‹ La politique expérimentaleChapitre 119 sur 122 · I. Finances · texte numérisé non relu

I. Finances

Essais variés, principalement dans les grandes villes, sur Tassiette deTimpôt, de manière à résoudre un difficile problème, et à faire réclamer par les populations la solution la meilleure.

Suppression des octrois pour toute ville qui en ferait la demande et acquitterait néanmoins la charge budgétaire qui lui incombe.

la colooie libre qui n'avait rien demandé à la métropole était riche et peuplée, et pouvait mettre en ligne des forces plus considérables que la colonie royale, qui avait coûté, qui coûtait encore à la France d'énormes et d'inutiles sacrifices. » (Ed. Laboulayb, Histoire des Éiatt-Unis, 1. 1, p. 88.)

(1) On a constaté que le courant de l'émigration italienne se dirige vers TAmérique plutôt que vers TAfrique; aussi M. Oepretis disait-il en 1882 au sénat italien : « Pourquoi chercherions-nous à mettre obstacle à un courant naturel pour en créer un factice ? Nos colonies en Amérique ne nous coûtent rien et elles nous rapportent; elles ne nous exposent à aucune espèce de risques, et lorsque nous avons protégé nos nationaux, notre mission est remplie. Si, au contraire, nous voulons coloniser l'Afrique, il nous faut d'abord mettre obstacle au courant américain pour le détourner sur l'Afrique ; ensuite il faut nous exposer à des dépenses et surtout à des risques très grands, parce que nous nous trouvons en face de positions acquises ou convoitées par des puissances qui nous ont précédés dans la vie politique, et ce, sans que nous ayons aucune certitude de voir nos efforts et les dan^ gers à courir compensés par les résultats espérés. Laissons donc les émigrants suivre leur penchant naturel, sans prétendre lea diriger à nos risques et périls. »

Suppression des douanes pour toute région qui voudrait essayer de la liberté du commerce.

Réduction du personnel administratif; diminution de rétributions exagérées, telles que celles des trésorierspayeurs généraux; abolition des immunités, si onéreuses pour le trésor public, dont jouissent surtout les hauts fonctionnaires, sous forme de subvention de logement, de chauffage, etc. (1).

(1) « Tout le monde s'accorde à reconnaître que les charges budgétaires sont écrasantes, mais quand il s'agit de réduire les dépenses, les avis sont différents. Il nous semble cependant qu'il est deux genres de dépenses sur lesquelles s'imposent des réduc. tions qui entraîneraient en même temps une diminution sensible sur les frais de contrôle. Nous voulons parler de la paperasserie des différents services que l'on décore pompeusement du nom de comptabilité cKiministrativey et des logements gratuits des fonctionnaires dans les bâtiments de TÉtat. Si la machine gouvernementale est souvent enrayée ou trop lente à marcher au gré des administrés, il faut en faire remonter la cause à la complication des rouages administratifs. La plus petite affaire est retenue pendant des mois, quelquefois des années, dans les mille mailles qu'elle doit traverser pour arriver à une solution. Dans une seule des directions du ministère de la guerre, il circule plus de quarante mille feuiUes de comptabilité par mois, revêtues chacune d'une moyenne de trois ou quatre signatures ! On comprend que la commission du budget ait bien de la peine à se reconnaître dans cette avalanche de pièces justificatives.

Quant aux logements gratuits des fonctionnaires , ils sont en formelle contradiction avec la loi de 1871, qui n'a jamais été exécutée, pas plus qu'abrogée. Il résulte même d*un rapport d'une commission formée récemment pour étudier r;ette question, que plus de sept mille fonctionnaires sont ainsi nantis d'appartements aux frais du budget. La plupart sont aussi chauffés et éclairés. En comptant l'un dans Tautre 1200 francs en moyenne pour le surcroît de dépenses qu'entraîne cette triple mais illégale faveur, on arriverait à réduire d'au moins 8 millions les charges des contribuables. Un tel chiffre n'est pourtant pas à dédaigner. )i (Extrait du journal le Malin, décembre 1884.)

POLIT. EXPÉR. 30

K. Association.

Liberté complète d'association.

Essais spontanés, sans entrave légale, tendant à transférer aux associations libres des fonctions actuellement remplies par FÉtat aux frais des contribuables. Essais en vue de produire, grâce aux recherches et aux efforts des associations privées, la sélection intellectuelle et physique de la race.

Liberté de circulation sur les voies publiques.

Page 1