‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 157 sur 225 · XVIII. — 28 AOUT · texte numérisé non relu

XVIII. — 28 AOUT

et, auparavant, par le nepveu de vous, Monsr de Vaulx, vous ay envoyé le povoir refformé et le dupplicata de la régence qu'il a pieu au Roy me bailler et laisser en son absence de ce royaume expédié par la court de Parlement, comme vous verrez. Reste, Mess'"^ que, pour le bien des matières commancées, vous mcctez paine de promptement conclure et y mectre une finalle lin et résolucion, car, pour le bien de toutes les pars, il est très requis que ainsi se face, comme j(^ ne faitz doubte que la prudence et longue expérience de Mons'' le cardinal d'Yort ne le confesse et congnoisse clèrement. Je tiens bien la conclusion desdictes matières principalles et plus importantes vuydées, maiz non l'exécution d'icelles parfaicte pour venir à publicque publicacion partout. Par quoy, vous y entendrez et ferez comme j'ay en vous fiance. Et, pour ce que aous avez amplement et très saigement adverty de toutes choses, j'ay ordonné à Mons^ le Chancellier vous y respondre et satisfaire pour le bien et conduite desdictes matières, ce qu'il a fait, comme vous avez veu et verrez par ce que ledit porteur vous porte, qui me gardera de vous on dire plus avant, me seml)lant ce qu'il vous mande estre souffisant.

Au surplus, Messl■^ vous avez jusques icy bien entendu toutes les praticques que j'ai eues, menées et conduictes, tant en Ytallye que ailleurs, tendansprincipallement à la deffence et conservacion des potentatz de ladicte Itallye et mesmement avecques nostre très sainct Père le Pape pour de sa part y entrer. Et, pour ce qu'il s'est parlé de plusieurs choses à Romme, je vous envoyé des articles qu'on m'a envolez, par lesquelz vous verrez les ouvertures et partiz faitz de la part de nostredit saint Père, vous priant les monstrer et communicquer secrètement à mondit seigneur le Cardinal et le prier de par moy que, après les avoir veuz et entenduz, il m'en vueille faire entendre son adviz. comme celluy qui entend telles et si haultes matières et le bien et le mal ([ui peut venir d'icelles, et que, en ce faisant, il me obligera de plus en plus; car, pour la seureté, foy et amytié que je désire avoir à luy, j'entens luy faire part de ce qui me surviendra journellement, pour le congnoistre prélat d'onneur, de bonté, de rectitude, de loyaulté et intégrité telle qu'il ne m'en conseillera que ce que la raison vouldra.

Pareillement, envoyé le double d'une trêve et abstinence de guerre faicte en Espagne, durable jusques au premier jour de janvier; qX, pour ce que le roy d'Angleterre, son rnaistre, est contractant avecques l'Empereur en icelle, vous la luy monstrerez, combien (pic je suis seure que de ceste heure elle luy peut avoir

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