‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 192 sur 225 · XXXVII. — 17 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

XXXVII. — 17 NOVEMBRE

sère pour le fait du douaire de la royne Marie, et s'en va bien content, comme vous entendrez par luy.

Messi's, Madame a entendu la venue devers elle de Mess" les ambassadeurs d'Angleterre qui viennent devers elle. A ceste cause, elle a envoie devers eulx pour les recueillir et conduire jusques icy et les faire honnorer et traicter sur le chemyn comme il appartient et qu'elle désire. Et désirant madicte Dame entendre oultre cela nouvelles de la bonne santé et prospérité du roy d'Angleterre et de Mons^ le Légat, elle dépeschera dedens troys ou quatre jours Monsi^ Douarty pour aller devers eulxavecques charge de leur faire entendre toutes choses. Cependant, j'ai bien voulu vous faire la présente et par icelles vous faire savoir que Madame fait très bonne chère.

Et, au demeurant, entendez que on fait la plus grande dilligence qu'il est possible de faire pour vous satisfaire de ce à quoy vous estes tenuz, vous advisant que Madame vous vouldroit icy, Monsr le Chancellier, et souvent vous y a désiré. Maiz, quant à vous, Mons^ de Vaulx, il fault que vous ne bougiez, et ainsy vous en prie le Roy, comme vous scaurez entendre par ce que mondit S"* Douarty vous portera.

Messes, après tout, vous me commanderez vos bons plaisirs pour les acomplir, me recommandant à vostre bonne grâce tant que je puis, priant Dieu, Messes, qu'il vous doint très bonne et longue vie.

De Lyon, ce vu® de novembre.

Je vous envoie ce qui m'est venu de Venize, que vous baillerez à son ambassadeur.

Votre humble serviteur.

ROBERTET

17 novembre 1525.

JRobertet à Brinon.

Ar. Nat. J 965, 4, 12 (dans J 966) ; Brewer, iv, 1770. — Original.

Au dos : Mess»"», MessJ's le chancellier d'Alençon et de Vaulx, conseilliers et ambassadeurs du Roy en Angleterre.

Messes, sachans qu'il fault tenir promesse et que ce qui a esté traicté, conclud et arresté par vous en Angleterre soit acomply et entièrement observé, on a fait depuis la conclusion des traietez toute la plus grande et extresme dilligence qu'il a esté possible de

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recouvrer les rattificacions, obligacions des princes et villes de ce royaume contenues audict traicté. Maiz entendez que, à cause des censures, il s'y est trouvé de la difficulté et longueur, tellement que jusques icy on n'a peu obtenir que la publicacion et approbacion des cours de Parlement de Paris et Rouen, et fault envoyer les traictez à Thoulouze et Bourdeaulx pour faire le semblable, ce qui se fait en toute diligence. On a recouvert les obligacions des princes et celles de ceste ville de Lyon et Thoulouze ; on est après les autres et s'i fait ce que l'on peut et fera; maiz entendez que Paris s'est très mal acquicté. Toutesfoys, je ne faitz point de doubte que le tout ne soit bien tost expédié et envoyé devers vous comme chose plus que nécessaire, et principallement ce second payement, qui est le principal. Sy vous voyez que cependant on vous doyve envoyer ce qui est en noz mains et qui est fait, mandez le et il ce fera; vous advisant que Madame n'a moindre voulonté de vous satisfaire à tout ce qu'il vous fault pour vous mectre en totalle liberté que vous avez. Car vous, Mons'' le Chancellier, luy faictes faulte et à toute la compaignie, de laquelle vous estes icy souvent désiré et souhaicté. Et, quant à vous, Mons^" de Vaulx, le Roy a escript et mandé à Madame qu'elle vous escripve que vous ne vueillez partir d'Angleterre encores pour quelque temps, et que, s'il est besoing oultre vostre demeure y envoyer quelque autre ambassadeur avecques vous et que Mons»" le cardinal d'Yort le trouvast bon, il se fera; maiz surtout le Roy désire que vous ne bougez, tant content et tant satisfait de vous et de voz services qu'il n'est possible de plus.

Mess^"», Madame a dépesché Monsr Douarty, gouverneur de Clermont, que vous congnoissez, par le commandement du Roy, pour de sa part et de celle de madicte Dame visiter le roy d'Angleterre son bon frère et Mons^' le Cardinal, comme vous entendrez par luy. 11 vous communicquera ses instructions et tout ce qu'il porte venu d'Espaigne, qu'il vous plaira veoir pour en faire entendre audit seigneur roy d'Angleterre et Cardinal ce que vous trouverez bon selon les termes et propoz qu'ilz vous en ont tenuz, et mesmement en ce qui peut toucher les offres que Madame la Duchesse a faictes pour la délivrance dudit Seigneur, laquelle n'a esté acceptée comme vous voyez. Il y a aussi les demandes faictes par l'Empereur, qui sont haultes, desraisonnables et telles qu'elles ne se povoient honnestement acepter. Par quoy, madicte Dame la Duchesse est partie d'avecques ledit Empereur sans riens faire et retournée devers le Roy pour le consoler, conforter et restaurer de

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