XVII, — AOUT
porteur par deux jours, atandens la publication de ladicte trêve, qui a esté signée et sera demain aportée scellée en ceste ville de Londres pour publier ; et si avons sceu et pour vérité que le contrerolleur Jehan Danse est envoyé à Douvre pour licencier toutes les navires de guerre et que le capitaine de Guynes a esté aussi dépesché pour aller donner congié à l'extraordinaire de la garnison de Guynes et du Pont de NyeuUant, de sorte qu'il n'y a aucune difficulté en la publication de ladicte trêve, qui se fera demain sans point de faulte, A ceste cause, avons dépesché ce porteur, par lequel avons mandé à Mons'' Du Biez de la faire publier, pour observer ce que nous avons promis touchant le terme de ladicte publication.
Madame, nous prions estre très humblement recommandez à vostre bonne grâce et suplions Nostre Seigneur qu'il vous doint très bonne vie et longue.
De Londres, le xvni*" jour de aoust.
Depuis les présentes escriptes et signées, lesditz trêves ont esté publiées en la cité de Londres avec les sollennités en tel cas requises et acoustumées.
Voz très humbles et très obéissans subjectz et serviteurs.
BrINON et JOAN JOACHIM.
Août lf>25.
Instructions d' Aridré Bonvisi.
Ar. Nat. J 965, 5, 6. — Original, de deux mains différentes.
S'ensuit ce qui est à dépescher en diligence :
Premièrement, le povoir des obligations dont la mynutte a esté envoyée par le sieur de Bobigny.
Item, la réformation du principal povoir, de mesme date que le premier, selon la minute qu'en a portée domp André, avec laquelle, pour informer, sont envoyez la copie du povoir baillé à Mess^'s l'Admirai et aultres ambassadeurs du dernier précédant traictié et le double du povoir que nous avons aporté.
Item, lectres patentes de la ratiffication des trêves avec la publication d'icelles, et sera noté que ladicte ratiffication doibt estre faicte dedans la quinzaine suivent le xnnme de ce moys, qui est la date de la capitulation desdits traicliés, et rendre et délivrer dedans le xx^e; si plus tost se povoit faire, ce seroit bien faict; si non, que l'on nous face tenir parolle.