive, propre à assurer par son mérite et son succès Tindépendance de la pensée théâtrale.

« En mettant les choses au pis et h supposer que la pornographie fasse quelques prouesses pendant Tannée d'essai, il est probable que la moralité française ne s'en trouvera pas plus malade.

tt II serait donc vraiment excellent que la Commission chargée d'examiner les propositions relatives à la censure fit un accueil favorable au projet de M. Deloncle. » [Le Figaro, !«' mars 1891.)

(2) Revw scienUfiqu9t i% janvier 1889.

Les choses ne se passent pas autrement en politique. Les assemblées ne sont pas analystes ; eiles ne peuvent Têtre. Maïs elles ne possèdent même pas le sentiment de l'analyse qu'une saine conception de la méthode leur donnerait. Qu'un orateur sorte habilement de la question, en écartant les associations d'idées contraires à sa thèse et en faisant appel à celles que son auditoire accueille avec faveur, qu'il fasse vibrer ces volitions réflexes qui, chez les esprits les plus libres, tiennent toujours tant de place (i), qu'il résume son argumentation par quelques-uns de ces lieux communs dont l'effet est rarement perdu, il sera écouté avec complaisance et suivi avec entrain ; ceux-là mêmes qui s'intitulent volontiers des réformateurs n'ont cure d'analyser les conditions spéciales au sujet ; la pente commune^ inclinant à droite ou à gauche, reste encore pour tous le chemin le plus facile ; la paresse intellectuelle et le défaut d'orientation la leur font choisir de préférence. C'est la poule qui couve son nid vide.

Les essais de méthode expérimentale que nous avons cités dans cet Appendice sont d'un bon augure pour l'avenir. Le nombre en est encore restreint par comparaison avec d'autres pays ; il n'en ont pas moins, dans la situation actuelle, une très réelle importance. Cette situation pourrait devenir grosse de solutions, comme elle est grosse de dangers. Je ne puis, pour ma part, considérer le statu quo comme une issue. Le statu quo est comme ces places de guerre dont la chute est fatale ; si vaillante et si habile qu'en soit la défense, l'heure arrive où l'attaque l'emporte toujours.

La vraie prudence ne consiste ni à reculer ni à rester en place, mais à avancer sans cesse en éclairant la marche;

la méthode sert d'éclaireur. Si Ton se cantonne dansTimmobiiité, les forces agressives auront le dessus, et, dans leur victoire désordonnée, elles emporteront avec elles Tâme de la France moderne.

Les socialistes sont les assaillants. Ils auraient un bien beau rôle à jouer s'ils se bornaient à réclamer une répartition meilleure des produits du travail et, pour l'ouvrier, des conditions de vie plus faciles, s'ils s'appuyaient sur les progrèsspontanément accomplis dans certaines régions, dans certaines villes, dans certains ateliers, s'ils demandaient à l'État d'écarter les obstacles légaux qui s'opposent au développement de ces grandes œuvres et surtout de les faire connaître, parce que les ouvriers les ignorent et que leurs meneurs se gardent bien de les en instruire.

Ceux-ci préfèrent la fameuse formule des « trois huit », à imposer, en ce qui concerne la longueur de la journée, par les pouvoirs publics. Cette prétention n'est que ridicule, car ce n'est pas en diminuant le produit du travail qu'on augmentera la part afférente à l'ouvrier. Et cependant, les Trades Unions, qui avaient jusqu'ici énergiquement résisté, viennent d'adopter la journée de huit heures au congrès de Manchester. Sans doute, la résolution n'a été votée qu'à une faible majorité ; sans doute une scission menace de se produire dans cette vaste association ; le fait n'en est pas moins caractéristique. Les hommes prévoyants le regarderont comme un grave symptôme ; rien n'est plus dangereux que ces vagues formules qui se cristallisent dans les cerveaux^ et, semblables aux digues qui barrent les rivières, empêchent les associations d'idées de se former.

C'est bien des socialistes que Ton peut dire qu'ils couvent un nid vide. Ils en ont tout simplement retiré la nature humaine. Ils considèrent les citoyens comme des

Lk MÉTHODE ET LE SOCIALISME. 569

unités arithmétiques égales entre elles ; ils devisent sur la production et sur la distribution de la richesse sans tenir compte des motifs intérieurs auxquels la création de cette richesse est due. La psychologie n'existe pas pour eux. « Et pourtant, dit sir Henry Maine, l'expérience montre que la richesse est bien près de disparaître, lorsqu'on diminue Ténergie des motifs qui ont porté les hommes à la produire. »

La plate-lorme socialiste est ramenée pour la lutte à un mot de ralliement, dont les échos se répercutent dans le monde entier. Les grèves éclatent partout. Les patrons commencent à y répondre par le lock ont. Ils se coalisent, eux aussi, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en Australie, et, en ce moment, en France, à Saint-Pierrelès-Galais. Les grévistes reçoivent des subsides des syndicats similaires de leur pays, même de l'étranger ; les patrons parlent de se fédérer également. On décore ces agissements du nom de socialisme ; c'est en réalité la lutte des classes, la lutte ardente et sans merci, la lutte imprévoyante et stérile. M. Gamelinat disait tout récemment dans un banquet, que la journée de huit heures n'est que la plate-forme apparente, tandis que la vraie plate-forme est la transformation de l'État bourgeois. Et un journal, qui est la tribune des chefs du parti ouvrier, ne craint pas d'arborer comme devise du prolétariat : « Triompher pour vivre de justice ou faire de la terre un vaste champ de repos (1) »•

Tous les socialistes ne parlent pas un langage aussi vulgaire. M. Hector Denis a publié, dans la lievue socialiste du mois d'août dernier, un article remarquable, d*une tournure d'esprit élevée, dans lequel il esquisse une

(1) Le BuUeiin officiel éé la Bourse du travail, 25 octobre i888.

théorie scientifique du socialisme. Il ne fait pas comme les ignorants que la psychologie inquiète peu. Mais, pour lui, « la psychologie morale n'a plus ce caractère abstrait et invariable que lui donnait la métaphysique du dix-huitième siècle ; l'étude des sentiments moraux est assez avancée pour que Ton puisse affirmer que, bien qu'ils présentent des éléments irréductibles, ils accomplissent une évolution historique, sous Tinfluence du milieu social, et les lois de l'hérédité tissent dans les organes mêmes de Tindividu, le résultat de l'expérience accumulée par ses ancêtres, au sein de la société même » .

M. Hector Denis a raison de dire que l'homme individuel est un produit de l'histoire, mais il a tort d'ajouter que « l'intérêt personnel, comme force motrice économique, ne présente pas, dans l'histoire, l'universalité et la permanence qui l'assimileraient à une cause physique et feraient de l'ordre de ses manifestations une loi physique». Il a tort, car, parmi les éléments irréductibles dont il parle^ existent des besoins réels qui, loin de vouloir disparaître, demandent de plus en plus à être satisfaits ; les revendications socialistes ne sont même que la manifestation de leurs exigences. M. Denis, qui arguë des « lentes acquisitions du temps » ; n'est-ii pas en contradiction avec lui-même, quand il veut faire de l'État l'organe civilisateur par excellence, et le P. Ludovic de Besse n'est-il pas plus avisé, lorsqu'on combattant les menées socialistes de M. de Mun et des cercles catholiques, il écrit : « Il faut être aveuglé par la passion politique pour croire que la fabrication de lois positives est le grand moyen de réformer les hommes (1). »

(1 ) La Doctrine et les Opinions j histoire d'une controverse, par le R. P. Ludovic DB Bbsse, 1890.

Je ne sais si les progrès «le la science rendront un jour la vie si facile que raltruisme régnera en maître à la place de rindividualisme disparu ; mais, ce que je sais bien, c'est que ce jour n'est pas proche. M. Denis manque de méthode lorsqu'il laisse entrevoir aux simples une Cité du soleil, dont les portes resteront encore bien longtemps fermées.

Est-ce à dire que l'État doive demeurer indifférent aux questions qui s'agitent ? Nous ne le pensons pas. Il ne Test point d'ailleurs. Il prépare des lois sur les sociétés coopératives, sur l'a participation aux bénéfices, sur l'hygiène et la sécurité des ateliers, sur les accidents de travail, sur l'arbitrage industriel, sur l'enseignement technique, sur l'assistance médicale dans les campagnes, etc. On a moins à craindre en ce moment son inaction que de le voir aborder de délicats problèmes sans préparation et sans méthode. Les philosophes et les hommes publics les plus dangereux sont ceux qui pensent que l'État a le devoir et le pouvoir de réaliser le bonheur commun en se faisant, suivant l'expression de M. Denis, a l'interprète du droit historique » .

Le rôle du gouvernement est assez grand sans cela, et nous ajouterons assez difficile dans une civilisation compliquée.

S'il arrive par une administration économique | diminuer d'une façon notable les frais généraux de la nation, s'il réussit à mieux asseoir les taxes de sorte qu'elles soient, autant que possible, proportionnelles aux facultés de chacun, il aura, par cela même, diminué le coût de la vie chez les citoyens les moins aisés et accru le pouvoir d'achat de leur salaire quotidien.

En autorisant la suppression des octrois, en abaissant, ail lieu de les élever, les droits de douane, il produirait

dans le prix des denrées une diminution équivalente à une augmentation de salaire.

Il atteindrait un résultat analogue au moyen d'une décentralisation intelligente, permettant à de vastes régions du territoire, à des colonies d'emprunter pour de grands travaux d'utilité publique, qui procureraient un surcroît d'ouvrage aux ouvriers, sans charger le budget national.

Il devrait aussi supprimer les lois et les règlements qui sont autant d'obstacles à ces initiatives variées que l'Exposition d'économie sociale a mises en lumière et qui acheminent, bien mieux que les règlements et les lois, aux solutions du problème social.

Enfin, dans son domaine propre, il devrait se souvenir de la maxime de Buckle, que nous avons citée plus haut (1), et, lorsqu'il fait des lois, recourir k la méthode expérimentale, tant pour contrôler la valeur de ces lois que pour en faciliter Tapplication.

Toutes ces réformes ne s'accompliront ni sans difficulté, ni sans résistance. On s'agitera beaucoup ; les législatures se succéderont l'une à l'autre, et l'on n'aura rien fait. Il est une mesure qu'on peut prendre de suite et à laquelle nous attachons une grande importance. Elle sera considérée comme trop modeste, trop insuffisante par les amateurs des arrangements d'autorité, par ceux qui pensent qu'une société se retourne comme un gant ; elle sera comprise par les hommes réfléchis^ sachant bien qu'il faut modifier les esprits pour modifier les actes.

La mission que nous voudrions voir remplir par le gouvernement l'est parfaitement aux Etats-Unis par les départements ou bureaux chargés de recueillir et de publier

les documents et les statistiques relatif» à Tagriculture, à réducatioD, au régime du travail, etc. L*État donne Tinstruction à divers degrés ; il y a un genre particulier d'in-

struction, et ce n'est pas le moins important, qu'il est très apte à donner. Il est mieux placé que quiconque, surtout en France, pour procurer des informations sur les faits du commerce, de Tagriculture. et de Tindustrie. Il fournit déjà les renseignements, mais il ne les met pas à la portée de tout le monde. Ses publications sont réservées à quelques privilégiés. Elles sont imprimées dans un format incommode; on ne peut les obtenir qu'à un prix élevé. Nous avons récompensé, à l'exposition d'économie sociale, une statistique de la colonie de Victoria, qui condense en trois petits volumes, la plupart des choses que les citoyens peuvent avoir intérêt à connaître.

Dans les cantons et les cités de la Suisse, les budgets, les projets de loi soumis au référendum, les projets de règlements, sont envoyés, avant le vote, à chaque électeur. Dans un livre intéressant, M. Louis Yuarin, énumérant les moyens pratiques pour protéger la bourse des contribuables^ indique celui-ci : publier, d'une manière dé* taillée, les comptes des différentes administrations publi* ques, et les mettre^ si possible gratuitement, en tout cas à bon prix, à la portée de tous les citoyens (I). <( Pour ne citer qu'un exemple, ajoute-t-il, nous avons sous les yeux le rapport annuel des recettes et des dépenses d'une petite localité près de Boston. C'est une brochure très serrée de plus de cent pages, où figurent toutes les sommes payées par l'autorité communale au cours de l'exercice (nous en avons trouvé ne s'élevant qu'à 3 francs), et chaque fois en toutes lettres; à côté de l'indication du travail fait et de

(1) Le Contribuable, ou Comment défendre sa bourse? par Louis VuARiN (Félix Alcan, éditeur).

la marchandise fournie, le nom de la personne à qui l'argent a été compté. »

Certains renseignements sont plus malaisés à fournir que les articles d*un budget. Pour les recueillir^ des en* quêtes sont nécessaires. Rien n'est plus difficile à mener à bien ; rien n*exige une méthode plus sûre.

Deux enquêtes importantes se poursuivent en France en ce moment : l'une est relative aux traités de commerce; l'autre, aux conditions du travail. On expédie par la poste des questionnaires tirés à un nombre d'exemplaires considérable. On demande ainsi aux commerçants (et aux industriels : « Youlez-vous être protégés? » Us répondent : oui. On demande aux ouvriers : « Voulez-vous travailler le moins possible? » Us répondent encore : oui. Lorsqu'ils répondent : non, les camarades s'indignent et crient bien fort qu'ils sont vendus aux contremaîtres et aux patrons. Une enquête n'est pas une simple collection d'affirmations et de vœux. Elle n'a pas pour objet de demander aux gens ce qu'ils ignorent, mais ce qu'ils savent et de le faire savoir aux autres.

Demander aux ouvriers s'ils réclament la journée légale de huit heures suppose deux choses également fausses : d'abord que les iK>uvoirs publics ont le pouvoir de régler, et de régler avantageusement pour les salariés, la durée du travail; ensuite que les travailleurs sont tous bons juges dans une si délicate question.

Les rapports du capital et du travail ne sauraient se déterminer, ni par des vœux, ni par des textes de loi. Les solutions du problème ouvner sont trop complexes pour être abordées sans étude et sans méthode; elles sont, en outre, beaucoup moins à trouver qu'on le suppose ; il y a plutôt à les faire connaître de façon à en généraliser l'emploi.

Elles sont de deux sortes : les unes sont dues à Tinitiative de patrons qui, regardant la paix de Tatelier comme étant pour eux-mêmes la première condition de succès, procurent à leurs ouvriei^ des habitations salubres, des aliments sains et à bon marché, les assurent contre les risques de la profession, leur facilitent l'épargne, contribuent à la sécurité de leurs vieux jours, et, par des combinaisons variées, telles que la participation aux bénéfices, les primes, l'échelle mobile du salaire, accroissent à la fois la productivité du travail et la part du travailleur.

Les autres institutions, non moins utiles, ayant plus d'avenir peut-être, sont dues à l'initiative des ouvriers eux-mêmes. Dans cette seconde catégorie rentrent les syn* dicats professionnels pour le placement de leurs adhérents, les sociétés coopératives de production qui comptent en France quelques succès, les sociétés de consommation, si prospères en Angleterre et en Ecosse, les banques populaires, très florissantes en Allemagne et en Italie, les associations de logements, building societtes^ qui comptent 800000 sociétaires payants dans le Royaume-Uni^ qui possèdent aux Etats-Unis plus de 4 milliards de francs et dont l'efficacité est telle que, dans la seule ville de Philadelphie, sur 185000 ouvriers, 50000 sont propriétaires de leur demeure.

Faire connaître ces faits généralement ignorés, ne seraitce pas faciliter la solution des difficultés irritantes qui surgissent de plus en plus entre le capital et le travail ? Que dis-je ? Ne serait-ce pas résoudre le problème social si redouté ? Ne serait-ce pas stimuler le zèle des patrons qui ne sentent pas assez les devoirs du patronage et celui des ouvriers qui ne connaissent pas assez la puissance de l'association ? L'État ne rendrait-il pas un éminent service en publiant la liste des établissements où se prati-

quent les institutions tutélaires à l'égard des travailleurs, ainsi que le tableau des efforts réalisés par les sociétés coopératives de tout genre, en France et à l'étranger ?

Dans un autre ordre d'idées, en ce qui concerne les traités de commerce, une enquête montrerait quelles ont été pour ritalie les conséquences de la guerre de tarifs, celles de la surélévation des droits pour la.Gochinchine(i), et quelles répercussions ont atteint nos nationaux, soit en France, soit dans notre colonie. Une autre enquête, conseillée par M. J. Fleury (2), serait utile pour mettre en regard, d'un côté les charges que les droits de douane font peser sur les consommateurs, et de l'autre, les profits que les producteurs en tirent ou en attendent. On pourrait encore, suivant la proposition développée par M. Ernest Brelay avec son humour ordinaire à la Société d*économie politique (3), s'enquérir de ce que chaque culture, chaque industrie réclamentde protection à l'Etat, et en présenter le tableau loyal en demandant au pays s'il consente inscrire

(1) Annales économiques,

(2) J. Fleury, les Traités de commerce et le Tarif des douanes {le Génie civily 27 septembre 1890).

(3) « M. Méline, dit M. E. Brelay, a déclaré vouloir protéger toat le monde et résoudre partiellement la question sociale en améliorant les salaires. Rien de mieux; mais pour que personne ne soit privé des avantages de ce futur régime, il faut éviter de conférer aux uns des faveurs pendant que d*autres n'auraient que des charges. H existe une loi type que Ton peut généraliser : celle qui accorde des subventions à la marine marchande. Remplaçons la protection douanière par la subvention directe et tout de suite une grande clarté se produit. On n*a qu'à faire une sérieuse enquête à laquelle on conviera toutes les corporations, et l'on demandera à chacune d'elles quelle somme annuelle lui est nécessaire pour ne pas être victime de la concurrence étrangère. — L'agriculture, pour le moment, est la plus dolente; que lui faut-il? Est-ce un milliard? Soit, inscrivons-le. Viennent ensuite les cotonniers, les métallurgistes, les filateurs, les tisseurs, les fabricants de tous genres. Allons

au budget, comme subvention, les milliards ainsi réclamés, au lieu de les dissimuler sournoisement dans des tarifs de douanes que le publie > paye bénévolement parce qu'il n'en voit pas Tincidence.

Toutes les enquêtes dont nous venons de parler seraient publiées sous le contrôle de Topinion. Elles permettraient aux intéressés d'aller plus loin. Par imitation des ligues anglo-saxonnes, nos corporations, nos syndicats, nos sociétés de tout genre, pourraient imprimer des leaflets, c'est-à-dire de petits pamphlets en deux ou quatre pages, et les répandre à profusion dans les fermes et dans les ateliers. L'ouvrier des campagnes serait ainsi mis à même de voir si les droits sur les céréales lui profitent, et l'ouvrier des villes, si la participation aux bénéfices, par exemple, n'est pas préférable pour lui à la réglementation du salaire et de la journée de travail.

Le jour n'est pas très proche où les travailleurs sauront

toujours; c'est 100 millions ici, 300 millions là, quelques millions à tous. N'hésitez pas, il s'agit de la fortune du pays et du bien-être des travailleurs ! — Quel total cela fait-il ? Trois milliards et demi, quelque chose comme le doublement du budget ; on est fixé, il ne s'agit plus que d'établir une somme égale d'impôts. Tout le monde en paiera sa part proportionnelle. La distribution se fera par les soins des corporations elles-mêmes à chacun des ayants droit, et quiconque est industriel ou agriculteur y trouvera son compte, aune seule condition : celle d'assurer aux ouvriers qu'il emploie un salfldre minimum qui sera déterminé par leurs propres syndicats. — Estril rien de plus juste? Chacun sait ce qu'il paie et ce qu'il reçoit; le système des corporations fonctionne du haut en bas de l'échelle sociale. Il n'existe plus d'impôt à la tire, prenant aux uns pour donner aux autres ; chacun est protégé dans son travail et dans son capital ; il n'y a ni exploiteurs ni exploités. » M. Brelay s'arrête à cette conclusion et en recommande L'examen aux législateurs. L'utilité de ces subventions pourra toujours être contestée ; inais on aura tenté de faire quelque chose d'honnête {Journal des Économistes y juin 1890].

POLIT. EXPÉR. 37

578 JIPPBNOICB.

ainiî discerner leufs véntables intérêts. En les y aidant, l'État n'excéderait pas 868 pouvoirs et il ferait acte de pré- Toyance. Car, sî notre paya était affligé de mauvaises récoltes consécutives, si notre commerce d'exportation venait à s amoindrir par suite d'une guerre internationale de tarife, si le ralentissement du travail industriel emncidail; avec le renchérissement de la vie, et si les meneurs de foule qui prêchent la lutte des classes trouvaient dans ces malheurs publics un regain d'audace et de popularité, nul ne peut dire de quels dangers notre société serait a\ors menacée.

Il faut y parer par l'éducation politique du peuple, c'est-à-dire en faisant pénétrer l'enseign^aient de la méthode dans les couches profondes de la nation. Les citoyens seraient dès lors moins exposés aux pièges des politiciens sans vergogne qui surexcitent leurs désirs afin de renchérir sur les promesses de leurs concurrents. En cessant d'être étrangers aux procédés de la science, ils cesseraient de demander aux constitutions et aux lois ce qu'elles ne peuvent donner.

Certes, c'est une ambition bien naturelle, surtout aux plus humbles, que de vouloir améliorer les conditions de la vie. Ce progrès s'accomplit chaque jour (4) ou plutôt chaque fois que, grâce aux inventions industrielles, la productivité du travail augmente.

tt L'instrument principal du progrès de l'humanité, c'est la science; seule elle peut trouver le mot magiquequi tuera la misère en étendant à l'infini les conquêtes du génie bumain sur la matière (2) » . Supposons que les forces de la

(i) Léon Donnât, rapport déjà oiié.

(2) DÎMoars prononcé par M. Jalea Roche, ministre dn eommerce, de Tindustrie et des colonies^ à Tinaugaration de la statue de Gay-Lussac à Limoges.

nature soient distribuées à domicile, comme la lumière et Feau, à Faide d'un courant électrique, quel prompt changement il en résulterait dans la condition des ouvriers ! Dans la plupart des ca^, Tatelier domestique remplacerait Tusine, et la possession des instruments de travail par le travailleur ou des travailleurs associés deviendrait aussi aisée qu'elle est irréalisable aujourd'hui.

L'homme doit peu de chose à la politique. C'est aux découvertes qui se sont succédé depuis l'invention de l'imprimerie, qu'il est surtout redevable de son bien-être. « Le vrai révolutionnaire n'est pas l'énergumène qui prêche le renversement de Tordre de choses établi ; c'est le paisible savant qui^ au fond du laboratoire, manipule ses piles et ses creusets pour arracher à la nature ses secrets les plus impénétrables (1) ».

Que rÉtat qui a absorbé tant de fonctions remplisse bien celle qui consiste à inculquer aux masses, dans l'atelier aussi bien qu'à l'école, les idées de science et de méthode; il fera plus pour le bonheur des citoyens qu'en compliquant encore le réseau de nos lois.

Il leur fera ainsi mieux connaître leur devoir, et Tacite n'a-t-il pas dit que, dans les temps troublés, le difficile n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître ?

(1) Ph. LiNET (le Globe y 3 octobre 1890).

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Abolition de la peine de mort

en Suisse, 184.

Abstention électorale, 426.

AccQsês (Droits des), 459.

Actions réflexes> 379.

Adoption (Liberté d'), 469.

Adwowson, 149.

Agriculture (Amélioration de r) : par la loi Torrens, 111 ; par le homestead, 202; par la liberté de tester, 224 ; par la diminution des impôts, 467.

Agitations socialiste s canalisées

par la méthode, 385.

Algérie, 76.

Allemagne, 62, 234.

Anarchie intellectuelle en poli-

tique^ 1, 6, 9, 18.

Anarchistes, 386.

Angleterre, 111, 370, 436.

Animisme : en astronomie, 2H6 ; en physique, 267; en biologie, 268; en sociologie, 269.

Anthropologie (Ecole d*), 484.

Arbitrage, 457.

Arbitraire des officiers de justice, 459.

Aristotéliciens, 40.

Arrondissement, 404, 454.

Assemblées provinciales, 406.

Assentiment, troisième condition de la méthode, 51.

Assiette de l'impôt, 189, 391.

Association: lois et moeurs^

422, 466. 485. Astronomie (Genèse des idées en), 15, 39, 254.

Autonomie: coloniale, 463; provinciale, 405; locale, 403.

Autorité (Régime d'), 134, 290, 395, 399.

Autorités sociales, 339, 419.

Bacon (Francis), 23.

Ballot act,n^.

Belgique, 455, 478.

Bernard (Claude): sa méthode

en biologie, 37.

Biens communaux, 454.

Biens de mainmorte, 234, 467.

Biologie (Evolution des idées

en), 255, 268.

Brésil, 436.

Building societies^ 573.

Bureaucratie, 382, 399, 465.

Cabarets (Réglementation des),

Caisses d'épargne, 527.

Caisses d'épargne postales (Expériences sur les) en Angleterre, 167.

Canada, 93, 447.

Canton (Autonomie du), 403,

Cantons suisses: à démocratie pure, 177 ; à démocratie représentative, 179.

Cap de Bonne-Espérance, 435.

Capitale politique aux Etats- Unis, 412.

Catholicisme et intolérance,366.

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Censure, S64.

CentralisatioD^ 374. 364, 899, 410, 423.

Cerveaux (Nécessité de refaire les), 14. 32.

Cité (ÀutoDomie de 1«)>405, 455.

Cités américaines, 195.

Chambre des communes en Angleterre, 372; des pairs, 371.

Chambres françaises, 20^ 375.

Ckurch rate, m, 151.

Classes (Les) de la société, 420.

Clergé: sa résistance aux r^ formes, 382.

Code civil ftrançais, 217, 218, 228, 227, 228, 275, 294, 363.

Colbert et la bureaucratie^ 385.

Collectivistes, 387.

Colonies anglaises (Autonomie des), 91, 95, 99^ 463.

Colonies françaises (Dépendance des), 99, 468.

Colonisation: difficultés de la —, 71, 77; incompétence du pouvoir central, 78, 468, 477.

Commerce colonial, 72, 98.

Commerce (Liberté du), 62, 463.

Communauté des Jault, 362.

Communes du moyen âge, 244.

Commune : rurale, 386, 403, 454; urbaine, 404, 405, 454; autonomie de la->, 455.

Communes (Syndicats de), 512.

Compagnies de colonisation.

Comte (Auguste) : sa doctrine, 2, 60, 321.

Comté américain, 193.

Concurrence pour les réformes entre les régions, 61, 413, 440,

Congrès de Washington, 198.

Constitution française (Revision de la), 13.

Consuls : leur principale fonction, 79, 464.

Corporations de métiers, 394.

Corruption : électorale, 378; parlementaire, 875.

Cours de justice : en Grande- Bretagne, 162; réforme en France, 456.

Coutumes de Lorris, 248.

Coutumes (Les) en France, 361.

Danemark, 435.

Décentralisation, 395, 409, 423.

Démocratie : gouvernement de la France, 83 ; ses institutions assurées par la méthode, 85.

486; — pure, 177, 193 ; — représentative, 179, 195,

Département, 404; son autonomie, 454.

Députés, 378.

Descartes (Méthode de), 24.

Déterminisme scientifique, 38,

Dîme en Angleterre, 147.

Division du travail : principe général dans la nature, 293; applicable à la recherche des lois politiques, 299.

Divorce, 468.

Douanes : réforme par la méthode, 62, 465.

Doute philosophique, 34, 38.

Donattves, 149.

Droit d'initiative en Suisset 56,

Droit de tester. Voir Liberté de

tester.

Droit de révocation en Suisse»

Écoles mixtes, 461.

Ecosse, 90, 111, 114, 121, 151,

Éducation élémentaire (Loi sur 1') en Grande-Bretagne, 163.

Égalité: religiense, 188; successorale, 231.

Église (Séparation de V) et de l'Etat: en Angleterre, 188; dans le pays de Galles, 159 ; en Irlande, 445, 458; dans Tempire britannique, 155; aux Etats-Unis, 188; en France. 546..

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIQUE

Élection des foDCtionnaires, 180, 453.

Élections pour le parlement en Angleterre^ 173.

Émigration, 71, 7 S.

Empiriques, 444.

Epargne et partage forcé» 225.

Enfants : é^aux devant la mère, 469 ; — illégitimes reconnus assimilés aux légitimes, 470; — mineurs et partage forcé, 238 ; — loi des sept — ,

Enseignement, 61^ 413, 461.

Enseignement de la méthode scientifique, 423.

Enquêtes sociales de l'auteur, 5, 6, 111^ 179,192.

Espagne, 436.

Etat (L*) et TindiTidu, 134, 394, 397, 413.

État (L'), division politique des Etats-Unis, 195.

États-Unis, 138, 192, 202, 206,

Évolution (Doctrine de T), 18,

Expansion coloniale distincte de la politique coloniale, 78.

Expérimentation: second élément de la méthode en politique, 37 ; deux exemples scientifiques, 42 ; troisformes d — , 89, 101, 168, 502.

Expérimentation politique :

dans le Royaume-Uni, 89; dans la métropole britannique, 111 ^ en Suisse, 176: aux Etats-Unis, 191 ; en Allemagne, 235.

Faveurs administratives, 376.

Fécondité du mariage et partage forcé, 2i2.

Fédération : dans les colonies anglaises, 98, 447 ; dans l'em-

Êire britannique^ 99 ; aux tats-Unis, 191, 446: en Suisse, 176, 447.

Femmes : droits civils, 111, 470 ; droits politiques, 91, 471.

Fermage de la propriété rurale en Grande-Bretagne, 161.

Fermeture des cabarets le dimanche, 117.

Finances, 464.

Fonctionnaires publics : élection des—; 180, 453; routine des — ^70, 400 ;leur résistance aux réformes, 382.

Forêts. 462.

Frais de succession, 228.

Garanties constitutionnelles , 21, 179.

Géologie (Évolution des idées en), 16.

Gouvernement : d'ancien régime, 84. 394; de nouveau régime, 84, 413 ; local. 403,

Grèce, 437.

Grundschutdf 106.

Guadeloupe (La), 80.

Habeas corpus, 459.

Hollande, 447.

Homesteadj 202, 466.

Homme oublié (L'), 497.

Idées : lenteur avec laquelle elles se transforment, 13, 279.

Impôt : progressif, 189 ; sur le capital, 392 ; sur le revenu, 189 ; de quotité, 524 ; réforme der-, 391, 464.

Indépendance du gouvernement local, 180.

Individu (L') et.rEtat, 134, 314.

Industrie (L*) et le partage forcé, 223.

Instruction publique, 424. Voir Enseignement,

Intérieur (Administration de F)

TABLE ANALYTIQUE ET ALPHABÉTIOUE

Internat des lycées, 460.

Intolérance et religion,! 42,158,

366, Irlande, 90, 111, 117, 152, 161,

Irresponsabilité des agents de

la bureaucratie, 399, Itolie, 437.

Iwesse (Répression de 1'), 117.

Journalisme provincial, 423.

Juges (Election des), 61, 180,

Jury : correctionnel, 457 ; spécial, 457.

Justice (Réforme de la) 456.

Lan^edoc, 408.

Législation : séparée, 89, 93, 95, 111, 183, 191 ; facultative, 101, 504 ; temporaire, 60,168, 182; avantages des législations séparée, facultative et temporaire pour la solution des problèmes sociaux, 136.

Légistes : leur résistance aux réformes, 382.

Le Play : sa doctrine, 4. 832.

Liberté: d'adoption, 469; d'association, 464 ; d'enseignement, 61, 460; des professions, 458, 463; ducommerce, 62, 463: de la presse, 423: de tester, 4, 216, 466 ; politique, 395, 427, 453 ; du travail, 495, 566.

Libre arbitre, 271.

Loi naturelle (La), 38, 266.

Lois : perdent leur crédit en France, 363 ; nécessité de défaire des lois, 66, 289.

Lois (Mauvaises), 498.

Lois naturelles (Les) de la politique, 284 ; ou ne peut les trouver et les démontrer que par la méthode, 12, 291.

Mainmorte, 234, 467.

Maîtres répétiteurs, 559.

Majorités (Oppression par les), 208, 426.

Malte, 436.

Man (Ile de), 90.

Mandat temporaire des fonctionnaires, 180, 192, 453.

Mariage, 467.

Martini((ue (La), 80.

Matérialisme, 476.

Méthode expérimentale en politique : sa nécessité, 6, 11,21, 52;;ses difficultés, 31 ; ses trois conditions, 46; mode d'application, 55, 58 ; respecte les prérogatives du parlement, 60 ^ facilite la tÂche du pouvoir exécutif, 69 ; est une garantie de la paix publique, 81 ; fera connaître les véritables institutions de la démocratie, 83, 292 ; s'appuie sur cinq ordres de preuves, 87 ; revêt trois formes princi-

Sales, 89, 101, 168, 502.

ieu : cosmique, 48 ; physiologique. 48 ; intellectuel ou cérébral, 49, 476.

Mines, 462.

Ministère parlementaire, 375.

Ministère public, 457.

Minorités (Les), 9, 208, 426 ; représentation des—, 206, 425.

Mœurs (Les), en France, 360.

Morcellement exagéré du sol,

Moyen âge (Le) 344, 448.

Moyennes (Les), 315.

Mutiny act^ 171.

New-York, 207, 212, 436.

Next présentation {Right of)y

Normandie, 223.

Nouvelle-Galles du Sud, 436.

TABLE ANALYTIQUE £T ALPHABÉTIQUE

Objections contre la méthode,

Observation (Méthode d') en

politique : peu pratiquée en

France, i2; ses difficultés, 33;

son insuffisance, 36, 46.

Octrois, 392, 464, 517.

Orphelins mineurs et partage

forcée 228.

pactes sur successions futures,

Paix publique préservée par remploi delaméthode,81,87.

Parcelles (Petites) territoriales:

réunion des — en Allemagne, 235; en Meurthe-et-Moselle^

Parlement: son rôle dans Tapplication de la méthode, 58, 65; ses droits respectés par la méthode, 64 ; son fonctionnement actuel en France,

Paris: capitale, 412; province, 411,455.

Partage forcé : inconvénients, 21^ ; origines, 230 ; protestations contre le—, 232.

Partages entre vifs, 227.

Partis (Les) politiques : leur résistance aux réformes, 384.

Paternité (Recherche de la),27o,

Patronage ecclésiastique en Angleterre, 148.

Pays: d'élection, 406; d'états,

Pennsylvanie, 436.

Petite propriété rurale (La) :

frappée par le partage forcé, 223 ; transmission intégrale de la—, 239.

Physiologie de Tacte psychique, 276.

Platoniciens, 40.

Politique (La) est une science, 3, 23, 265.

Politique coloniale : ses dangers, 71 1 ses imperfections, 77 ; distmcte de l'expansion coloniale, 78, 477.

Pompes funèbres, 461.

Ponts et chaussées, 462.

Portugal, 437.

Positivisme, 3, 324.

Pouvoir exécutif!: sa responsabilité dégagée par la méthode, 66.

Presse régionale, 428.

Privilèges (Suppression des), 458. 463.

Problème à résoudre en politique, 66.

Progrès (Les) sont partiels dans la nature, 303.

Protecteur (Système), 492.

Province (La): ancienne, 405; nouvelle. 409, 455.

Quotité disponible, 218, 226.

Receveurs particuliers (Réforme des), 554.

Référendum, 56, 181, 186, 548.

Réflexes (Actions et idées), 289.

Réformateurs : cause de leur insuccès, 350.

Réformes : durables en Angleterre, 371 ; instables en France, 371; résistances aux — vaincues par la méthode, 88t; liste des— à obtenir par la méthode, 452.

Régies financières (Réforme des), 557.

Régime : industriel, B99 ; militaire, 75, 398; parlementaire, 370 ; pénitentiaire, 460 ; provincial, 405, 455.

Région d'expérience, 61.

Religion et intolérance, 142, 156, 366.

Représentation proportionnelle, 19^ 206,425, 435.

Répubhque Argentine, 436.

TABLE ANALYTlQOfi KT ALPHABÉTIQUE.

Répudiation de Tenfant mar jeur, 469.

Responsabilité des fonctionnaires, 180, 453» 459.

Réunion (LaV 80,

Révision de la oon»titution,iS.

Révolution et méthode, î^.

Royaume uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, 89. Voir Angletevre^ Écoiêe, Irlande, Colonies anglaises.

Sauveur (Théorie du), 853.

Savants en politique, 476, 483.

Science politique : nature de

la—, 264, 384; méthode de

la—, 46.

Scientifione ^[Esprit), 385.

Scrutin ae liste, 19.

Sécularisation des cimetières,

Séduction des filles, 275.

Sélection politique, 442.

Sénat français, 20.

Séparation de TEtat et des Eglises, 61,154, 461, 546.

Séparation des pouvoirs, 480.

Services administratifs, 403,

Socialisme d'Etat, 398 ; -- et

méthode, 565.

Socialistes, 314, 395, 665 ; loi

contre les — en Allemagne,

Solidarité et diversité, 442.

Souveraineté du peuple, 354,

Spiritualisme, 476.

Statistique (La) n'ofifre qu'un

critermm insuffisant, 35.

Stérilité du mariage et partage

forcé, 222.

Succession abiniestat^f^kyk^l.

Successions (Passif des), 80.

Suffrage universel, 57, 417,452.

Suisse, 177, 437, 447.

Suppression des charges privilégiées, 458.

Suppression des octrois, 392,

Syndicats de communes, 512.

Taxes de douane, 492, 500.

Territoire (Le) américain, 196.

Testament (Liberté du), 217.

Tolérance : ses progrès en Angleterre, 144.

Torrens (Loi), 80, 101, 466,528,

Township américain, 193, 39t.

Traditions (Les) effacées en France, 365.

Transformisme (Le), 18, 293.

Transmission intégrale de la petite propriété rurale, 239.

Travail et capital, 672.

Travail et partage forcé, 218,

Travaux publics, 462.

Uniformité : (Erreur sur V) en

politi(]pie, 442.

Université de France, 441.

Universités provinciales, 145,

Unité nationale, 97, 407, 440.

Vérité: nécessité de la démontrer, 15, 63 ; la méthode seule y conduira en politique, 284.

Veuves, 234, 471.

Village à banlieue morcelée,

Vitalistes, 49.

Voirie, 454, 455.

Vote : cumulatif, 211, 435; limité, 211,434; par listes concurrentes, 433; par qnotient,

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