XIX. — 28 AOUT
peusmes gaigner, nous y parvinsraes tantement par le moyen que nous trouvasmes de faire lever la actuelle confirmation et submission apostolicque, sans laquelle^ ohstantibus prohihitionibufi consiliorum (1), ne peut estre fait ung tel interdict.
Le quart [sic] est de l'expression des Estatz, qui est soubz vostre correction peu de chose et que nous avons bien eu à faire à gaigner en ceste forme, car ilz vouloient assemblée et convocation des Estatz Généraulx pour la ratification et aprobation des traictiés. La jalousie se souldra par non envoyer au double que vous ferez tenir aux villes ladicte clause des Estatz, qui ne les touche en rien.
Quant au fait de Albanye, Mons"" le Cardinal nous a afïermé par serment qu'il ha la promesse telle que nous vous avons envoyée signée de la main du Roy et a promis de nous la montrer si tost qu'il sera de retour à Londres, et si a affermé l'évesque de Haily l'avoir veu signer du Roy et que le Roy la vouKit faire en présence de plusieurs gens combien que luy fust remonstré qu'il avoit esté advisé que la deut faire secrètement.
Mons^, je vous remercie humblement de la souvenance que avez de ma partie et vous en rendre plus amples grâces, mais que l'exécution se en soit ensuivie; une bonne partie en a jà esté despendue en ordinaire et chevauchés neccessaires ainsi que vous entendrez cy-après.
Mons^ il a pieu' au Roy par deux fois me donner l'abaye de S^ Thaurin de Evreux pour mon frère; Madame de sa grâce me en a reconfermé et ratifié le don depuis l'empeschement de la personne du Roy. Je enlendz que l'abaye est vacant ; je en rescriptz à Madame. Il vous plaira, Mons^", me faire ceste grâce de tenir la main que, moy absent pour le service du Roy, de Madame et du royaulme, ung aultre plus attentif et diligent à ses affaires, plus prochain de la court ne me suplante. Je pense la vertu et bonté de Madame telle et si grande qu'elle ne le soufïrera point et vous, Monsr, si vertueuz et tant équitable que vous ne luy vouldrez conseiller. Je me en recommande très humblement à vostre bonne grâce.
Mons"", nous prions Dieu pour fin de lectre qu'il vous doint très bonne vie et longue.
De Harefly près More, le xxvni« jour do aoust.
Voz très humbles et obligés serviteurs.
Brinon et JoAN JoAcniN.
(1) Sir. Il faut lire concilioram.
29 août 1525.