‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 165 sur 225 · XXII. — ?y SEPTEMBHK 1525 'M · texte numérisé non relu

XXII. — ?y SEPTEMBHK 1525 'M

seroit une moquerie. Derechef vous supplions, Madame, très humblement faire en diligence extrême donner ordre aux choses dessusdictes, ainsi qu'elles le requièrent, eu regard à la grandeur et importance de l'afïairc et proximité des termes du payement. Ausquelz, quelque remonstrance que ayons sceu faire au contraire, il nous a esté forcé adjouster ung terme du premier payement des arréraiges du douaire de la royne Marie, c'est assavoir ym couronnes payables avec le premier payement de l'advance à faire à ce Roy XL jours après le traictié, qui escherront le vnie jour de octobre prochainement venant.

Nous avons semblablement accordé avec mondict seigneur le Cardinal pour son faict, tant pour les cent mil couromies qu(> pour les arréraiges de la récompense de Tournay, le tout montant cent xxxm couronnes. Pour le regard de sa pension ordinaire, montant, comme nous avons vérifié, par an n™ viii<- i,, nous luy avons déclaré qu'il ne se paye en France nulz arréraiges de telles pensions, et finablement, de son accord et bon grey, en sommes demourez quictes. Et, ce que on luy avoit promis payer en cinq années, nous l'avons remys à sept, et avons trouvé que, à ceste raison, joignant la récompense de Tournay et sadicte pension, il debvoit estre payé d'icy à sept ans à la raison de xxv^ escuz au soleil par an. La liste en a esté présentement faicte par moy Joachin, que nous envoyons à Mons-- le thrésaurier Robertet pour la veoir et vous en faire le raport. Le premier terme de la première année de ceste composition de mondict seigneur le Cardinal est payable en novembre prochain. 11 se attend que on luyfera seureté du payement desdictes cent'" couromies et arréraiges; puisque vous avez voulenté de le payer, il semble. Madame, que pour le contenter ne ayez grand intérest de ainsy le faire.

Au regard de toutes les aultres pensions, dont mondict seigneur le Cardinal a faict le roolle, nous avons déclaré que nous ne en payerons riens jusques au terme de may prochain, et ainsi a esté accordé avec mondict seigneur le Cardinal.

Madame, les ambassad(Hirs de Angleterre éleuz pour aller recevoir vostre serment et prendre voz submissions sont maistrc F. Willem, capitaine de Guynes, et ung docteur, grave, bon et doulz personnaige, amateur et zélateur de paix, nommé maistre Taillar; ilz partiront pour le plus tard vers la fin de ce raoys pour aller vers vostre Seigneurie.

Madame, pour satisfaire à nostre promesse, sans laquelle ne fussions parvenuz à la publication en Angleterre, avons prié par

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nos lectres aux lieutenants et gouverneurs des pays de Normandie et Picardie que l'on publiast cette paix par la frontière desdicts pays de Picardie et Normandie, ce que sans la nécessité de l'obligation ne nous fussions ingérez de faire. Vouz entendez, Madame, qu'il ne y peut avoir dommaige et de combien la prompte publication en ce pays de Angleterre vous est utille et prouffitable, et, bien considérée, merveilleuse en ce tems, sans au préalable avoir eu seureté de ratification ne approbation quelconque.

Madame, voiant la demourée que pour le bien de ceste paix nous sommes contrains de faire par deçà, affin de éviter toutz inconvéniens, nous vous envoyons l'original du traictié de paix signé et scellé, ensemble du traictié des déprédations qui en dépend. Le traictié de l'obligation est devers le Cardinal, mais nous vous en envoyons autant. Nous vous eussions en grande dévotion et de bon cueur portez en noz personnes lesdictes pièces de telle et si grande importance qu'elles sont, et eîit esté nostre honneur de ainsy le faire ; mais la foy que nous avons donnée et promise à mondict seigneur le Cardinal et audict Conseil de Angleterre pour vostre service nous contrainct de demeurer en ce pays jusques ad ce que nous ayons rendu et fourny lesdictes ratifications et hémologations, selon nostre promesse ; dont il vous plaira nous excuser et décharger et tenir en vostre bonne grâce. A laquelle très humblement nous recommandons, et prions Nostre Seigneur vous donner très bonne vie et longue.

De More, le nie jour de septembre.

Vos très humbles et très obéissans subjectz et serviteurs.

Brinon, Joan Joachin.

3 septembre 1525.

Brinon à Robevtet.

Ar. Nat. J 965. 1.2.— Original.

Au dos : A Mons^, Monsi" d'Alluye et de Bury, conseiller du Roy et thrésaurier de France.

Monsr, par les deux lectres que nous escripvons à Madame et les pièces que nous vous envoyons, qui sont le traictié de paix, le traictié des déprédations, le traictié des obligations, le traictié du douaire de la royne Marie, l'article de Albanye, la forme de la

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publication de la paix, la miiuito accordée des ratifications et obligation de Madame, Testât du don de Mons' le cardinal d'Yorck, ung roolle des pensionnaires, cognoistrez tout ce que, avec la grâce de Dieu, nous avons faict depuis nostre dernière lectre. C'est que la paix est conclute, faicte et signée, et si sera mercredy prochain publiée, mais Mons'" de Vaulx et moy demeurerons ostaiges pour ce qu'il restera faire, qui sont lesdictes ratifications, obligations, émologations et le payement des deniers de ce premier terme. Qui fauldra en l'un ou en l'autre, oultre l'inconvénient en quoy l'on nous mectera sans l'avoir mérité, l'affaire de si grand importance fait et conduit avec une si grand peine se en ira du tout en ruyne. Vous y ferés donner ordre, si vous plaist, mais que ce soit partout en bonne diligence affin que nous soions levés de ce pays. Puisque l'affaire est mis à fin, nous pourrons faire service ailleurs. Il sera besoing de penser à envoyer ici ung ambassadeur et que ce soit ung homme saige et fort discret. Si pour ung an Mons"" de Senlis ou Mons>" de Langres pou voient prendre ceste paine, en ce temps où chascun se doibt exposer à faire service, il viendroit fort bien à propoz. Vous y penserez, si vous plaist, et en advertirez Madame, si vous le trouvez bon.

Je rescriptz à Mons^" le Chancelier ce qu'il semble debvoir estre fait quant aux Courtz souveraines. Et, quant ad ce qui est à faire par Madame, c'est chose accordée et signée, de laquelle il ne fault adjouster ne diminuer. 11 faudra ratification à part pour la qualification delà compréhension des Escossois, et ratification pour l'article concernant le duc de Albanye. De toutes lesquelles ratifications je vous envoyé la forme qu'il fault suivre, aultrement nous serions à recommancer. La suspeçon de ceste gent a esté cause de faire ung milier de redictes au traictié de l'obligation, et, quelque remonstrance et moquerie que nous ayons sceu faire, il ne a esté possible de leur lever de la fantasie ; tant y a que la substance ne en est point diversifiée.

Monsr, après me estre très humblement recommandé à vostre bonne grâce, je prie Dieu vous donner très bonne vie et longue.

A Arfel près More, le in^ jour de septembre.

Monsr, les gens de la royne Marie demandent grand argent pour les arréraiges de son douaire. Il scroit nécessaire de emander les derniers payemons et scavoir qui a levé les deniers depuis la guerre pour le contraindre à en vuider ses mains.

Vostre très humble serviteur.

Brinon.

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3 septembre 1525.

Jean-Joachim à Robertet.

Ar. Nat. J 965. 1, 3 (dans J 966). — Original.

Au dos : A Monsignor, mio Signore observantissimo, Monsignor d'Aluye et de Bury. — A la Corte.

Siû'nor mio observantissimo. Ringraciato sia Dvo, tanto s'è fatto che questa pace etconfedeivicione resta del tutto saldata et conclusa. Et tanto s'è operato che, non solo habiamo in nostra mano el trattato de quella signato et sigillato, quale liora a voy se manda, ma la solemne publicacione, a li afïari de Madama, si corne V. Signoria ultimamente me scripse, non poclio importante et profitabile, si farà mercuredi vi del présente et senza l'esser' preceduto, si come precedere dovea, et questo primo convenuto pagamento de denary et le accordate tante ratifficacione. Credy pur V. Sig"'' che Thavere ottenutto la detta publicacione non sia stato pocha ne pichola prova, atesa maximamente la qualità de li liomini inseme cum la dispoxicion del présente tempo.

Monsignor mio cancellero d'Alanzon et me, a causa de questo conseguito piacere et gracia, si dichiamo obligatissimi a Moni" reverendissimo Cardinale; et S. Sig"-' reverend^a^ oltra Taltri piaceri fatti, par' che de questo atto meriti de essere ben ringraciata da Madama. Resta nio ch'el predetto Monsignor Cancellero, hora più obside che ambasator', da la gracia de Madama et de l'ajuto de V. Sig"'^ senevadi bene et presto liberato, mediante la prompla expeditlione de le convenute et domandate obligacion et rattifficacione de Madama de li Signori principy, de le ville, de li Staty de Normania et de Linguadoch et de le corte de Parlamento, lequel le, inseme cum la soma de li™ vh'^ xxxxni scutti de sole, pagabili al vni d'ottobre, s'expetterano cum quel dexiderio che V. Sig''^ debbe pensare. Da me non voglio ne oserey parlar', poch' importando el caso mio quai sia, nientedimeno al servicio de Madama dedichato per exponerlo in ogni tempo et in ogni qualità de periculo prompte et presto al comandamento de Sua Maestà.

Per el conto a questa incluse V. Sig"'"» intenderà che si debbe a Mons>e Cardinale per li arreragi del vescovato de Tornay, per

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