‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 132 sur 225 · TKAITÉ DE COGNAC (22 MAI · texte numérisé non relu

TKAITÉ DE COGNAC (22 MAI

le Souverain Pontife, désireux de mettre un terme aux guerres perpétuelles qui désolaient la chrétienté, avait envoyé au roi de France Capino da Capo, afin de poser, d'accord avec lui, les bases d'une paix universelle ; et à son exemple les Vénitiens et le duc de Milan avaient donné des instructions semblables au secrétaire A. Rosso, qui ainsi représentîiit à la fois la Seigneurie et François S force.

En conséquence, une confédération était formée entre les puissances contractantes ; il était permis à tous les princes chrétiens d'y adhérer, et spécialement au roi d'Angleterre, qui en était reconnu le protecteur et avait un délai de trois mois pour accepter cette protection ; néanmoins l'Empereur n'y pourrait entrer qu'à trois conditions :

lo Délivrance des enfants de France contre une rançon en argent;

2» Indépendance de l'Italie ;

30 Paiement des sommes dues au roi d'Angleterre.

Afin d'expulser les Impériaux de la Péninsule, les confédérés y devaient entretenir jusqu'à cette expulsion 30.000 fantassins, 2.500 hommes d'armes et 3.000 chevau-légers. Le Pape équiperait pour sa part 800 hommes d'armes, 700 chevau-légers et 8.000 fantassins; les Vénitiens, 1000 ou 800 hommes d'armes, 100 chevau-légers et 8.000 fantassins; le duc de Milan, 400 hommes d'armes, 300 chevau-légers et 4.000 fantassins ; si ce dernier était empêché de fournir son contingent, le Pape et les Vénitiens s'engageaient à en prendre la charge à sa place. — Quant à François I^r, il aurait à équiper 500 hommes d'armes à la mode de France, ce qui comprenait en même temps 1000 chevau-légers, et il lui faudrait payer un subside mensuel de 40.000 écus destiné à solder des gens de pied. Il devait aussi entretenir une armée en deçà des monts pour y opérer une diversion et empêcher les secours impériaux de parvenir en Italie, et s'employer auprès des Cantons, afin que ceux-ci permissent de lever des Suisses pour le compte de la Ligue. — Outre l'armée de terre, on arrêta d'armer une flotte de vingt-huit galères, dont trois aux frais du Pape, treize à ceux de Venise et douze à ceux du roi de France. Les navires français pourraient d'ailleurs être rappelés au cas d'une attaque delà Provence par les Impériaux.

La présente guerre une fois achevée, François I" et les princes italiens resteraient unis par une alliance défensive et tenus à une aide réciproque de 1000 hommes d'armes, 1000 chevau-légers et 10.000 fantassins.

Les confédérés promettaient de solliciter de Charles-Quint, par

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