‹ La politique extérieure de Louise de SavoieChapitre 204 sur 225 · XLV. — DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XLV. — DÉCEMBRE

pouvez assez entendre, sans autrement le vous escripre Madame a ordonné leur accorder ce qu'ilz demandoient, avec la promesse qu'ilz nous ont faicte, qui a esté mise par escript en lectre privée, qui ne les oblige en riens ; le tout consiste si ceulx de par delà vouldront garder Thonnesteté ou non. Qui sera fin, après m'estre recommandé de très bon cueur à vous, priant Dieu tous donner santé et longue vie.

A Sainct Just, le dernier jour de novembre.

Vostre bon frère et amy.

A., ar. de Sens, chancelier de France.

Décembre 1525.

Madame à l'écêque de Bat/eux.

B. N. ms. Dupuy 573, f" 1 et 4. — Brouillon original avec des corrections de la main de Robertet.

Au dos : Lectres missives de Madame à Mons^ de Bayeulx touchant la ligue d'Ytallye. A Lyon, décembre v^ xxv.

Mons"" de Bayeulx, j'ay receu voz lectres des xix et xx du passé, par lesquelles m'escripvez ce que avez fait avec la Seigneurie sur les instructions et pouvoirs que vous avoys envoiez pour conclurre la ligue et confédéracion entre nostre sainct Père, la Seigneurie de Venise et moy, afin de parvenir à une paix universelle et délivrance de mon seigneur et filz. Où vous estes tant bien acquicté qu'il n'est possible de mieulx; dont mondit seigneur et filz et moy vous en sommes tenuz et avons cause de nous contanter.

J'ay receu lectres de mon cousin le conte de Carpy touchant ledit afïaire ; qui m'escriptles difficultez sur lesquelles nostredit sainct Père se fonde, sans oblier celle de la seureté des quarente mille ducatz dont m'escripvez. Je luy faiz ample response sur le tout, et croy que, icelle veue, sa Saincteté se contantera. Je vous en envoyé le double, aflfin que soyés adverty de toutes choses pour les faire entendre à ladicte Seigneurie; et si y a plusieurs articles ausdictes lectres servans à ce que m'escripvez.

Au demeurant, quant à ce que m'escripvez, que là où le Pape [ne] vouldroit entrer en ladicte ligue, que la Seigneurie y pourroit entendre en baillant quelque chose davantage de ma part pour

Page 1