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arrivez icy. Je les ay fait honnorer et recueillir comme venans de la part du meilleur et principal amy et allyé que le Roy et le royaume ayent.
Messrs, pour fin de lectre vous me forez incontinent savoir de voz nouvelles et responce sur ce que je vous escriptz et vous me ferez plaisir. Priant Dieu qu'il vous ait en sa garde.
Escriptà Saint Just sur Lyon, le xxvi^e jour de novembre.
LOYSE. ROBERTET
28 novembre 152.5.
La même aux mêmes.
Ar. Nat. J 965, 4. 3 (dans J 966); Breweh iv, 1788. et Gayangos, m, 283. — Original.
Au dos : A Mess^^ les chancellier d'Alençon et de Vaulx, conseilliers du Roy et ambassadeurs en Angleterre.
Mons^ le Chancellier et vous Mons^ de Vaulx. Depuis mes autres lectres escriptes, j'ai souvent communiqué et fait communiquer avecques les ambassadeurs du roy d'Angleterre, et, après lesdictes communications, satisfait à ce dont ilz m'ont requiz': et, en ce faisant, passé la condampnacion devant le juge écclésiasticque pour l'obligacion des deniers accordez par le traictié, et depuis, en la grant esglise de Sainct Jehan de Lyon fait le serement de la paix en telle solempnité qu'elle le mérite. De quoy j'ay bien voullu vous advertir, pour autant que lesditz ambassadeurs escripvent et envoyent ung courrier devers ledit roy d'Angleterre pour luy faire entendre et à Mons^ le cardinal d'Yorct ce que dessus et la forme qui a esté tenue aux actes qui jusqu'icy ont esté faitz pour l'exécution des deppendences de ladicte paix. De quoy ilz se sont tenuz et tiennent trèz contens ; et seront encores plus quant ilz partiront, car on les traictera en toutes choses si bien, si honnestement et grandement qu'ilz auront cause d'en faire honnorable et bon rapport à leur retour.
Au demeurant, vous mectrez paine de tant faire qu'il plaise au roy d'Angleterre de prolonger le terme de satisfaire aux ratifTicacions qui encores ne sont recouvertes jusque au xv^e de février, sy faire se peult, sinon jusques au xv^e de janvier; que pendant icelluy on mectra paine de'recouvrer, et, ainsi que on les recouvrera, on les vous envoiera. Lesdits ambassadeurs, auxquelz j'en
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ay fait parler, en escripvent présentement, comme vous pourrez entendre. Vous advisant qu'il s'est trouvé à faire lesdictes ratificacions quelque difficulté, et mesmement parceulx de Paris, non des bons et grans personnages, maiz des marchans et menu peuple, le tout par faulte d'entendre ce qu'on leur demande.
Au reste, par ce que j'ay encores eu d'Espaigne le Roy fait très bonne chère et va de jour en jour en soy fortifiant, tenant ferme à ne voulloir riens bailler de terre, maiz bien honneste raençon d'argent, suyvant le bon conseil de mondit seigneur le cardinal d'Yort. De ce qui surviendra cy-après vous serez tousjours adverty. Priant Dieu, Mess""», qu'il vous ait en sa garde.
Escript à Saint Just sur Lyon, le xxvni™^ jour de novembre.
LOYSE. ROBERTET
26 novembre 1525.
Robertet aux mêmes.
Ar. Nat. J 965, 4, 20 (dans J 966). - Original.
Au dos : A Mess'"^ Mess^'s le chancellier d'Alençon et de Vaulx, conseilliers du Roy et de Madame.
Mess'"^, pour ce que Madame vous escript amplement, comme il vous plaira veoir, et aussy que dom André, porteur de cestes, vous saura bien dire, tant de l'arrivée icy de Mess^"s les ambassadeurs du roy d'Angleterre, de leur recueil, traictement, solempnité tenue au serment de la paix et autres actes qui ont esté faitz pour icelle, je ne vous feray longue lectre ; et aussy, Messi's, pour me trouver ung peu travaillé de quelque commancement de fièvre (1) je ne sauroys. Par quoy vostre plaisir sera m'en tenir pour excusé pour ceste foys.
Messes, je ne vous envoie point l'obligacion de la ville d'Amyens, pour ce que Mons^" de Brienne, qui l'a, la gardera et garde pour monstrer àceulx de Paris et de Rouen, qui ne veullent entendre ce que vault ladicte paix. Toustesfoys, après toutes difficultez, sy ne faitz-je point de double que ne passeront outre. Il y a quelques advocatz en théologie qui les tiennent en ceste oppinion où ilz en sont.
(1) Une lettre du 13 décembre (J 965, 4, 19) nous apprend qu'à cette date Robertet était encore « continuellement travaillé de sa colicque ».