XXXVI. — 17 NOVEMBRE
ront jusques à la fin du monde ; et que plus est, la crue causée sur le premier payement des Anglois, non obstant l'impuissance et contredict du peuple, a esté levée^ non par forme de crue, mais myse avecques le corps de la taille, qui est bien monstrer évydament que on veult que le peuple le paye. Et, quant le tiers estât ne la pourra plus porter, comme jà il y est bien disposé, actendu les nécessitez qui croistront de jour en jour comme ilz ont faict par si-davant et qu'ilz en ont véhémente présumption, en tel cas où ledit tiers estât ne le peust payer, justement on devoit avoir recours à Testât de l'Esglise et de Noblesse en leur mectant devant les oieulx leur faict et obligacion.
Il est à noter pour conclusion que au mandement de Madame il y a deux motz qui implicquent contradission. Car il est dict que les trois Estatz se assembleront en la manière acoustumée et puis il dict après « ayans povoir » ; par quoy, par les raisons cy-devant dictes, les troys Estatz ainsi assemblez à la manière acoustumée n'ont aucun povoir et seroit requis du moins que Testât général de l'Esglise de Normandie assemblast pour passer ad hos fines procuration vallable, Testât de Noblesse en soy, et le tiers estât pareillement, et puis se assembler les troys Estatz ensemble et faire quid justum est.
17 novembre 1525.
Robertet à Brinon et à Jean Joachim.
Ar. Nat. J 965, 4, 24 (dans J 966). — Original.
Au dos : A Messes le chancellier d' Alençon et de Vaulx, conseilliers du Roy et ambassadeurs en Angleterre.
Mess", le commencement de ma lectre sera de vous asseurer de la bonne santé du Roy, qui se peut dire et tenir à chose miraculeuse et de Dieu et non d'autre procédée, car oncques homme sans totallement passer le pas ne se trouva en l'extrémité où il s'est trouvé. Dieu lui dointparfaicte convalescence, avecques longue vie et brief retour en son royaume; ce qu'on espère plus par le moyen et aide de son bon frère et amy le roy d'Angleterre et de Mons»" révérendissime Cardinal et Légat en Angleterre que de nulz aultres.
Messes, ce porteur, serviteur de Mons»" le duc de Sufîort, a esté entièrement dépesché de ce qu'il demandoit et qui luy estoit néces-